Perform an accurate search:

4806 results

DONATI Vitaliano

Della Storia Naturale Marina dell'Adriatico. Giuntavi una lettera del signor dottore Lionardo Sesler intorno ad un nuovo Genere di Piante Terrestri

In Venezia Appresso Francesco Storti 1750 in-4 veau moucheté, dos à nerfs orné [Rel. de l'époque], restaurée

4 ff.n.ch., LXXXI pp., 10 planches hors texte.Pritzel 2370. Cat. Jussieu 1858, n° 419. Cat. Jussieu 1936, n° 56. Édition originale. Antoine-Laurent de Jussieu, célèbre botaniste [1748-1836], laissa entre autres le "Genera Plantarum", un des plus importants ouvrages de botanique. Cf. En français dans le texte, 185

NARDI Luigi

Porcus troianus o sia la porchetta. Cicalata ne le nozze di messer Carlo Ridolfi con Madonna Rosa Spina

Arimino Dai tipi Albertiniani 1813 in-4 br., couv. factice en papier peint

4 ff.n.ch., 34 pp., 10 ff.n.ch.Westbury, "Handlist of Italian cookery books", pp. 157-158.Première édition très rare de cet écrit chantant les louanges du cochon de lait roti. La "porchetta" est une préparation qui fait encore aujourd'hui les délices des vrais Romains…

BRESSIEU Maurice

Oratio ad Sixtvm V. Pont. Opt. Max. Romæ in aula Regum habita 11. Die Septemb. M. D. LXXXVI. cvm illvstrissimvs princeps Franciscvs Lvxembvrgvs, Dux Pinei, Par Franciæ, & vtriusque ordinis Eques Torquatus, Eidem summo Pontifici obedientiam Regis nomine, à quo legatus erat, præstaret

Romæ Ex Typographia Bartholomaei Grassii 1586 in-4 de 8 ff.n.ch. cartonnage moderne, non rogné

Adams B2821. NUC: 1 seul exemplaire. Édition originale de toute rareté. Le mathématicien Maurice Bressieu (1546-1617) fut nommé en 1576 titulaire de la chaire de mathématiques fondée par Ramus au Collège de France. Il était lié avec Ronsard et avec le Président de Thou dont il fut le professeur. En 1586, à la mort d'Antoine Muret, il obtint le poste d'Orateur du Roi à Rome et accompagna dans cette ville François de Luxembourg, ambassadeur du roi de France Henri III.Le présent discours fut prononcé par Bressieu devant le pape Sixte-Quint, le 11 Septembre 1586. Il traite des problèmes politiques du temps et des conflits armés, notamment ceux avec les Turcs. Séduit par son éloquence, le Pape nomma Bressieu intendant de la Bibliothèque Vaticane, charge qui lui fut confirmée par Clément VIII. Belle édition ornée des armes pontificales au titre.Au bas du titre, ex-dono manuscrit, daté de Rome, le 23 septembre 1586 - soit très peu de jour après la publication de ce discours - de la part d'un religieux du nom de Francisco Suarez (il ne peut s'agir du célèbre théologien jésuite du même nom qui était parti de Rome l'année précédente pour aller enseigner à Alcala)

INDES - ILE DE FRANCE - ILE BOURBON

"Mémoire sur l'Inde dans lequel on examine les raports politiques de la France avec l'Angleterre". Manuscrit de la fin du XVIIIe siècle

1 vol. in-4 (23 x 30 cm.) de 116 ff. veau marbré, dos orné, pièce de titre: "Mémoire s. l'île de France" [Rel. de l'époque]

Provient des archives de Jean Law de Lauriston, gouverneur de Pondichéry et des comptoirs français des Indes de 1764 à 1777.Texte original, dans son premier état, comportant de nombreuses corrections et modifications, avec de multiples passages et pages biffés que l'on ne retrouve plus dans les deux versions définitives: "Mémoire sur l'Inde dans lequel on examine les divers empires de cette contrée ; quelle est leur politique et le cas qu'on en doit faire, quelle a été l'utilité des isles de France et de Bourbon pendant les trois dernières guerres de 1744, 1756 et 1778" (Bibliothèque nationale, Manuscrits, Fonds français, 12094 et 12095.Comprend trois parties et un résumé:- 1. Quelle est, d'après les événements des trois dernières guerres, l'utilité politique de l'île de France ? (ff. 9-16).- 2. Le gouvernement doit-il s'occuper à la fois d'un projet offensif à l'isle de France et d'un autre défensif à Pondichéry ? et à laquelle de ces deux possessions doit-on donner la préférence pour en être le chef-lieu ? (ff. 16-80).- 3. Quels moyens doit-on employer pour la défense de l'isle de France et y rassembler des moyens d'attaque pour l'Inde ? (ff. 80-113). Résumé (ff. 113-116).Rédaction effectuée entre la fin de 1783, après le traité de Versailles et le début de 1785, date de création d'un gouvernement général de l'Inde ayant son siège à l'île de France. Corrections et établissement du texte définitif en 1787 ou 1788, après la révolution des Pays Bas et la tension entre la France et l'Angleterre.L'intérêt de ce manuscrit est multiple. Il présente tout d'abord un tableau politique de l'Inde, de ses États et de la situation respective des nations européennes: Grande-Bretagne, France, Portugal, Hollande, Danemark. Il met ensuite en valeur la position stratégique de l'Ile de France, en formulant des propositions qui se révéleront des principes pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire dans l'Océan indien.On peut attribuer ce mémoire à Jean Law de Lauriston, grand spécialiste des question indiennes à la fin du XVIIIe siècle. Ils présente, en effet, beaucoup d'analogies avec son État politique de l'Inde en 1777, publié par A. Martineau en 1913. Les corrections et les modifications sont, en tout cas, de sa main.Extraits:- (f. 14 recto) "Le commandeur de Suffren arrive à l'isle de France peu de tems après le retour de M. d'Orves. Tous ses vaisseaux, ainsi que ceux de M. de Suffren, avoient besoin de réparations et l'on y pourvut avec une célérité dont l'exemple, pour être très rare au Port Louis, n'est cependant pas inimitable".- (f. 79 recto) "La prévention que l'on a contre les relâches à l'isle de France par les frais exorbitans qu'elles ont occasionnés ont, sans doute, inspiré la première idée mais nous répétons que les abus sont indépendants des lieux. Un commandant sévère, un administrateur vigilant les feront disparaître et nous dispenseront de porter chez les étrangers l'argent que dépensent nos vaisseaux pour leur réparations…" (Passage biffé).- (f. 114 verso) "Mais n'épouvantons pas les Indiens par la fureur des grandes possessions territoriales ; qu'ils ne soient plus occupés à se défendre contre des étrangers qui parcourent une partie du globe pour venir se disputer leurs dépouilles. Soyons les arbîtres des différends au lieu d'avoir besoin de les exciter pour maintenir nos conquêtes ou arrêter celles de nos ennemis".Document inédit d'une valeur historique exceptionnelle

LASSAIGNE ET FENEUILLE

Mémoire sur un nouvel alcali (la Delphine), trouvé dans la Staphisaigre (Delphinium Staphisagria)

[Paris] De l'imprimerie de Feugueray [vers 1828] in-8 de 16 pp. avec faux-titre et titre de départ dérel

Voir André-Pontier, "Histoire de la pharmacie", p. XI, et la longue notice consacrée à la "Delphine" par le grand Larousse. Édition originale. Rare extrait des "Annales de Chimie et de Physique"

JOLY N.

J.-A. Gleizes et le régime des herbes. Etude biographique, littéraire et physiologique

Toulouse Imprimerie de A. Chauvin 1856 in-8 de 22 pp. avec simple titre de départ br., couv. jaune impr., mouill. claires

Rare tiré à part de la "Revue de l'Académie de Toulouse". Le titre de départ porte: "Lettres sur la zoologie et la physiologie. Gleizes (Jean Antoine) et le régime des herbes. Etude biographique, littéraire et physiologique". Le texte de cette notice était destiné à la grande biographie Michaud.Biographie de J.-A. Gleizes [Dourgne, dans le Tarn, 1773 - 1843], l'un des premiers végétariens "idéologues", qui a exposé ses théories dans les 3 volumes de sa Thalysie

ARCET Jean-Pierre-Joseph d'

Note relative à l'extraction de la gélatine des os de la viande de boucherie, et à son emploi, en grand et pendant toute une annrée, dans le régime alimentaire de l'hôpital Saint-Louis. Par M. D'Arcet. Extrait du "Recueil industriel… et des Beaux-Arts", publié par M. de Moléon

S.l. Impr. d'Everat [v. 1831] in-8 de 13 pp. avec simple titre de départ br., couv. jaune muette, conservé dans un étui-chemise de papier vert, dos de chagrin noir

Édition originale. Extrait du "Recueil industriel, Manufacturier (…) et des Beaux-Arts", publié par M. de Moléon.Jean-Pierre-Joseph d'Arcet (1777-1844), chimiste et fils de chimiste, vérificateur général des essais des monnaies en 1807, examinateur des alliages de la colonne Vendôme en 1811, installateur des bains et appareils de fumigation de l'hôpital Saint-Louis, s'adonna avec ferveur aux recherches sur la santé et l'hygiène publique, celle des travailleurs notamment."Il pratiqua l'extraction en grand de la gélatine des os, dans le but de l'utiliser plus tard à l'alimentation, mais cette utilisation fut sérieusement discutée par ses collègues de l'Académie des sciences, ce qui éloigna quelque peu d'Arcet de ce corps savant (…) D'Arcet est l'inventeur des pastilles de bicarbonate de soude, dites de Vichy, et de la poudre à coller les vins, dite poudre de Jullien". Cf. Dict. de biogr. française.Envoi sur la couverture: "Mr. Darcet à Mr. de Feroin, le 5 mai 1831"

INDE FRANCAISE - LA SALLE MARIHAURE Jean-Baptiste

Liste des escadres françoise et angloise, venuës dans l'Inde, depuis la déclaration de cette presente Guerre de 1756. Sçavoir Premiere Escadre françoise venuë à Pondichery le 8 sep.bre 1757. Seconde escadre, etc… - Manuscrit autographe

[Pondichéry S.d. (mai ou juin 1760)] 2 ff. in-folio soigneusement écrits à l'encre

Passionnant document sur l'histoire navale dans l'Inde française au milieu du XVIIIe siècle, avec des détails sur les vaisseaux et les batailles navales devant Pondichéry.L'auteur a pris soin de noter, d'après ses observations, le nom de chaque bâtiment, celui des capitaines, le nombre et la puissance des canons, l'importance des équipages. Il a également consigné les événements importants qui se sont déroulés pendant la présence des escadres anglaises et françaises en 1757-1760. Par exemple, pour le seconde escadre française arrivée à Pondichéry le 28 avril 1758, il écrit: "L'escadre a restée par le travers de Guadelour pour en former le blocus, mais le lendemain 29 avril l'escadre angloise a parüe qui a livrée combat à la nôtre. Le combat a commencé à 2h1/2 de l'après midy et a fini a 5 heures. On a commencé le branle par le travers de Pondichery et on l'a fini aux environs de d'Alamparvé…" Quand il le peut, La Salle Marihaure décrit les événements tels qu'il les a vus, ou d'après les renseignements qu'il a pu recueillir lorsqu'il n'était pas présent. Il donne en particulier des informations sur les conditions des combats, les escales et les mouvements des escadres. Il termine son manuscrit par la "liste des vaisseaux de guerre anglois formant l'escadre qui est à Guadelour mouillée, à l'exception de trois vaisseaux de guerre qui sont par le travers de notre rade de Pondichery et cela depuis la fin du mois d'avril 1760".Jean-Baptiste de La Salle Marihaure [Paris 1733 - Pondichéry 1784], capitaine d'infanterie, était aide-major d'artillerie dans l'armée de l'Inde.Document très bien conservé

ASSEMBLEE

Assemblée publique de la Société Royale des Sciences, tenue dans la Grande Salle de l'Hôtel de cette Société, en présence des États de la Province de Languedoc, le 28 Décembre 1779

Montpellier Jean Martel Ainé 1780 in-4 de 116 pp., avec 1 planche et 2 tableaux repliés hors-texte dérel

Recueil de mémoires lus à l'Assemblée.- Mémoire sur des Leucoma ou Tayes des Yeux, avec aveuglement, guéris par l'application de l'huile de noix. Par M. Gouam.- Observation sur un Oiseau d'Abissinie, nommé le Worabée. Par M. le Baron de Fougères, avec 1 planche contenant 2 figures.- Mémoire sur la Régénération des Os plats. Par M. Vigarous.- Observations sur les Naissances, les Mariages & les Morts, dans la Ville e Montpellier, pendant les années 1778 & 1779. Par M. Mourgue, avec 2 grands tableaux repliés hors texte.- Mémoire sur l'avantage qu'il y auroit à substituer le Lait des animaux à celui de la femme, pour nourrir les enfans trouvés. Par M.. H.L. Brun, Docteur en Médecine.- Mémoire sur la cause éléctrique des Tremblemens de Terre. Par M. L'Abbé Bertholon.- Mémoire sur la nature & la circulation de l'Air dans les travaux des Mines. Par M. de Genssane Fils - Eloge de M. de Linné

BEAUCHASTEAU F.-M. Chastelet, dit de

La lyre du ieune Apollon, ou la Muse naissante du Petit de Beauchasteau. Dédiée au Roy

Paris Charles de Sercy et Guillaume de Luynes 1657 2 parties en 1 vol. in-4 bas. brune, dos à nerfs, orné, pièce de titre de maroquin rouge, roul. sur les coupes, tr. mouch. [Rel. anc.], rest., qq. défauts sans gravité

1) Titre gravé, titre imprimé rouge et noir, 6 ff.n.ch. pour l'épître au roi, la préface de Maynard, l'adresse au lecteur et, au verso de cette dernière, la vignette à mi-page avec un quatrain de Gilbert ; 36 ff.n.ch. pour "L'approbation des Muses", 1 faux-titre, 12 pp., 1 f. mal ch. et 3 ff.n.ch., pp. 13-20, 4 ff.n.ch., pp. 21 à 262. Illustré de 14 portraits gravés hors texte. - 2) 4 ff.n.ch. pour le faux-titre, la dédicace à Mazarin et le sonnet, 127 pp. La p. 3-4 est en double ; il y a 4 ff.n.ch., un avant la p. 3, un autre avant la p. 5 et deux avant la p. 13. Illustré de 13 portraits gravés hors texte.Brunet I, 715. Lachèvre II, 121 et 655. Nourry, "Poètes français", 221. Edition originale de ce recueil poétique fort curieux.Il contient les œuvres d'un poète-enfant du Grand Siècle, célèbre pour avoir fait publier ses vers à l'âge de huit ans. Le volume est illustré de 27 portraits gravés par Jean Frosne, représentant les personnalités du monde politique, ecclésiastique et littéraire de l'époque, dont les poèmes du "Petit de Beauchasteau" chantent bien évidemment les louanges.Notre exemplaire est l'un des rares complets des 27 portraits: Brunet ne mentionne que 22 portraits, le NUC 23, et Lachèvre entre 25 et 27 selon les exemplaires. D'après Brunet, ces portraits contribuèrent à donner "quelque prix" à cet ouvrage.L'intérêt du volume est accru du fait qu'il renferme, dans les feuillets liminaires de la première partie, un recueil collectif en l'honneur du très jeune poète. On y trouve 72 pièces françaises et 6 pièces grecques, latines et italiennes. Parmi les 54 auteurs, qui tous ont signés leurs vers: Beys, Boisrobert, G. etC. Colletet, Linières, Scarron, Le Clerc, Le Brun, Quinot, Chauveau, Rocoles, etc.Ce Minou Drouet du Grand Siècle s'appelait en fait François Mathieu Chastellet (baptisé le 5 mai 1645) ; il était fils d'un acteur de l'Hôtel de Bourgogne. Après avoir publié son recueil (8 avril 1657), qui lui valut d'être reçu à la cour, Beauchasteau voyagea en Angleterre (1658 et 1659) où Cromwell l'accueillit, cherchant à le retenir. Il partit en 1661 pour la Perse, et où l'on perd définitivement la trace de ce génie précoce. L'authenticité de son recueil est controversée: Lachèvre et Brunet l'admettent, tandis que Mongrédien, sur une assertion de Boileau, conclut à une supercherie. C'est en tout cas un témoignage passionnant sur l'art de versifier au XVIIe siècle, un prodigieux réservoir de rhétorique baroque. Cf. Grente, "Dict. des lettres fr. du XVIIe s.", p. 638, et la nouvelle édition, p. 124-125

SENAMAUD J.

Deux heures en ballon. Ascension de l'aérostat à gaz La Gironde. Voyage aérien et nocturne effectué le 4 juin 1876 de Bordeaux à Sallebœuf

Bordeaux Lacoste 1876 in-8 de 8 pp. br., couv. grise imprimée

Brockett, 11053. Tissandier, p. 35. Pas dans Gamble. Rare.L'ouvrage est dédié à M. José-Javier de Colmenarès.Très bel exemplaire en condition d'origine

LA SAGRA Ramon de

Album d'oiseaux de l'île de Cuba réunis pendant le voyage de M. Ramon de la Sagra

Paris Impr. et lithogr. de Maulde et Renou 1842 in-folio chagrin bleu nuit, filets dorés et à froid et large décor de motifs dorés encadrant les plats, armes dorées au centre du premier, monogramme doré au centre du second, dos lisse orné de motifs dorés, tranches dorées, encadrement intérieur de motifs dorés, [Rel. de l'époque], lég. rest., manque le f. de table et une planche

1 f.n.ch., 32 planches numérotées 33 (un bis). La couverture de livraison fait office de titre. Ce volume est vendu comme un album, le texte et une planche sont absents.Sabin, 74922. Nissen, 697. Ronsil, 2223. Anker, 383.Superbe album ornithologique de 32 planches (sur 33) d'oiseaux par Traviès et Prêtre, gravées sur cuivre par Annedouche, Fournier, Guyard, Massard, Pardinel, aquarellées à la main et en partie gommées pour l'Histoire physique, politique et naturelle de l'île de Cuba, parue chez Arthus Bertrand de 1838 à 1857. Il manque la dernière planche dont Ronsil dit: "la planche XXXII n'est pas mentionnée dans la table des planches et manque à beaucoup d'exemplaires.""Ramon de la Sagra took a large collection from Cuba to Paris, where several scientists worked on them, among others Alcide d'Orbigny, who described not only the birds" (Anker).Superbe exemplaire du roi des Belges, Léopold Ier de Belgie (1790-1865), relié à ses armes surmontées de son monogramme et avec le monogramme de sa femme, Louise-Marie d'Orléans, fille du roi Louis-Philippe, au second plat

CUVIER & DUMÉRIL

Extrait du rapport fait à l'Academie Royale des Sciences sur le mémoire presenté par MM. Audouin et Milne Edwards dans la séance du 29 septembre 1828, et lu dans celle du 8 octobre

[Paris] Imprimerie de C. Thuau s.d. (vers 1828) in-8 de 3 pp. dérelié

Tire à part.À la suite: AUDOIN et MILNE EDWARDS. Résumé des recherches sur les animaux sans vertèbres faites aux Iles Chausey. [Paris, Thuau, 1828]. 15 pp. Extrait des "Annales des Sciences naturelles", septembre 1828

ORLANDI Francesco

Ragguaglio del viaggio aereo eseguito partendo da Bologna il giorno 7 settembre 1825

Bologne [Prandi] 1825 in-8 de 13 pp. et 1 f. bl. cartonnage de l'époque, papier à la colle bleu, infimes rouss

Boffito, p. 320. Manque à la Bnf. A échappé à Brockett, ainsi qu'à Gamble (History of aeronautics) et Tissandier.Rare relation d'un voyage aérostatique.Mention manuscrite de l'époque à la fin "sorti li 20 7bre" (?).Bel exemplaire

TARTARIE - WITSEN Nicolas

Tartarie septentrionale et orientale. Manuscrit.

S.l.n.d. [début XVIIIe siècle] in-fol. sous une chemise titrée postérieurement "Nouveau voyage en Tartarie"

46 pp. 1/4.Très intéressante collation d'extraits de récits de voyages et d'explorations en mer du Japon et sur les côtes de la Tartarie, au XVIe et XVIIe siècles, se référant en grande partie aux travaux du géographe hollandais Nicolas Witsen (1641-1717).L'auteur de ce manuscrit a traduit et commenté de larges extraits de l'ouvrage de Witsen, Noord en Oost Tartarye (dont l'édition originale parut en 1692). Il exploite également les récits et les lettres de Jésuites, de membres de la Compagnie des Indes, ou de navigateurs comme Martin VRIES, J.H. van LINSCHOOTEN ou Willem BARENTZ pour dresser l'état de lieux alors peu connus de cette région du monde, à la recherche du passage du Nord-Est. Il est question de diverses explorations dans les îles du Nord (Jesso, Terre de la Compagnie) et des populations rencontrées lors de ces navigations. Les hypothèses sur la véritable configuration de ces endroits se succèdent. On parle d'un grand pays à l'Est du Japon, on ne sait pas exactement si les terres relevées au Nord correspondent à des îles ou sont rattachées au continent. L'existence d'un passage entre l'Asie et l'Amérique est sujet à toutes sortes de conjectures, les voyageurs se heurtant aux difficultés climatiques et rapportant des indications géographiques contradictoires et floues. Ce n'est qu'au milieu du XVIIIe siècle avec les explorations du danois Vitus Bering (qui donnera son nom au détroit) puis de James Cook que les relevés et les cartes de cette région se feront plus précises

L'AIGNEL Jean-Baptiste-Jacques

L'Élite des loix commerciales, Depuis la découverte du Nouveau-Monde ou de l'Amérique en 1492, jusqu'à la convocation des États-Généraux de la France en 1789; Avec des suppressions, corrections et additions proposées pour une Législation nouvelle, populaire et uniforme: Le tout rédigé en Sommaires alphabétiques… Préfaces

Le Havre - Montivilliers Chez l'Auteur et chez Patry 1786-1797 21 plaquettes en un vol. in-4 veau blond marbré, plats encadrés d'une roulette à froid, dos à 5 nerfs orné de fleurettes dorées, pièces de titre de maroquin noir, frise dorée sur les coupes, tranches rouges [Rel. de l'époque], petits travaux de vers dans la marge inférieure de la dernière partie du volume

Recueil de rarissimes prospectus, préfaces, prolégomènes, appendices à un monumental ouvrage de philosophie politique et économique de l'avocat havrais J.-B.-J. L'Aignel (1741-1806), ancien maire du Havre. Il était prévu pour être publié en plusieurs volumes mais la maladie empêcha l'auteur de mener cette œuvre à terme.Imprimées au Havre ou à Montivilliers, non loin, ces pièces étaient destinées à être débitées séparément et elles ont été très rarement conservées (Frère n'en connaissait que 3). C'est l'auteur lui-même qui les a réunies dans le présent exemplaire qui est un des deux plus complets avec celui que conserve la Bibliothèque municipale du Havre (avec un contenu légèrement différent toutefois):1) Souscriptions proposées au public par le jurisconsulte L'Aignel,… Pour ses deux Ouvrages intitulés: le premier, les Loix commerciales: le deuxième, la France commerçante. 1er Avril 1797. 4 pp.2) Loix commerciales et France commerçante. Adresse Aux deux Conseils du Corps Législatif. 1er Avril 1797. 12 pp. (Lechevalier, Biblio. arr. du Havre, 4698)3) Discours historique sur le commerce (par Savary). 44 pp. (Lechevalier 4699)4) Discours sur la navigation (par L'Aignel). 71 pp. (Lechevalier 4697)5) Les Phares de Normandie et du Havre, Allumés à l'avénement de Louis XVI (par L'Aignel) ; Ode… Présentée à Sa Majesté étant aux Phares du Havre, le 28 Juin 1786. 8 pp. (Frère II 133, Lechevalier 1496)6) Les Livres XX, XXI & XXII, de l'Esprit des Loix Par Montesquieu: Relatifs au Commerce, Considéré comme une des bases de l'Ordre Social. Montivilliers, Imprimerie des Administrations municipales, s.d. 112 et 6 pp. (Lechevalier 4700)7) Analyse satyrique de l'Esprit des loix Par M. de Bonneval. 1 f.n.ch.8) L'Ordre Social. Prospectus. - L'Ordre Social, Propre à tout Gouvernement quelqu'il soit, républicain ou Monarchique ; distribué en neuf Législations proposées: précédé de l'Examen des loix hébraïques, romaines, françaises, et autres, tant anciennes que modernes… Par le Jurisconsulte l'Aignel,… Au Havre, Chez l'Auteur, de l'imprimerie de Patry, (1795). 1 f.n.ch. et 27 pp. (Frère II 134, Lechevalier 4690: autre éd. en 24 pp. ?)9) La Confédération générale de l'Europe: ou Extrait du projet de paix perpétuelle de l'abbé de Saint-Pierre. Montivilliers, de l'Imprimerie du District (vers 1796). 15 pp. (Lechevalier 4700 (2))10) L'Ordre social, propre à tout gouvernement, Et distribué en neuf Législations …Par le Jurisconsulte l'Aignel,… S.l., (1795). 4 pp.11) Les Pairies populaires et leurs assemblées Proposées par le Jurisconsulte l'Aignel… S.l., (1796). 20 pp. (Lechevalier 4696)12) Le Comice patriotique et universel. Au Havre, de l'Impr. de Le Picquier, (vers 1795). 23 pp. (Frère II 134, Lechevalier 4693)13) Les Hospices, Ci-devant dits Hôpitaux, Aumôneries, Maladreries, Léproseries, Hôtels ou Maisons-Dieu. S.l. (vers 1795). 32 pp. (Lechevalier 4695: autre éd. en 32 pp. ?)14) Les Tributs directs et fixés. Observation préliminaire. Au Havre, de l'Impr. de Le Picquier (vers 1795). 27 pp. (Lechevalier 4694)15) L'Appendice de la France commerçante en 1789 Par le Jurisconsulte l'Aignel… Au Havre, chez l'Auteur, de l'Imprimerie de Patry, (1796). 2 ff.n.ch., 4 pp.16) Le Spectacle de la France, lors de la convocation des États Généaux en 1789. S.l., (1796). xij pp.17) Remarques particulières sur le gouvernement français Par le Président Hénault. Montivilliers, de l'Imprimerie des Administrations municipales, (vers 1795-1796). 54 pp. (Lechevalier 4700 (3))18) Histoire sommaire du droit français Par Gabriel Argou,… Montivilliers, de l'Imprimerie du Disctrict, (vers 1795-1796). 56 pp. (Lechevalier 4700 (4))19) Le Spectacle de la France, lors de la convocation des États Généraux en 1789. S.l. (vers 1795). 107 pp. (Lechevalier 4688)20) Commerce général de la France en 1789 S.l.n.d. 23 pp. (Lechevalier 4691)21) Salines et sel, Particulièrement en France S.l.n.d. 44 pp. (Lechevalier 4692)L'Aignel a pris soin de coller à la première garde un f. imprimé in-8 contenant 2 de ses poèmes en l'honneur du Premier Consul et de Joséphine lors de leur visite officielle au Havre le 15 Brumaire an 11 (6 novembre 1802). Le présent exemplaire est resté dans la famille de l'auteur jusqu'au moment où son petit-fils René, avocat au Havre comme lui, en fit cadeau le 6 novembre 1882 à un nommé E. Seguin, comme en fait la mention au crayon au contre-plat

MYL Abraham van der

De Origine animalium, et migratione populorum, Scriptum Abrahami Milii. Ubi, quomodo quaque via Homines cæteraque Animalia Terrestria provenerint; & post Deluvium in omnes Orbis terrarum partes & regiones: Asiam, Europam, Africam, utramque Americam, & Terram Australem, sive Magellanicam, pervenerint

« Genevæ » (i.e. Pays-Bas) « Apud Petrum Columesium » (fausse adresse « marque à la sphère ») 1667 in-12 de 68 pp. et 2 ff. bl. parchemin souple marbré à décor doré, encadrement des plats d'un filet bordé de roulettes, dos lisse orné de frises, pièce de titre de papier beige [Rel. de l'époque], manque aux deux coins supérieurs, tranches rouges

Sabin, 48982. Alden, 667/100. Palau, 169293.Édition originale de ce curieux traité sur l'origine des animaux et la migration des peuples, publié après la mort de son auteur, le pasteur hollandais Abraham Van der Myl (1563-1637). S'étant intéressé aux espèces animales vivant sur le sol américain, il observe que la majorité ne sont pas représentées dans le reste du monde. Mêlant science et religion, il en déduit que Dieu a créé toutes les espèces au même moment maist séparément, chacune d'elles dans sa propre région du monde. En revanche, pour lui, le continent américain était désert avant le Déluge et ne fut habité que par les descendants de Noé.Relié à la suite, comme souvent, et vraisemblablement publié au même moment, l'ouvrage suivant qui traite d'un sujet connexe:- [KIRCHMAYER (Georg Kaspar)]. De Dilvvii universalitate dissertatio prolusoria. Même adresse et même date que ci-dessus. 4 ff.n.ch. (prem. bl.), 109 pp., 1 f. bl.L'auteur, le chimiste et érudit allemand G.-K. Kirchmayer (1635-1700), soutient que le Déluge concerna toute la terre et non pas seulement l'Asie mineure et le Moyen Orient

JOLY Nicolas

Sériciculture. Nouveau moyen proposé par le professeur Emilio Cornalia, pour distinguer à coup sûr la bonne graine de vers à soie de la mauvaise; réflexions à ce sujet

Toulouse Charles Douladoure 1860 plaquette gr. in-12 de 15 pp. br., couv. muette

Tiré à part du Journal d'agriculture pratique et d'économie rurale pour le Midi de la France.Les réflexions de Joly sur cette découverte capitale sont suivie de la traduction par ses soins de la notice d'Emilio Cornalia, où il ne cache pas l'admiration qu'il porte à son travail

JOLY Nicolas

Etablissement d'un nouveau genre tératologique, pour lequel l'auteur propose le nom de Rhinodyme. [Suivi de:] Sur une nouvelle espèce d'Haematozoaire du genre Filaria

Toulouse Douladoure s.d. (vers 1860) 2 ouvrages en une plaquette in-8 brochés, couv. orange muette

6 pp., 1 f.n.ch. et 1 planche h. t. dessinée par N. Lemire et lithographiée ; 14 pp. et 1 f. n. ch.Extraits des Mémoires de l'Académie des Sciences de Toulouse

JOLY N.

Liste des ouvrages, mémoires, dissertations, etc., publiés par M. N. Joly

Toulouse J.-M. Douladoure 1849 gr. in-12 de 7 pp. br., couverture muette verte

(Lorenz 1840-1865)Bibliographie des ouvrages de Nicolas Joly (1812-1885), couvrant les années 1835-1849. Il fut docteur en médecine (1851), professeur de zoologie à la faculté des sciences de Toulouse (jusqu'en 1871) et membre de l'Académie des sciences (section anatomie)

LOCHE

Précis sur le nouveau traitement des maladies des yeux…

Londres et Paris Chez l'Auteur 1783 in-8 de 63 pp. maroquin rouge à décor doré, plats à encadrement d'un triple filet, au centre fer aux armes surmonté d'un phylactère à la devise « IN HOC SIGNO VINCES PIUS FIDEL. », dos lisse orné de fleurettes dorées entre les faux-nerfs, pièce de titre de maroquin vert, roulettes sur les chasses, filet sur les coupes, tranches dorées [Rel. de l'époque]

Conlon 83:1364.Édition originale de ce petit manuel composé par un marchand de Verneuil-sur-Avre devenu « chirurgien-oculiste privilégié du Roi » pour avoir inventé un traitement souverain pour les yeux, à base d'une « eau ophtalmique » de sa composition dont les effets étaient merveilleux. Ce dont font foi 91 témoignages de patients réunis à la fin, certifiant de l'excellence du traitement de M. Loche.Bel exemplaire relié en maroquin aux armes et à la devise d'un membre de la famille normande Jouenne d'Esgrigny (inconnu à Olivier).Au verso de la deuxième garde, mention manuscrite de l'époque: « D'après les recherches que j'ay faites à Paris pour avoir de cette eau, on m'a assuré qu'il n'entroit dans sa composition que de la sulfatte de zinc dans la proportion d'une once pour une pinte d'eau. [Signé:] Brore (?) »

LIBAN

25 lettres autographes signées de Henry de Toustain, 1841-1843, à sa famille

80 pages in-4 ou in-8, quelques adresses et marques postales fentes de désinfec., conservé dans une boîte moderne demi-perc. noire, pièce de titre noire

Intéressante correspondance d’un jeune officier de marine en poste sur les côtes de Syrie.A Brest, Toustain se prépare à embarquer sur la corvette "La Créole" commandée par son oncle Auguste qui, après un passage à Toulon, doit aller prendre le commandement de la station du Levant. Au mois d’août 1841, la corvette est basée au quartier général de Beyrouth. Toustain a alors déjà visité une grande partie de la Palestine « et la fameuse Jérusalem » où il a accompagné le consul de France de Damas qui allait en mission à Jaffa. Résolu « de tout voir et de bien voir », il a visité et prié dans tous les lieux saints. Avec une escorte d’Arabes voleurs, il a traversé les montages de Judée et le désert de Jéricho jusqu’à la Mer Morte. Il a également vu Tripoli. "La Créole" a ensuite accompagné l’amiral de Susse jusque dans le canal de Chypre. Toustain aime faire des excursions à cheval mais en octobre cela est plus difficile car « les Druses et les Maronites se font une guerre acharnée » dans les montagnes du Liban. Il craint que "La Créole" ne garde indéfiniment la station de Syrie. Ses distractions sont toujours la lecture, les promenades à cheval et quelques visites. Il rapporte un incident entre un officier français et des soldats turcs. Le 5 juillet 1842, il vient d’achever « un des voyages les plus intéressants que l’on puisse faire en Syrie. J’ai traversé tout le Liban et l’anti-Liban et j’ai été passer 8 jours à Damas, une des plus belles villes d’Orient. […] les intérieurs des maisons y sont d’un luxe digne des contes des mille et une nuits, et puis ce mouvement d’Arabes, de caravanes, de chevaux magnifiques, etc. tout cela éblouit […] Je me débrouille assez bien en arabe et je voyage comme un véritable arabe, accompagné d’une espèce de bédouin qui soigne ma jument en route »… En août, la rade de Beyrouth reçoit à nouveau la flotte de l’amiral de Susse: « sous sa coupe immédiate, il faut un peu ralentir l’ardeur des excursions, et se contenter pour le moment des promenades de Beyrouth, et cela en strict uniforme, ce qui les rend moins agréables ». Il va repartir pour Damas où se trouvera toute la caravane de la Mecque, « c’est elle qui apporte de Perse les objets les plus curieux ». Il parle du domestique égyptien qui est à son service et qu’il compte ramener en France, de la petite maison qu’il a louée, de la mort de sa jument… En avril 1843, il quitte les côtes du Liban pour l’Égypte où il est reçu à merveille, il navigue sur le Nil et visite Le Caire, mais il réserve le récit de son voyage pour son retour en France en juin après la quarantaine qui aura lieu à Toulon.On joint une minute autographe signée, Toulon 20 juin 1843, sollicitant du ministre de la marine un congé de trois mois, ainsi qu’une cinquantaine de lettres à lui adressées par ses parents, 1841-1843, la plupart datées de Tilly ou de Vaux en Normandie et quelques-unes d’Italie où sa mère séjourne régulièrement (environ 260 pages)

HUMBOLDT Alexander von

Lettre autographe signée, ce vendredi [à l'éditeur Gide]

1 page in-8

Envisageant un voyage à Rouen et au Havre avec MM. Strager et Séguier pour « jouir des sites ! admirer les églises et inspecter d'énormes bateaux à vapeur qui se construisent », il souhaite avant son départ lui confier la copie de ses Fragments asiatiques [les Fragments de géologie et de climatologie asiatiques paraissent chez Gide en 1831] afin d'en avoir les épreuves à son retour. Il le remercie en post-scriptum de se charger de la correction de son Examen [Examen critique de l'histoire de la géographie du nouveau continent…]

EXPÉDITION D'ÉGYPTE

De l'Expédition d'Égypte

S.l (vers 1800) manuscrit in-folio, paginé au crayon 423-523, écrit à l’encre brune en cahiers non reliés

Partie d'un texte plus important non identifié sur l'Empire ottoman, ce manuscrit, écrit en grande partie avec une marge à gauche couvrant la moitié de la page, comporte bon nombre de corrections laissant penser qu'il s'agit d'un brouillon.Le premier chapitre présent, « De l'Expédition d'Égypte », commence par une description géographique du pays, de ses productions agricoles et manufacturées, de son commerce, des mœurs de ses habitants ; puis vient un panorama historique de l'Égypte depuis l'époque pharaonique jusqu'au XVIIIe siècle. Ce chapitre se termine par un rappel des projets de conquêtes françaises de l'Égypte sous Louis XVI, repris sous la Convention en 1795, et annonçant la fameuse expédition de 1798 « qui ne fut pas imaginée … uniquement pour se débarrasser d'un général dont on craignoit les talents et l'ambition ».Viennent ensuite 4 autres chapitres formant des espèces d'annexes, copiés sur différents mémoires antérieurs:- un court chapitre de 4 pages « Sur les Turcs » extrait d'un mémoire du baron de Tott à Sartine daté du 1er août 1776 ;- deux autres chapitres, « De Suez et de la Mer Rouge » et « Suite de Suez et de la Mer Rouge », extraits des observations faites par Mr de La Laune sur son voyage à Suez jointes à la lettre du baron de Tott à Sartine du 18 août 1777, ainsi que des lettres de M. de Montigny au même ministre datées du Caire, de Suez et de Moka, la même année. On y décrit entre autres le Yémen et Djedda ;- et un chapitre « Sur l'Isle de Candie », extrait du mémoire de Tott sur ce sujet joint à sa lettre du 18 août 1777 évoquée ci-dessus

ÉQUITATION

Prospecto de la cuarte funcion ecuestre, que con Real permiso se ha de ejecutar en la Plaza de Toros, extramuros de la Puerta de Alcala, el Jeuves 4 de Setiembre, si el tiempo lo permite, por el Senor Avrillon…

[Madrid] [Août 1833] in-4, en feuille, encadrement moderne

Annonce d'un spectacle équestre donné par François Avrillon et sa compagnie à Madrid le 4 Septembre 1833

JOLY N.

Etudes tératologiques sur un anencéphale anoure appartenant à l'espèce bovine

Toulouse Douladoure s.d. (vers 1860) plaquette in-8 de 15 pp. et 2 planches h.t.

Extrait des Mémoires de l'Académie des Sciences de Toulouse.Envoi des deux auteurs

DUPLESSI-BERTAUX Jean

[Spectacles de rue] Avec la planche sur le volant

(Paris vers 1810) 10 gravures à l’eau-forte (7 x 9 cm) légendées signées JDB pour quatre d'entre elles, demi-chagrin vert [Rel. postérieure]

Suite de l'aquafortiste J. Duplessi-Bertaux (1750-1818), consacrée aux spectacles de rue: - "L'Arracheur de dents" - "Dispute populaire" - "Tireur de cartes" - "Le Chansonniser" - "Le jeu de Volan " - " L'Epileptique" - "Les Bateleurs" - "Le jeu du Diable [le diabolo] Dans le jardin des Tuileries" - "l'Escamoteur" - " Mr De la Flute Joueur de plusieurs instrumens".Charmantes gravures pleines de vie, très influencées par Jacques Callot comme fort souvent chez Duplessi-Bertaux

ÉTATS-UNIS - CARNET DE CROQUIS]. WAKE C.D.

Carnet de 25 croquis à la mine de plomb dont 3 rehaussés à l'aquarelle, la plupart légendés et datés de 1845 à 1846, représentant différents sites et villes de la côte Est des États-Unis, de Boston à Charleston, signé en tête C.D. Wake, May 29th 1845

In-12 oblong demi-basane verte, avec étui pour crayon et cordon de fermeture, (étiquette d'un libraire de Brighton)

Très joli ensemble de 25 croquis.On relève notamment plusieurs vues du Capitole à Washington, de Washington White Rock, du port et d'une rue de Charleston, de Boston Harbour ou encore de l'île Sullivan dans le Massachusetts et de divers manoirs.Le tout début de l'album est consacré à l'Angleterre

LAMPES - AQUARELLES

Réunion de six planches aquarellées représentant des lampes à suspension

S.l. S.n. [vers 1810-1815] 6 planches in-folio (env. 25 x 42 cm) repliées, papier vergé, annotations à l'encre noire

Bel ensemble d'aquarelles représentant de luxueuses lampes à suspension de style Empire.Bien que non signées, ces élégantes compositions semblent attribuables à l'architecte et décorateur français Charles Percier (1764-1838). Voir le cat. "Tableaux et dessins anciens", Hôtel Drouot, 19 mars 2001, n° 25 à 31.Percier séjourna à Rome et s'inspira des monuments romains, utilisant les motifs décoratifs égyptiens, grecs et pompéiens ainsi que ceux de la Renaissance. Ami de Fontaine, il collabora avec lui à la décoration de nombreux hôtels particuliers, à l'époque du Directoire. Napoléon chargea les deux architectes de restaurer et d'aménager les résidences officielles. Ils devinrent ainsi les maîtres de l'architecture impériale et, par leur rôle dans l'ornementation intérieure, les promoteurs du style Empire. Ils voulaient créer une architecture grandiose d'un éclectisme modéré (projet du palais du roi de Rome à Chaillot) ; ils élevèrent l'arc du Carrousel (1806-1808) et l'aile du Louvre sur la rue de Rivoli. Percier cessa ses activités officielles à partir de la Restauration.Joint:[Catalogue de lampes, lustres, candélabres, etc.]. S.l., s.n. [même époque que les aquarelles], in-8 oblong, br., couv. papier bleu de l'époque, 28 pp., 2 ff.n.ch., 1 f. blanc. Les colonnes réservées aux prix sont restées vides. Dos un peu uséEnsemble en excellent état

REGNAULT-DELALANDE François-Léandre

Catalogue d'estampes encadrées et en feuilles (…) planches gravées, suites et paysages (…) portraits, suite de vues de Paris, cahiers d'écritures, par Roland; cartes géographiques, etc.: après le décès de M. Esnault, marchand d'estampes

Paris Félix [et] Regnault-Delalande 1813 in-12 demi-perc. rouge [Rel. post.], dos passé

Titre et pp. [3] à 16.Intéressant catalogue d'estampes.Exemplaire imprimé sur vergé bleuté, portant sur le titre le timbre du département de la Seine et un chiffre à froid

BRANCATI Le Père Francesco

De Sinensium ritibus politicis acta. Seu R.P. Francisci Brancati, Sociétatis Jesu, Apud Sinas per annos 34. Missionarii, responsio apologetica Ad R.P. Dominicum Navarrete Ordinis Praedicatorum

Paris Nicolas Pépie 1700 2 parties en 1 vol. in-12 bas. brune, dos à nerfs rehaussés de frises dorées, caissons ornés de fleurons, pièce de titre rouge, roul. sur les coupes, tr. mouch. de rouge [Rel. de l'époque]

1) 16 ff.n.ch., 228 pp. mal ch. 328(la pag. saute sans lacune de 168 à 269). - 2) 333 pp., 1 f.n.ch. de table.Sommervogel II, 82. Pfister I, 229, n° 8. "Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques" X, 395-396. Édition originale.Ouvrage important, dans lequel le Père Brancati, jésuite, intervient à titre posthume dans la fameuse querelle des rites chinois. Dans le Testimonium de cultu sinensi datum anno 1668, il est dit que le Père Brancati avait recueilli les témoignages tirés des ouvrages chinois et les avait traduits. "Le P. Navarrete regretta de n'avoir pas connu plus tôt la manière de prêcher l'Evangile que défendait le P. Brancati (…) En tête il y a une notice biographique sur l'auteur" [Pfister].Francesco Brancati (Palerme 1607 - Canton 1671), entré dans la Compagnie le 15 août 1623, "partit pour les missions en 1635 avec le P. Marcel Mastrilli, le futur martyr de Nagasaki. Pendant toute sa vie de missionnaire au Kiang-Nan, il travailla avec fruits dans les chrétientés situées au bord de la mer. En 1639, il baptisait avec le P. Gravina 1124 idolâtres et plus de 1240 l'année suivante. La tradition conservée dans l'île Tch'ong-ming place en 1639 son premier voyage dans cette île où l'avait appelé Siu-K'-I-Yuen, fameux médecin chinois qu'il avait baptisé l'année précédente à Shangaï. On lui doit l'épitaphe latine et l'éloge funèbre du célèbre docteur Paul Siu Ko-lao, mort en 1633 et dont l'enterrement solennel à Shangaï, sa patrie, eut lieu en 1641. Il pouvait écrire au P. Goswin Nickel qu'il n'y avait pas d'année où il ne baptisât 2.000, 3.000 ou même 4.000 infidèles (Bartoli, Cina, p. 1150). Au début de la persécution, en 1665, on comptait soixante-six églises et plus de 50.000 chrétiens dans la préfecture de Song-Kiang et, à la mort du missionnaire, quatre-vingt-dix temples et quarante-cinq oratoires. Longtemps supérieur de la résidence de Shangaï, il jouissait d'un grand crédit chez les lettrés, grâce à ses rapports avec les descendants du docteur Paul Siu. Il avait organisé ses ouailles en confréries groupées en six congrégations (…) Ces groupements n'assuraient pas seulement la constance des fidèles, ils étaient en même temps un puissant moyen d'apostolat laïque. Lors de la persécution de 1665, il dut, malgré la protection des mandarins du Kiang-Nan, partir pour Pékin et fut exilé à Canton. Il mourut au moment où, une sentence de libération étant intervenue, il se préparait à regagner Shangaï. Il comoposa en chinois plusieurs petits traités pour l'instruction religieuse des fidèles". Cf. Dict. d'hist. et de géogr. ecclésiastiques, loc. cit.Très bon exemplaire en reliure d'époque

DAUMIER Honoré

Peinture sur verre - ["L'inconvénient de rêver tout haut"]

S.l. signée en bas à gauche des initiales HD première moitié du XIXe siècle plaque de verre peinte en couleurs sur les deux côtés (25,4 x 22 cm), coins coupés en biseau (sur 7,5 cm)

Delteil 667. "Inventaire du Fonds Français", p. 471, n° 137, pl. 44.Rarissime spécimen de peinture sur verre réalisée d'après Daumier.Deux époux sont assis dans leur lit et se querellent. L'artiste a employé une technique particulière: le verre est peint sur les deux faces afin d'obtenir un effet de profondeur. La lithographie originale avait été insérée dans la suite "Moeurs conjugales" (60 planches, 1839-42).Le support, certes insolite, n'est peut-être pas le fruit du hasard: rappelons en effet que le père de Daumier, Jean-Baptiste, exerçait à Marseille la profession de verrier et encadreur, avant de venir se fixer en 1816 à Paris, où il présenta ses productions poétiques à Louis XVIII. Cette belle peinture sur verre pourrait dès lors témoigner d'une tentative de perpétuation de la tradition familiale.Cette plaque a fait autrefois partie d'une série de quatre peintures sur verre d'après Daumier, toutes situées dans des chambres et représentant des scènes nocturnes ou des réveils: on peut imaginer que ces peintures étaient destinées à orner un paravent ou une fenêtre de chambre à coucher.Objet de grande curiosité, en parfait état

BRUNUS ARETINUS Leonardus

[Isagogicon moralis disciplinae:] liber de moribus admodum utilis et necessarius ad Galeotum

[Sant'Orso Johannes Renensis vers 1475] in-4 (20,3 x 14,5 cm) de 14 ff.n.ch., sign. a8-b6, 25/26 lignes, car. rom., demi-veau [Rel. du XIXe siècle, signée Simier, relieur du Roi]

HC, 1766. GW, 5617 = 2385. Goff, B-1251. CIBN, B-888. Rare édition incunable imprimée dans une localité italienne peu connue.Après avoir commencé sa carrière à Padoue en 1473, l'imprimeur allemand Johannes Renensis (Hans vom Rin), originaire de la région de Bâle, transporta en 1475 son atelier à Sant'Orso, petite bourgade dans les collines de la Vénétie à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Vicence, vraisemblablement pour fuir une épidémie de peste. Il imprima là-bas sept ou huit éditions avant de redescendre à Vicence en 1476 et disparaître ensuite des annales typographiques.Toutes ces éditions sont très rares et peu d'entre elles sont signées. C'est le cas de celle-ci, et les bibliographes ont longtemps hésité sur son attribution typographique.On a aussi hésité quant au texte de cette édition: jusqu'à une époque récente, les catalogues et les bibliographies le présentaient comme une traduction latine par Leonardo Bruni, dit "l'Arétin", de l'Éthique d'Aristote à son disciple Eudème de Rhodes. Or, si le célèbre humaniste florentin (1370-1444) a effectivement traduit par ailleurs l'Éthique d'Aristote à Nicomaque, il s'agit bien ici d'un traité de son cru, ou plutôt une introduction (Isagogicon) d'inspiration aristotélicienne à la philosophie morale, qu'il composa vers 1421-1424 et dédia à un de ses disciples, Galeotto Ricasoli. Ce court texte connut un énorme succès dans l'Italie du Quattrocento et fut imprimé à plusieurs reprises dès 1470

CICÉRON

… Sententiae illustriores, Apophthegmata item, & Parabolae siue Similia: aliquot praeterea eiusdem piae sententiae. Authore Petro Lagnerio Compendiensi

Paris Robert Estienne 1548 in-8 maroquin havane à décor doré, encadrement d'une large roulette bordée d'un filet double, fleurons aux petits fers filigranés, au centre fer ovale aux armes, dos à cinq nerfs orné de petits fers dorés, fer aux armes répétés dans les entre-nerfs, tranches dorées [Rel. du XVIIe siècle]

240 pp., 4 ff.n.ch.Renouard, Estienne p. 72.Compilation de sentences et d'apophtegmes extraits de Cicéron par Pierre Lagnier, de Compiègne. Curiosité typographique: la composition du f. q3r° a été encrée par erreur au verso du titre qui devait rester blanc et recouvert d'un feuillet blanc contrecollé qu'on a décollé. Taches d'encre dans la marge des premiers ff.Cet ouvrage a été relié avec: Sentententiae veterum poetarum, per Georgium Maiorem in locos communes digestae…, Paris, Robert Estienne, 1551, 240 pp., 4 ff.n.ch. (Renouard, p. 80 ; Brunet II 1543 "Édition rare").[Torrentinus (Hermannus)]. Dictionarium poeticum, quod vulgo inscribitur Elucidarius carminum …, Paris, Robert Estienne, 1550, 208 pp. (Renouard, p. 77).Sadoleto (Jacopo). De Liberis recte instituendis…, Paris, Simon de Colines, 1534, 52 pp. (Schreiber, Colines, 122 ).Le volume a été relié avec un important décor doré aux armes (OHR 1978, 1 et 2) de Victor Bouthillier de Chavigny (1596-1670), ancien aumonier de Marie de Médicis et de Gaston d'Orléans avant d'être nommé en 1641 évêque de Tours où il passa les trente dernières années de sa vie

LAET Jean de

Notæ ad dissertationem Hvgonis Grotii De Origine Gentium Americanarum …

Parisiis Apud Viduam Guilielmi Pelé 1643 in-8 de 223 pp. demi-veau brun à petits coins vélin, dos à nerfs orné, pièce de titre rouge, tr. mouchetées [Rel. mod. à l'imitation]

Sabin 38561. Meulen-Diermanse Grotius 728. Alden 643/76. Pilling, Language of the North American Indian, p. 412 n° 2166.Réplique du géographe belge Jean De Laet au savant hollandais Grotius qui soutenait que la population autochtone de l'Amérique tirait son origine de gens venus de Norvège, d'Ethiopie et de Chine. L'ouvrage contient plusieurs vocabulaires comparés des langues américaines et européennesCette édition parisienne, parue la même année que l'édition elzévirienne, semble postérieure à celle-ci car les fautes signalées dans cette édition ne s'y trouvent plus

MEZZABARBA]. VIANI Padre

Istoria delle cose operate nella China da Monsignor Gio Ambrogio Mezzabarba, patriarca d'Alessandria, legato appostoloico in quell'impero, E di presente Vescovo di Lodi

Parigia Apresso Monsù Briarsson s.d. [1739] in-8 de XV et 256 pp. vélin, tr. marbrées [Rel. de l'époque]

Quérard X, 137. Édition originale.Le Père Viani avait été le compagnon de Mezzabarba dans sa légation à la Chine et son confesseur. Le Journal de la légation à la Chine commence au 23 Septembre 1720 et finit au 8 Décembre 1721. Rare

TOLONEN K. L.

Katekismus kashona ka Dr. Martin Luter, ka piangoa m'Oshindonga

Helsinki Moshinyoliso shEhangeno lia Literatur ya Suomi 1877 in-16 cartonnage de papier marbré, dos muet fendu

36 pp.A échappé à Streit. Manque au CCF. Édition originale, très rare.Catéchisme en langue Ndonga, parlée par les populations Bantoues de l'Afrique du Sud. Il a été rédigé par un des missionnaires finlandais envoyés dans cette partie de l'Afrique

SARDI Pietro

L'Artiglieria di Pietro Sardi Romano divisa in tre libri (…) Dedicata all'Illmo. Sor. et Pne. mio Oss.mo il S.or Giacomo Cattaneo del quondam Sor. Filippo

Venise Giovanni Guerrigli, aux frais de l'auteur 1621 in-folio vélin souple ivoire, armes peintes en couleurs sur le premier plat (22,5 x 20 cm): bras et main gantée tenant un faucon sur fond gris, encadrement rocaille avec plumes multicolores surmonté d'un heaume [Rel. de l'époque], accroc réparé dans le blanc du titre, qq. auréoles sans gravité, traces de lacets

6 ff.n.ch. pour le titre gravé sur cuivre orné du portrait de l'auteur avec canons en encadrement et armes en tête (verso blanc), la dédicace à Giacomo Cattaneo, l'adresse au lecteur, l'avertissement de l'auteur sur les mesures et la table ; 142 pp. et 1 f. blanc ; orné de 27 grandes figures gravées sur cuivre dont 9 repliées hors texte représentant des schémas de canons et machines de guerre.Riccardi II, 423. Graesse VI, 271. Vinciana (1986), n° 1463. Édition originale de ce beau traité d'artillerie.Il est divisé en trois livres: le premier est consacré aux machines de guerre de l'antiquité ; le second expose les généralités sur l'artillerie, l'art de dessiner les canons et machines avec les mesures et proportions adaptées, les métaux à employer lors de la fabrication, les ornements ; le troisième traite des règles qu'il faut suivre dans l'utilisation des canons et machines de guerre.L'illustration gravée sur cuivre, très fine, comporte 27 grandes figures dont 9 repliées hors texte.Ex-libris manuscrit ancien sur la première garde: "Questo Libro è di Antonio Mormorai al quale fu lasciato dal Sig.re Aiutante Piero Paganelli, che morì à 21 di Marzo 1673 ab inc. in giorno di Mercoledi Santo à h.e 5 inc.a" [Ce livre appartient à Antonio Mormorai à qui il a été légué par Piero Paganelli, mort le 21 mars 1673, Mercredi Saint, à 5 heures environ].Bel exemplaire dans son vélin d'origine, dont le plat supérieur est orné d'un grand blason peint en couleurs évoquant la fauconnerie

OLAGUIBEL Francisco M. de

"El C. Lic. Francisco M. de Olaguibel, gobernador del Estado Libre y Soberano de México,á sus habitantes", etc

S.l. S.n. [Dado en Toluca, capital del Estado libre y soberano de México Octubre 14 de 1846] in-16 de 16 pp. avec simple titre de départ br., couv. grise moderne, muette

Non cité par Palau et Sabin. Très rare brochure imprimée au Mexique pendant la guerre avec les États-Unis.Francisco M. de Olaguibel, gouverneur de l'ÉTAT libre du Mexique, fait état du décret qu'il a reçu du général José Mariano de Salas, appelle à la mobiblisation générale et fixe les impôts et contributions auxquels se soumettront les Méxicains tout au long de la résistance à l'envahisseur américain."Que considerando que la guerre en que se ve comprometida la nacion, es una cuestion de vida o de muerte para ella, porque no se trata solamente de usurparle su territorio, sino de suplantar en él otra raza, sea esterminando la hispano-americana, se reduciéndola al estado humillante de estrangera en su propria terre, como han hecho los mismos anglo-sajones con los criollos que habitaban las Floridas y otros estados del Sur: Que por consiguiente, se debe resistir esta irrupcion con cuantas fuerzas puedan oponer todos y cada uno de los mexicanos…"Le texte est signé à la fin par Olaguibel et par Juan de Dios Zapata, "secretario de hacienda". Au terme de ce conflit, en 1748, le Mexique dut céder les états du Nouveau-Mexique, du texas et de la Californie aux États-Unis.Ouvrage en excellent état

FLOWERS OF LITERATURE

Flowers of literature; for 1801 & 1802 [-for 1803]: Characteristic sketches of human nature and modern manners… by The Rev. F. Prevost, and F. Blagdon, Esq

London Printed by J. Swan… for B. Crosby and Co. 1803-1804 2 vol. grand in-12 demi-veau glacé, dos lisses ornés de larges roulettes dorées sur les faux-nerfs, armoiries dans le compartiment de tête et monogramme couronné LPO dans celui de queue, témoins [Rel. de l'époque]

1) 27 ff.n.ch. et 462 pp. - 2) Frontispice, 476 pp."The Flowers of Literature consisted primarily of extracts from what were perceived to be the year's most popular publications. The extracts were drawn from a range of genres, including poetry, travel writing, biography and prose fiction" (cf. Anthony Mandal in www.cf.ac.uk/encap/corvey/articles/database/flowers.html)Les deux présents volumes, les premiers de ce périodique littéraire anglais qui parut tous les ans jusqu'en 1809, sont des témoins des huit années d'exil que passa Louis-Philippe d'Orléans en Angleterre, à Twickenham. Ils portent en effet le chiffre et les armoiries du futur roi des Français (OHR 2577, 2 et 11 réduits) avant de faire partie, après son accès sur le trône, de sa bibliothèque de Neuilly dont on voit les estampilles aux pages de titre

BIBLIOTHÈQUE

Bibliothèque des Carnaux. Catalogue

S.l. [vers 1840] in-8 de 230 pp. veau glacé, dos lisse orné de filets et motifs dorés, roulette à froid et filet doré, encadrant les plats, plaque losangée centrale estampée à froid, roulette dorée intérieure, tranches dorées [Rel. de l'époque], quelques salissures en milieu de volume, dos passé, mors supérieur fendu, éraflure au premier plat

Catalogue d'une bibliothèque privée non identifiée datant des années 1840. Répartie en 5 sections dont la dernière est consacrée aux « œuvres libres et variées », elle contient près de 1500 livres rangés dans chacune des sections par ordre alphabétique des titres, suivis du nombre de volumes et du format.On n'y rencontre aucune des grandes œuvres de la littérature romantique mais en revanche un grand nombre d'ouvrages ayant trait à Napoléon

DOMINGUES Antonio José

Discurso composto e recitado por Antonio José Domingues no asylo das orfans desvalidas, depois do acto de sua inauguração no dia sete de setembro

Rio-Grande Candido Augusto de Mello 1855 in-12 broché sous couverture d'attente de papier marbré

20 pp.Blake I 124. Aucun exemplaire au CCF ni au Worldcat. Première et seule édition. Né à Lisbonne en 1791, l'auteur arriva à Rio de Janeiro à l'âge de 16 ans. Il y fit des études de pharmacie puis devint professeur de grammaire latine à Porto Alegre puis à Pelotas (dans le sud-est de l'Etat de Rio Grande do Sul), où il mourut en 1860

BIBLIOGRAPHIE - MANUSCRIT

Catalogue de mes livres

Paris Signé Coutelle (?) sur le titre 1780 in-4 veau fauve, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre de maroquin rouge [Rel. de l'époque], rest

Titre, 1 f. blanc, 126 pp. (dont 41 remplies, les autres ne comportant que les colonnes et encadrements tracés à l'encre), 4 ff.n.ch., 1 f. blanc, 1 f.n.ch. de table. Manuscrit sur papier vergé, encre noire, écriture très soignée.Précieux catalogue manuscrit d'une bibliothèque prérévolutionnaire en formation.La division est celle, classique, commune aux bibliothèques des "honnêtes hommes" éclairés du siècle des Lumières, mais quelques sections révèlent des goûts plus raffinés, ou en avance sur leur temps: théologie, jurisprudence, philosophie morale & politique (le plat de résistance de ce catalogue), histoire naturelle, botanique, anatomie, chimie & médecine, mathématiques et astronomie, géographie, histoire, voyages, mythologies, polygraphes, épistolaires, belles-lettres, grammaires et dictionnaires, éloquence, poésie française et en traduction (du grec, du latin, de l'allemand, de l'italien, de l'anglais), théâtre, opéra, romans, blason.Parmi les auteurs référencés: Montesquieu, Rousseau, Montaigne, Raynal, Addison ("The Spectator"), Voltaire, Locke, Brissot de Warville, Mably, Diderot, Condorcet, Volta, Buffon, l'abbé Rozier, Lalande, Bailly, Brydone, Cook, Arthur Young, Gluck (quatre opéras, dont "Orphée et Eurydice"), etc.Note manuscrite moderne sur la première garde blanche: "Ce catalogue est fort intéressant en ce sens qu'il donne une note [sic] très exacte de la formation de la bibliothèque d'un philosophe-précurseur du mouvement révolutionnaire qui allait suivre 10 ans après la confection du présent recueil. Livres d'une haute portée morale philosophique et politique qui élèvent et fortifient l'âme. 800 volumes environs".Manuscrit très bien conservé

TAUROMACHIE - LEITAM Luiz Lazaro

Quinta relaçao de todo o sucedido na tarde de 26. de Settembro, em que conta, e descreve tudo quanto succedeo, e se celebrou na dita tarde, dedicaca ao Regio desempenho do Senado

Lisboa S.n. 1752 petit in-4 br., couv. post. papier marbré

4 ff.n.ch., le titre est orné d'un petit bois gravé: le taureau et un cavalier chargeant ; curieuse vignette gravée sur bois in-fine: le poète (affublé de lunettes) et sa muse.Intéressante plaquette tauromachique.Elle contient le récit en vers d'une course de taureaux à cheval qui s'est déroulée à Lisbonne le 26 septembre 1752.Très bon exemplaire

BISSEL Johann

Argonauticon Americanorum, sive Historiae periculorum Petri de Victoria ac Sociorum ejus. Libri XV

Gedani [Dantzig] G. Jansson van Waesberge [à Amsterdam] 1698 in-12 cart. anc. brun marbré, un peu usé, un mors fendu, étiquette avec cote de rangement au dos

18 ff.n.ch. pour la carte-frontispice (Amérique), le titre gravé, le titre imprimé et les pièces préliminaires, 405 pp., 7 ff.n.ch. de table.Sabin 99444. Borba de Moraes 108: "Bissel gives information about the Jesuit missions in America and the Amazon". Leclerc 67. Jantz, "German Baroque", 513. Sommervogel I, 1515. JCB (4) 379. "European Americana" 698/22. Seconde édition.Ce livre curieux a paru pour la première fois en 1647. Il ne s'agit pas de la traduction latine de la relation du jésuite Pedro Govea de Victoria (Naufragio y peregrinacion en la costa del Peru, 1610), mais d'un ouvrage différent basé sur le même texte, écrit par un autre membre de la Compagnie.Bon exemplaire à toutes marges, dans un cartonnage ancien

PACHECO José Maria

Viaje al celebre Camante hecho por una sociedad de aficionados a la mineralogia en Julio de 1836. Su relacion contiene noticias muy curiosas, estendiendose a las riquezas que deposita aquel monte y los valles que le acompañan en los reynos animal, mineral y vegetal. Lo publica José Maria Pacheco, uno de los socios de la compania espedicionaria

Cuzco Imprenta de la Beneficencia por P. Evaristo Gonzalez 1840 petit in-4 dérelié, dans un double emboîtage moderne demi-chagrin prune signé J. Desmonts

2 ff. n. ch., 44 pp.Inconnu à Sabin. NUC: un seul exemplaire.Très rare brochure imprimée à Cuzco (Pérou).Elle contient les résultats d'une expédition scientifique au mont Camante, dans la Cordillère des Andes: les flancs de cette montagne abriteraient, d'après l'auteur, d'important gisements d'or et autres minéraux précieux. Pacheco estime qu'avec une aide gouvernementale, et un peu d'enthousiasme, "on pourra extraire suffisamment d'or pour rétablir le Pérou dans sa grandeur d'autrefois, et peut-être satisfaire l'ambition de ceux qui ont contribué à appauvrir le pays"…Tout en rapportant les anecdotes et informations faisant état de gisements aurifères au mont Camante, notre minéralogiste se livre à une description, parfois lyrique, des sites explorés, dont il analyse la flore, la faune et les curiosités minérales.Très bon exemplaire

OLANETA Casimiro

Manifiesto del ciudadano Casimiro Olañeta ministro plenipotentiario de Bolivia cerca del gobierno del Perú

Paz de Ayacucho (Pérou) Imprenta de Educandas Administrada por Manue[l] Venancio del Castillo 1831 in-8 dérelié, conservé dans un étui-chemise de papier brun, dos de chagrin noir

2 ff.n.ch. pour le titre encadré et l'avertissement, 13 pp., la page [14] contient l'errata.NUC: 4 exemplaires. Édition originale.Violent pamphlet contre le général Augustin Gamarra, président de la Bolivie, considéré par l'auteur comme un usurpateur et un imposteur, ambitieux, immoral, perfide… Olañeta était ministre plénipotentiaire de Bolivie au Pérou. Il est l'auteur de plusieurs pamphlets concernant les troubles de la Bolivie indépendante.Rare impression péruvienne

LATOUCHE Auguste

Etudes hébraïques. Dictionnaire idio-étymologique hébreu, et dictionnaire grec-hébreu

Paris Chez l'Auteur, Ve Dondey-Duprey, et au Musée Catholique 1836 in-8 de 2 ff.n.ch., 148 et 128 pp. veau glacé havane, dos à nerfs rehaussés de filets, caissons ornés de fleurons, pièces de titre de maroquin vert, double filet en encadrement sur les plats, armes frappées au centre, point. sur les coupes, coiffes guill., tr. mouch. [Rel. lég. post.],rest

Bourquelot IV, 633, n° 7. Édition originale.L'abbé Auguste Latouche, chanoine honoraire d'Angers, hébraïsant, est l'inventeur d'une nouvelle méthode pour l'enseignement des langues. Cf. Bourquelot.Très bel exemplaire relié en veau glacé havane, aux armes du baron Pavé de Vandoeuvre

ESTIENNE Henri

Ciceronianum Lexicon Graecolatinum. Id est, Lexicon ex variis Graecorum scriptorum locis à Cicerone interprÉTATis collectum ab Henrico Stephano. Loci Graecorum authorum cum Ciceronis interprÉTATionibus

Paris Henri Estienne 1557 in-8 vélin rigide ivoire à recouvrement, filets et fleurs-de-lys au dos, filet en encadrement sur les plats, médaillon doré au centre, traces de lacets [Rel. post. dans l'esprit du XVIe siècle], auréoles marginales, vélin lég. gauchi

8 ff.n.ch., 111 pp., 200 pp.Schreiber 143: "very rare". Renouard 116. Moeckli 32. Cioranescu 9609. Adams S1755. Édition originale, fort rare, de la première oeuvre personnelle d'Henri Estienne."Henri Estienne's first original work, and very rare, consisting of a Greek-Latin lexicon of words, phrases, and expressions borrowed from the Greek by Cicero, and translated by him in his writings. The second part consists of all the Greek texts, with Cicero's parallel Latin translations. In the lengthy preface Henri Estienne reminds the reader of the numerous contributions to scholarship which his father Rober has made - and is still making ; among these he singles out the forthcoming vast and enormous' Greek Thesaurus, which Robert has been compiling now 'for many years and at fantastic expense'". Cf. Schreiber.On a relié à la suite (mêmes auteur, éditeur et date): In M.T. Ciceronis qua[m]plurimos locos castigationes Henrici Stephani: partim ex eius ingenio, partim ex vetustissimo quoda[m] & emendatissimo exemplari. 3 ff.n.ch. et 114 pp.Schreiber 144: "rare". Renouard 116. Moeckli 32. Cioranescu 9623. Adams S1778. Édition originale de ce recueil de corrections et commentaires apportés au texte de Cicéron."Although Renouard states that this work forms one volume with the preceding, it is in fact quite separate and distinct from it, having its own title page and preface. The two works are found bound together as often as they are not". Cf. Schreiber.Agréable exemplaire

JACINTO DE DEUS Fr.

Vergel de plantas, e flores da provincia da Madre de deos dos capuchos reformado

Lisboa [Lisbonne] Miguel Deslandes 1690 in-4 basane racinée, dos à nerfs orné de motifs dorés, tranches jaspées, pièce de titre rouge [Rel. post.], lég. rest., réparation à un f., petites mouillures, néanmoins bon exemplaire

6 ff.n.ch., 479 pp.Arouca II, 23-24, 19. Innocêncio III, 238-239. Bibliotheca boxeriana 206. Cordier, Indosinica 1952, Sinica 37. Gonçalves 891. Civezza, Saggio di bibliografica storica etnografica Sanfrancescana, 185 ("Tutto il libro poi è ricco di notizie e documenti interessantissimi delle nostre Missioni nell'Indie Portoghesi, in Cina, in Concicina e nel Tonchino: libro molto raro e ricercatissimo"). Macahdo II, 462. Figanière 1452. JFB (1994) J1. Palha 2483 ("Chronique rare et estimée"). Pinto de Mattos (1970), p. 243. Xavier da Cunha, Impressões deslandesianas I, 89. Monteverde 2067. Azevedo-Samodães 3669. Sousa da Câmara 1010. Pas dans Scholberg, ni Ameal ou Avila Perez.Première et unique édition.Très rare chronique de la province de Madre de Deos, dans l'état de Goa, avec une centaine de pages sur la Chine, Macau, le Cambodge et Ceylan. La relation débute avec l'arrivée des missionnaires franciscains à Goa en 1540, offrant également de bonnes informations sur Cochim, Damão, Chaul et Diu. Le quatrième chapitre est dévolu aux activités des capucins en Chine (pp. 115-271), à Macau et les pp. 149-264 offrent une "Description de l'Empire de Chine" (Discriçam do Imperio da China) où l'on trouve des commentaires sur les constructions, la navigation, la langue, le gouvernement, l'industrie, etc. Le chapitre 5 traite de Malacca et de Siam (pp. 272-298) le sixième du Cambodge (pp. 298-354). Le chapitre 8 a des sections sur le Mozambique (pp. 424-426) et Ceylan (pp. 426-429) ainsi qu'une biographie d'un capucin qui a été Kaffir (pp. 439-441). Tout au long de l'ouvrage on trouve des commentaires sur la religion (y compris les images miraculeuses) et sur l'activité missionnaire des capucins de Goa et d'Asie, ce qui rend cet ouvrage particulièrement précieux car, autant il a été beaucoup écrit sur les jésuites dans la région, autant les travaux des capucins sont relativement méconnus. On trouve même dans cet ouvrage une chronologie, année par année, de 1623 à 1679 avec les noms des "gardiens". Partout où les capucins sont passés ils ont établi des écoles, écrit des livres en langue vernaculaire, tenu des conférences avec les païens érudits et trouvé leur plus gros obstacle chez les commerçants européens, y compris portugais.Né à Macau en 1612, Fr. Jacinto de Deus était un capucin qui servit en tant que Provincial et député de l'inquisition dans la province de Madre de Deos. Il mourut à Goa en 1681. Cet ouvrage a été publié à titre posthume par le père Fr. Amaro de Santo Antonio, provincial de Madre de Deos.Fr. Jacinto soigna la recherche de sources de première main: "Com grande trabalho descobri o fogo escondido no poço da antiguidade, & obscura caverna do esquicimento por cartorios, & archivos, por informações, & papeis, que alguns particulares curiosos conservarão." Certains de ces documents sont transcrits dans le texte. Durant le XVIIIe siècle Jacinto a été sévèrement critiqué pour avoir employé en portugais nombre de termes qui avaient déjà un équivalent dans cette langue. Ainsi, un critique suggéra que le titre devrait plutôt être: Sementeira de vocabulos latinos puerilmente aportuguezado. Innocêncio note, par ailleurs, que nombre des néologismes de Jacinto ont été acceptés dans l'usage portugais du XIXe siècle.Ex-libris manuscrit sur le f. de titre: Livr[aria] do Carmo de Coimbra

ARMENDARIZ Sebastian de

Diario del assedio, y expugnacion de la ciudad de Buda, metropoli del reyno de Ungria

En Barcelona En la imprenta de Rafael Figueró 1686 pet. in-4 (13,9 x 19,4 cm) vélin ivoire à surjets, dos lisse avec titre calligraphié en long, [Rel. de l'époque], le livre a vraisemblablement été remboîté dans sa reliure d'origine, très légères piqûres

22 ff.n.ch. (signatures: f. de titre, A-E4, F).Palau, 71807. Rarissime réédition de ce journal. Aucune institution consultée ne possède cette édition.La première édition espagnole est celle donnée par le précurseur du journalisme espagnol, le libraire, éditeur et gazetier Sébastian de Armendariz, à Séville, chez Thomas Lopez de Haro, la même année. Il semblerait que le document ayant servi de canevas au récit d'Armendariz est une relation donnée par un témoin oculaire des faits, le comte Paolo Amerighi. Ce journal retrace le siège et la reconquête de Budapest en 1686, aux mains des Turcs depuis 1541 et chassés définitivement par Charles V de Lorraine (1643-1690) à cette date.Quelques macules au titre, sinon très plaisant exemplaire en reliure de l'époque

TONKIN - ROUX

Souvenirs du Tonkin. 1er Septembre 1902 au 1er Janvier 1904. Manuscrit autographe signé

Lao-Kay 1904 in-folio (30 x 19,5 cm) dérelié, qq. ff. détachés, conservé dans une boîte moderne de toile verte, titre au dos

2 ff.n.ch. (titre et dédicace), 36 pp., pp. 63 à 109 (les pp. 37 à 62 manquent), 22 photographies originales et 16 cartes postales montées sur des feuillets non chiffrés. Intéressant journal, rédigé par un médecin de la Légion étrangère en poste à Lao-Kay (Haut-Tonkin), près de la frontière chinoise. Il relate le voyage de Marseille à Haïphong à bord du Chodoc, navire de la Compagnie Nationale, qui devait transporter des troupes d'artillerie et d'infanterie coloniales, ainsi que 100 soldats de la Légion étrangère et 13 Annamites venant de Guyane. Le navire quitte Marseille le 1er septembre 1902. Le trajet s'effectue par Port-Saïd, le Canal de Suez, la Mer Rouge, Djibouti, puis Ceylan, où les passagers visitent la capitale, Colombo. Le 30 septembre, le navire arrive à Saïgon: le voyageur donne ses impressions sur la ville, avant de se rendre à Cholon, localité située à proximité, où il est reçu par un dignitaire annamite. L'arrivée à Haiphong a lieu le 8 octobre ; le lendemain, il prend le train pour Hanoi en même temps que plusieurs autres passagers du Chodoc: le long du parcours, il observe les rizières ainsi que la population qui y travaille. "A 11 h 1/2 nous atteignons le fameux pont métallique jeté sur le Fleuve Rouge et Hanoï nous apparaît avec son premier plan de huttes indigènes, juchées sur pilotis, au bord du fleuve et la blancheur des constructions européennes qui s'étendent plus loin sur une grande étendue" (p. 33). Une fois installé, il visite la ville: "A l'extrémité du lac, c'est la ville annamite qui commence, formée de petites maisons basses où règne une activité commerciale considérable. Chaque rue a une spécialité: dans l'une on ne fabrique que des chapeaux annamites, dans l'autre des instruments en rotin ou en bambou, ici ce sont les fabricants de meubles ou les sculpteurs, là les travailleurs sur or ou sur argent, les négociants en soie, les ouvriers qui incrustent la nacre dans les bois précieux…" (p. 34). Le 11 octobre, le docteur s'embarque à bord d'un bateau à vapeur des Messageries Fluviales afin de remonter le Fleuve Rouge pour rejoindre son poste à Lao-Kay, centre du IVe territoire du Haut-Tonkin. Le journal reprend le 29 novembre: Roux effectue alors des visites dans les localités voisines pour soigner les soldats et la population. Ainsi, à Pa-Kha: "des goitreux sont venus à la visite, que je gratifie d'une couche anodine de teinture d'iode, l'opération me paraissant trop grave et trop aléatoire" ou encore à Pho-Lu: "Je passe là un jour et demi, et j'en profite pour vacciner outre les légionnaires, 94 hommes, femmes et enfants. La variole sévit en effet dans le village où 5 personnes, isolées dans une case, sont en pleine éruption" (p. 65).En décembre, il visite d'autres postes et villages situés à proximité du Fleuve Rouge: Bao-Ha, où se trouve installée une compagnie de Tirailleurs tonkinois, et Duong-Qui, important village situé dans un paysage alpestre, où il s'entretient avec des notables annamites.La suite est consacrée aux visites ou excursions qu'il effectue chaque trimestre: "Les Chinois ont établi, sur la frontière, un poste militaire en regard de chacun des nôtres. En face de Ba-Xat, en effet, est un gros village chinois et un mandarin qui dispose, dit-on, de 90 fusils. De temps en temps, pour se faire voir et faire acte de présence, défilent des troupiers qui sont vêtus d'une casaque rouge écarlate. On dit…[qu'ils] n'ont qu'à retourner leur veste pour se transformer en pirates et que, le pillage effectué, ils reprennent à nouveau leur uniforme de réguliers" (p. 73). Son récit contient des passages souvent pittoresques ; ainsi, le 13 février 1903: "Hier, je suis allé jusqu'à la frontière: on circule d'abord en pleine forêt, au milieu d'une végétation luxuriante… Puis, c'est la montagne couverte de brousse: après 3 heures de voyage, on côtoie le Song-Nam, une grosse rivière… Le poste de Ba-Nam-Koum est situé à la jonction de la rivière Song-Nam et du Nam-Koum. A peine arrivé… je fais prévenir l'officier chinois qui occupe le poste frontière limitrophe: je vois alors s'avancer un jeune sous-lieutenant de 50 ans, revêtu d'une robe grise, ayant une tête et une loquacité de vieille commère. La conversation s'engage au moyen d'un interprète… et il me fait les compliments qu'il a coutume d'adresser en la circonstance: ma physionomie lui plaît, mon physique ne lui est point antipathique et il me donne à vivre jusqu'à 100 ans…" (p. 82). Mais le climat reste tendu: "J'arrive à Lao-Kay le 17 avril. On est ému: les Chinois nous ont tué un tirailleur, pris deux fusils et 400 cartouches. On renforce les postes: des patrouilles circulent de tous côtés…". Le 28 mai 1903: "Grande émotion à Lao-Kay depuis quelques jours: la mobilisation est chose décidée et la concentration commence à s'opérer en vue d'une action éventuelle du côté du Vu-Nan. Depuis quelques temps déjà on savait que des bandes de pirates, d'ailleurs peu nombreuses, parcouraient le Vu-Nan et les mandarins, nos voisins, prétendaient ne plus pouvoir assurer la sécurité des européens échelonnés de Mong-Tsé à Lao-Kay, le long de la future voie de chemin de fer du Vu-Nan" (p. 92). Puis il assiste à une exécution dans le village chinois de Song-Fon, qu'il décrit dans son journal en y joignant deux photographies (p. 93). Le 9 juin, une autre exécution a lieu, concernant un chef pirate: "Ce chef s'appelait Lao-San: il faisait partie de la fameuse société secrète dite "Triade"… Cette société, d'idées très avancées, a pour but de renverser le gouvernement actuel et de débarasser le peuple de l'oligarchie des mandarins. Elle veut, comme corollaire, chasser les étrangers hors des frontières et prendre même l'offensive dans les territoires voisins, en particulier au Tonkin" (p. 98). Les principales photographies sont les suivantes: Quais de Saigon ; Annamite travaillant la rizière avec ses buffles ; Femme Saïgonnaise ; Entrée du poste de Pa-Kha ; Poste de Duong-Qué ; Pagode de Lao-Kay ; Mon valet de chambre, Mr Louis (14 ans) ; Notre maison à Coc-Leu ; Le Lt de légion Büchsenschütz sur son poney Fritz ; Mon poney "Forban" et ma chienne "Tsan-mao" ; Entrée du poste de Fong-Fo ; Le Ping-dao de Muong-Hum et son fils ; Marché de Muong-Hum - Jeunes Méos ; Man Vao (femmes) à Muong-Hum ; Méos venant de se faire vacciner (poste de Muong-Hum) ; Un soldat chinois dépèce le condamné ; Le condamné, la tête entre les pieds. Quant aux cartes postales, elles représentent, pour la plupart, des vues de Toulon, Port-Saïd, Cholon, Haiphong (Hôtel du Commerce, rue Chinoise, boulevard Paul-Bert, Théâtre) et Hanoi (Pont sur le Fleuve Rouge, Pagode, Brodeurs, Conducteur de brouette) ; l'une d'entre elles représente un groupe de Tirailleurs tonkinois en marche

BALDIT Michel

Speculum Sacro-Medicum Octogonum. In quo Medicina octo ex Angulis, veluti totidem fontibus à primo & in primum salientibus, Sacra repraesentatur. Praefixa Appendice gemina, tanquam vitta Speculum aequilibratersuspensura

Lugduni [À Lyon] Apud Danielem Gayet [Chez Daniel Gayet] 1666 petit in-8 (10 x 16,3 cm) maroquin rouge, dos à nerfs orné, filets et roulette dorés encadrant les plats, large rosace dorée aux petits fers et au pointillé recouvrant les plats, tranches dorées [Rel. de l'époque], très lég. rest. en pied du dos, 3 cahiers jaunis, pp. 243-45 collées

331 pp. et 1 f.n.ch.Caillet, 661. Les Livres anciens de Médecine et de pharmacie, cat. de la bibl. de Toulouse, n°124. Édition originale de cet "ouvrage de haute mystique" (Caillet). Elle est ornée, au verso du titre, des armoiries gravées du dédicataire de l'ouvrage, Hyacinthe Serroni, évêque de Mende puis archevêque d'Albi, ainsi que d'une curieuse figure gravée à pleine page représentant le Speculum Sacro-Medicum Octogonum, miroir de la médecine dont les huit faces se trouvent révélées dans l'ouvrage. Il envisage en effet la médecine dans ses rapports avec les forces occultes et sacrées. Les huit parties évoquent les mystères du corps, la signification secrète de ses différentes fonctions et maladies, les rituels magiques et les interventions du démon, le rôle de l'astrologie, etc. L'auteur cite à l'appui de ses conceptions de nombreux philosophes et médecins, notamment arabes, ainsi que des exemples souvent tirés de l'histoire des peuples étrangers. Hildegarde de Bingen, Élisabeth de Hongrie, Catherine de Sienne sont évoquées en fin de volume, dans un chapitre consacré aux femmes ayant exercé la médecine.Docteur en médecine de l'Université de Montpellier, né à Mende en Gévaudan, Michel Baldit exerça dans cette ville avec beaucoup de distinction. Il fut le premier qui fit connaître les vertus et les cures merveilleuses des eaux thermales de Bagnols, dans L'Hydrotermopotie des nymphes de Bagnols, en Gévaudan…, 1 vol. in-12, Lyon, 1651. (Dict. Mayeul Chaudon) Ex-libris manuscrit, en partie effacé, sur la page de titre.La reliure de l'époque, aux petits fers et pointillé, discrètement parsemée de petites fleurs de lys, est richement ornementée, dans le style de Le Gascon, dont l'atelier avait disparu depuis 1653. Gumuchian, dans son Catalogue de reliures (pl. LXI, n°148) reproduit une reliure présentant plusieurs fers identiques à ceux-ci, en particulier la double tête d'aigle couronnée aux angles. Cette reliure est peut-être d'un atelier lyonnais.Intéressant spécimen de reliure

LAFONT Charles-Philippe

Notice sur les Violons, Altos et Basses. Historique des violons de Maîtres les plus distingués, leur âge & leur valeur

[vers 1830] in-8 de 28 pp.n.ch. et 2 ff. bl. veau violine, dos lisse muet, 2 filets dorés encadrant les plats avec motif gothique doré aux angles, inscription en lettres dorées au centre du premier plat, rosace dorée sur le second, tranches dorées [Rel. de l'époque], rest

Manuscrit réglé du début du XIXe siècle soigneusement calligraphié aux encres rouge et noire sur papier fort, avec double filet encadrant le texte, provenant du célèbre violoniste français, Charles Lafont (1781-1839).Enfant prodige, rival de Paganini, Lafont fut l'élève de Bertheaume et de Kreutzer. Premier violon de l'impératrice Joséphine, il résida ensuite six années en Russie, avec le titre de premier violon de l'Empereur Alexandre. Compositeur, il est l'auteur de deux opéras dont un fut représenté à l'Ermitage. Lafont fut non seulement un des meilleurs violonistes de son temps, mais aussi un grand collectionneur d'instruments. Il en possédait de particulièrement rares et précieux, comme ce Stradivarius de 1699, vendu en 2005 aux enchères par Christie's pour 2.032.00 dollars, dont il est le plus ancien possesseur identifié.Le présent manuscrit lui a appartenu. Il porte sur le dernier feuillet, finement calligraphiée à l'encre rouge, dans un encadrement, la mention suivante: "Cette notice provient du célèbre violoniste Lafont qui l'a cédée à Mr Néredo nommé à une Place au Mexique & appartient à Mr Jacob, rue du Cygne n°8, près la rue aux Laines à Bruxelles".Cette étude historique (autographe?) concerne les grands luthiers italiens, français, allemands, anglais, du XVIème au XVIIIème siècles et leurs instruments: caractère, sonorité et prix sur le marché. Un chapitre est consacré à des Observations sur ces violons de maîtres, la manière de les préserver, leurs différences, etc

FLEURY DE BELLINGEN

Les Illustres proverbes historiques, ou Recueil de diverses questions curieuses, pour se divertir agréablement dans les Compagnies. Ouvrage tiré des plus célèbres autheurs de ce temps

Lyon André Olyer 1664 in-12, basane marbrée, fleurons dorés au dos, pièce de titre rouge, tranches rouges [Rel. du XVIIIème siècle], le f. blanc de début en partie dérelié, frontispice restauré, fortes rousseurs

4 ff.n.ch., frontispice gravé dépliant hors texte, 228 pp. et 5 ff.n.ch. (tables).Brunet, III, 408-409. Nodier, Mélanges tirés d'une petite bibliothèque, 1929, pp. 128-129.Édition lyonnaise de cet ouvrage "curieux et qui est fort recherché" (Brunet). Fleury de Bellingen avait fait paraître à La Haye, dès l'année 1653, un petit recueil intitulé Les premiers essais de proverbes. Le livre fut repris à Paris deux ans plus tard avec quelques changements, sans nom d'auteur et sous le titre Les Illustres proverbes historiques. L'ouvrage eut un grand succès, dû autant à la curiosité du sujet qu'à l'érudition de l'auteur, professeur de français en Hollande, selon Bayle. Exemplaire contenant la curieuse et rare grande planche gravée dépliante qui ne se trouve que dans quelques exemplaires. Charles Nodier, qui possédait une édition parisienne de 1665, reliée en maroquin bleu par Bradel, note dans ses Mélanges: "Ce joli exemplaire est orné d'une grande planche pliée que je n'ai jamais vue dans aucun autre et qui représente une vingtaine de proverbes en action, assez joliment gravés". Nodier cite "Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée", ajoutons que se trouve ici également illustré le proverbe (!): "il ne faut que deux poings pour faire taire une femme"

GEOFFROY E.

Contribution à l'étude du Robinia Nicou Aublet au point de vue botanique, chimique et physiologique

Lille Le Bigot 1895 grand in-8 broché, partiellement non coupé, ff. jaunis, couverture restaurée

88 pp. et 11 planches dépliantes hors texte.Tiré à part des Annales de l'Institut colonial de Marseille. L'auteur, pharmacien des colonies, avait été chargé en 1889 d'une mission scientifique en Guyane. Il devait mourir d'une maladie tropicale avant la publication de son étude sur cette liane toxique utilisée par les Bonis pour la pêche et qui "a sa place naturelle à côté des dérivés de l'opium (morphine, narcéine, codéine, narcotine, papaverine, thébaïne, et leurs composés) et à côté des stupéfiants, atropine, aconitine, conicine et nicotine" conclut l'auteur.Envoi de la famille Geoffroy au botaniste et médecin, Édouard Marie Heckel (1843-1916), professeur à l'École de médecine et instigateur de l'Institut et du Musée colonial de Marseille.Peu commun

NAVIRE - MANUSCRIT

Comptoir. Inventaire du Navire La Mère de Famille

Au Havre 25 janvier 1817 in-folio étroit de 8 feuillets cousus

La première page d'Observations donne les caractéristiques de ce navire construit en 1815, amarré dans la bassin d'Ingouville, et qui n'a encore fait que deux voyages. Suivent les détails d'articles variés: outils et ustensiles du maître (liste des cables, ancres, poulies, clefs, harpons, etc), du voillier (24 noms de voiles)…, du pilotte, du charpentier, du calfat, du somelier, du canonnier, de la chambre, du cuisinier, et du chirurgien.La valeur de cet inventaire est à ajouter à celle du navire ("coque, agrès, & apparaux"); il est contresigné par le constructeur M. Vasse, le courtier de navire M. Godefroy et le propriétaire M. Foache.Rare

ALGÉRIE

Album de 8 dessins originaux relatifs à l'Algérie

vers 1865-1870 album in-4 oblong (28,5 x 19,2 cm) chagrin vert foncé, dos lisse, décor végétal en relief encadrant les plats, tranches dorées [Rel. de l'époque, signée Antoine Maître, Dijon]

L'album se compose de: 2 aquarelles, signées C. de Luxer, représentant Gardaïa et Guerrara, un dessin à la mine de plomb rehaussé d'aquarelle représentant un chasseur à cheval avec son chien, quatre dessins à la mine de plomb rehaussés de sepia et de gouache blanche représentant un chasseur à cheval, Mers-el-Kebir, Camp de Lagouat, Bougicet enfin un cavalier, à la mine de plomb.Tous les dessins, sauf le dernier, sont exécutés sur papier appliqué dans l'album et sont de très belle facture. Deux dessins sont datés: 1865 et 1869.Les 21 derniers ff. sont restés vierges. Ex-libris manuscrit H. Lardier sur le 1er f. bl.Antoine Maître (1809 - 1871), relieur dijonnais mettra au point des méthodes d'industrialisation de la reliure. Il est d'abord installé rempart du Vieux-Château et emploie 30 à 40 personnes vers 1840, et 90 vers 1850. Spécialisé dans les ouvrages de piété, il produit alors annuellement 90 000 livres de messe. La réussite de l'entreprise Maître fait que le président Louis Napoléon Bonaparte, le 13 août 1850, rend visite à l'atelier lors de son passage à Dijon.L'entreprise Maître déménage en 1859 dans de très modernes ateliers, où travaillent 150 ouvriers. À la reliure, s'ajoutent la fabrication des albums, des buvards, et la maroquinerie de luxe.À la mort d'Antoine Maître en 1871, son gendre Leclerc reprend la maison qui devient "Antoine Maître et compagnie", puis s'associe avec la maison Pellion-Marchet

TEILHARD DE CHARDIN Pierre

Barrière de la mort et co-réflexion ou de l'éveil imminent de la Conscience Humaine au sens de son Irréversion

S.l. s.d. [Janvier 1955] in-4 de 11 ff. cartonnage moderne papier marbré rose, lég. frotté, p. de titre rouge en long

Tapuscrit de 11 feuillets dactylographiés au recto et foliotés.Précieuse version dactylographiée quelques mois avant sa mort et portant des corrections autographes de l'auteur à l'encre bleue. Le titre comporte la coquille co-reglexion pour co-reflexion.Le feuillet de garde porte la mention manuscrite : Ce document m'a appartenu. J. Marie Mortier Secrétaire et légataire des écrits de P. Teilhard de Chardin 24 février 1982. De 1955 à 1976, treize volumes de l'oeuvre non scientifique de Teilhard de Chardin devaient être publiés par son héritière littéraire, Jeanne Mortier."Barrière de la Mort" est à comprendre comme on dit "Barrière du Son" précise l'auteur en marge. Ces feuillets s'achèvent sur son concept de noosphère, redevenu d'actualité avec le développement d'internet

BLANCARD Pierre

"Relation de la route et des circonstances du naufrage du vaisseau le Duc de Duras de Marseille commandé par le capitaine Pierre Blancard, parti de l'Isle de France pour Pondichery le 26e février 1777 et naufragé sur l'isle d'Emiti l'une des Maldives située par les 3 degrés 12 minutes de lattitude nord et par les 71 degrés de longitude orientale

1777 pet. in-folio (23 x 36 cm) de 8 ff.n.ch. et 2 f. bl. légères taches, conservé dans un étui-chemise demi-veau marron, dos lisse orné, pièce de titre rouge

Manuscrit autographe non signé du navigateur Pierre Blancard, comportant de nombreuses ratures et additions, mais cependant très lisible.Départ de l'Isle de France le 26 février 1777, mouillage à l'île Bourbon, puis des vents contraires l'obligent à "passer par la route de Mr. le chevalier Grenier (que j'avais déjà faite […] dans mon précédent voyage à Moka". Le navire s'échoue le 12 avril sur un récif des Maldives. La mer est si grosse qu'il n'est pas question d'utiliser un canot. Le capitaine fait construire un radeau qui permettra à tous les hommes d'atteindre une île voisine, mais le transport à terre de la cargaison se fait difficilement et très lentement. Les habitants de l'île leur vendent du riz et pillent le lendemain la cargaison restée à bord. Neuf jours plus tard des bateaux indigènes viennent les chercher pour les présenter au roi des Maldives. Il y a parmi les naufragés l'épouse de l'intendant de Pondichéry, Mme Chevreau, à qui le roi fait une grande réception. Blancard proteste vivement auprès du roi pour s'être fait voler et s'étend sur les négociations engagées pour récupérer ce qui se trouvait à bord. Le roi lui rend une partie de sa cargaison, quelques caisses de corail et de draps, et garde le reste pour lui. Enfin, "nous embarquames le 15 may, pour passer à Pondichery ou nous arrivames le 24 du même mois."Parmi les naufragés se trouvait Barras, le futur révolutionnaire qui n'est cependant pas mentionné dans le manuscrit.Le capitaine marseillais Pierre Blancard (1741-1826), fils d'un capitaine marin, "il suivit la carrière paternelle et fit, de 1759 à 1771, dix voyages aux Antilles pour le compte de diverses maisons de commerce. Capitaine en second de la Thétis, armée par les Audibert, de Marseille, il fit, de septembre 1771 à décembre 1772, un voyage à Batavia ; comme capitaine du Gracieux, il visita, de juin 1773 à avril 1775, Ceylan et les Indes. Commandant le Duc-de-Duras, il fit naufrage aux Maldives en 1777. Pendant la guerre d'Amérique, commandant le Saint-Charles, naviguant sous pavillon toscan, il ravitailla aux Indes, en 1783-1785, l'escadre de Suffren. L'année suivante, sur le même navire, il commerça en Cochinchine, à Macao, à Canton, dans l'Inde, et rapporta de Chine, à l'abbé Audibert de Ramatuelle, les premières boutures de chrysanthème. Rentré en France à la fin de 1789, il fut délégué par le Luminaire Saint-Elme (corporation des gens de mer de Marseille) à la fête de la Fédération à Paris, fut présenté au roi lors de la revue du 14 juillet 1790 et, le 25, se rendit aux Tuileries pour lui apporter les hommages des capitaines de navires. Les deux discours qu'il prononça à cette occasion portent le nom de Blancart. Après avoir rendu compte à ses commettants, Blancard s'embarqua de nouveau sur l'Argonaute (ex-Saint-Charles) et retourna en Chine. Sur le chemin du retour, il apprit l'état de guerre existant entre la France et l'Angleterre ; aussi se rendit-il à Philadelphie, où il vendit sa cargaison et son navire. Rentré en Provence, il se retira à Aubagne, où il mourut, le 7 avril 1818. Il avait publié, en 1806, un Manuel du commerce des Indes Orientales et de la Chine, qui fut très apprécié". (Dict. de biogr. française). Il est resté célèbre pour avoir été le premier à importer en France des boutures de chrysanthèmes depuis la Chine, en 1789.Important manuscrit inédit rédigé par Pierre Blancard, probablement pour se justifier auprès de ses armateurs

MESTRAL André

Diauloi [en caractères grecs] ad regem

Avenione Ex typographia I. Bramereau 1623 in-12 de 2 ff.n.ch. et 196 pp. vélin ivoire souple à surjets, dos lisse, titre manuscrit [Rel. de l'époque], très lég. rouss. à certains ff

Manque à Brunet. Quérard ne cite qu'une éd. de 1725.Edition originale très rare de cet ouvrage curieux et peu connu.Il a été composé par un avocat avignonnais dont c'est apparemment la seule publication. Il s'agit d'un recueil de jeux poétiques contenant principalement des palindromes, ou "vers rétrogrades", en grec, en latin et en français, adressés à divers notables de la cour du roi Louis XIII, à qui le volume est dédié.Débutant par un palindrome en grec qui a donné son nom à l'ouvrage (Diauloi), composé sous la forme d'un dialogue entre une muse, un poète et le roi, l'ouvrage contient à la suite un autre dialogue entre saint Pierre et le Christ, les éloges du roi et de la reine-mère, d'Henri IV, de la duchesse Henriette Catherine de Joyeuse, du pair de France Guillaume du Vair, etc. tous rédigés en vers latins rétrogrades.La seconde partie de l'ouvrage (pp. 97-192) est constitué par les notes anonymes sur le Diauloi et les autres poèmes de Mestral.Cet ouvrage, probablement le premier livre entièrement consacré au palindrome est d'une grande rareté (il a échappé aux principales bibliographies consultées).Bel exemplaire dans sa reliure en vélin souple d'origine

TYPOGRAPHIE] BARATTINI Francesco

Mostra di carattere greco

Bologna Lelio dalla Volpe [milieu du XVIIIe s.] 1 p. in-folio, encadrement moderne

« P. dalla Volpe afferma di avere "avuto il coraggio di erigere anche presso di sé l'arte dela getteria de' caratteri mancanti in Bologna". […] Sulla data dell'introduzione di tale arte si possono ora avanzare alcune ipotesi sulla base delle Mostre di caratteri incisi per i dalla Volpe da Francesco Barttini, diffuse con la data 1756. […] Come è noto tali Mostre venivano usate come campionario e catalogo di vendita da parte del titolare della getteria. » (G. Canterani, Catalogo ragionato dei libri a stampa pubblicat BBVi in Bologna dai tipografi Lelio e Petronio dalla Volpe, Bologne, 1979, p. IX.)Sur Barattini, on peut lire de G. Gori Gandellini, Notizie istoriche degli intagliatori, I, 1808.Très belle pièce de ce beau spécimen de caractères grecs

POUCHET Georges

Contribution à l'anatomie des édentés

[Paris Germer Baillière 1866] in-8 de 16 pp., 2 planches hors texte br., annotations sur la couverture, mouillures

British Museum (Natural History), IV, 1604. Extrait du Journal de l'anatomie et de la physiologie normales et pathologiques de l'homme et des animaux, 1866.Etude de deux mammifères à cuirasse dont les ossements ont été trouvés sur les rives de la Plata. Après avoir évoqué les travaux de Owen, Huxley, Burmeister et Serres, l'auteur décrit les os de la région cervicale du Glyptodon clavipes, puis les os du bassin du Glyptodon giganteus. Deux planches lithographiées illustrent ce mémoire. Fils de Félix Archimède Pouchet, célèbre pour sa controverse avec Pasteur au sujet de la génération spontanée, Georges Pouchet (1833-1894) était à l'époque aide-naturaliste à la chaire d'Anatomie comparée du Muséum d'histoire naturelle. Ayant publié un article très critique envers la politique du gouvernement relative à cet établissement, il fut destitué en 1869 et ne réintégra le Muséum que dix ans plus tard, avec cette fois le titre de professeur d'anatomie comparée. Cet exemplaire comporte un envoi autographe signé: "A Monsieur Chevreul, directeur du Muséum, respectueux hommage de l'auteur". Le célèbre chimiste occupa cette fonction jusqu'en 1879

QUATREFAGES DE BREAU Armand de

Note sur la classification des Annélides, et réponse aux observations de M. Claparède

[Paris 1865] in-8 paginé [253] à 296 br., envoi et titre manuscrit sur la couv., mouillure marginale

Extrait des Annales des Sciences naturelles, 5e série, Zoologie, t. III (1865). Importante étude sur la classification des Annélides. L'auteur divise cette classe de vers en deux ordres: annélides errantes et sédentaires, puis en 4 sous-ordres divisés en 26 familles selon différents critères: anneaux, branchies, cirres, tentacules. Les dix dernières pages présentent, sous forme de tableau, cette nouvelle classification. Zoologiste et anthropologue, Jean-Louis Armand de Quatrefages de Bréau (1810-1892) consacra de nombreuses publications aux animaux invertébrés (mollusques, annélides, échinodermes…). Ses conceptions théoriques furent proches de celles de son maître, Henri Milne-Edwards. Cet exemplaire présente un envoi autographe signé: "M. Chevreul, hommage de l'auteur". Professeur de chimie au Muséum, Eugène Chevreul (1786-1889) était aussi le confrère de Quatrefages à l'Académie des sciences

DURANT François

Les Élémens de la matière bénéficiale

Tolose Bernard Bosc 1668 in-4 vélin ivoire, dos à nerfs, titre calligraphié, [Rel. anc.], petits accrocs à la reliure, légères et rares rouss

4 ff.n.ch., 187 pp. et 26 ff. manuscrits et nombreux ff. vierges.Manque à toutes les collections publiques françaises ; inconnu à toutes les bibliographies ; un seul exemplaire connu, à Berkeley. Ouvrage de la plus grande rareté.Il s'agit d'un traité religieux sur les bénéfices, ces terres, titres ou revenus accordés aux ecclésiastiques en échange d'un service spirituel.Épître dédicatoire à Gabriel de Voyer de Paulmy. Ex-libris manuscrit ancien sur le premier contre-plat.Exemplaire interfolié contenant de très nombreuses annotations marginales en français et sur les ff. insérés

ARCET Jean-Pierre-Joseph d'

Note relative à l'extraction de la gélatine des os de la viande de boucherie, et à son emploi, en grand et pendant toute une année, dans le régime alimentaire de l'hôpital Saint-Louis. Par M. D'Arcet. Extrait du "Recueil industriel… et des Beaux-Arts", publié par M. de Moléon

S.l. Impr. Everat [vers 1830] in-8 de 15 pp. avec simple titre de départ br., couv. muette papier jaune, légers défauts intérieurs

Édition originale. Extrait du "Recueil industriel, Manufacturier (…) et des Beaux-Arts", publié par M. de Moléon.Jean-Pierre-Joseph d'Arcet (1777-1844), chimiste et fils de chimiste, vérificateur général des essais des monnaies en 1807, examinateur des alliages de la colonne Vendôme en 1811, installateur des bains et appareils de fumigation de l'hôpital Saint-Louis, s'adonna avec ferveur aux recherches sur la santé et l'hygiène publique, celle des travailleurs notamment."Il pratiqua l'extraction en grand de la gélatine des os, dans le but de l'utiliser plus tard à l'alimentation, mais cette utilisation fut sérieusement discutée par ses collègues de l'Académie des sciences, ce qui éloigna quelque peu d'Arcet de ce corps savant (…) D'Arcet est l'inventeur des pastilles de bicarbonate de soude, dites de Vichy, et de la poudre à coller les vins, dite poudre de Jullien". Cf. Dict. de biogr. française

LORD Joseph L. et Henry C.

Défense des droits du Dr Charles T. Jackson à la découverte de l'éthérisation suivie des pièces justificatives

Paris H. Vrayet de Surcy et Cie 1848 in-8 de 136 pp., br., couv. beige impr., quelques piqures

Garrison Morton 5660 signale, à la rubrique consacrée à Horace Wells (1815-1848), dentiste de Hartford, pionnier de l'anesthésie, que son élève "Morton got the idea of using ether instead of nitrous oxide from Charles T. Jackson (1805-1880). Jackson suffured from mental illness and later tried to claim that he had discovered surgical anaesthesia, as well as guncotton, and that he had described to Samuel F.B. Morse the essential features of the telegraph. Wells, who was not in very good mental health himself, eventually committed suicide by opening a vein in his arm and at the same time inhaling ether vapour."Édition originale de la traduction française due à M.H.C. d'Aquin.Rare

ARCET Jean-Pierre-Joseph d'

[Mémoire manuscrit à l'Empereur]

Vers 1805 8 ff. pet. in-folio et in-folio le tout conservé dans un étui-chemise demi-veau marron moderne à l'imitation, dos à nerfs orné, pièce de titre verte

Précieuses minutes autographes d'un rapport adressé à l'Empereur avec lequel le célèbre chimiste d'Arcet entretenait, on le sait, des relations amicales. Ce texte, visiblement resté inédit, est fondamental, en ce qu'il éclaire l'histoire de l'industrie française à la lumière de la rivalité franco-anglaise.Les principaux travaux de Jean Pierre Joseph d'Arcet (1777-1823) ont eu pour objet la fabrication de la soude artificielle, du bicarbonate de soude, de l'alun, de l'acide sulfurique, la production d'un nouvel alliage propre au clichage et à la stéréotypie, l'affinage des matières d'or et d'argent. Il fut également l'instigateur, à la suite de perfectionnements qu'il avait apportés à l'extraction de la gélatine, d'une campagne visant à l'utiliser comme aliment de masse. Il était membre du Conseil de Salubrité et se préoccupa de l'hygiène des ouvriers doreurs. Son père, Jean d'Arcet, avait été nommé membre de l'Institut en 1795. Il y avait siégé en même temps que Bonaparte.Le texte manuscrit porte de très nombreuses ratures et corrections ; il est probable qu'il s'agit là d'un premier jet écrit presque sur le vif, considérablement remanié. Il a peut-être servi à l'impression privée d'un très petit nombre d'exemplaires, car il porte des notes de prote au crayon."Sire, votre majesté à la suite de l'audience qu'elle a bien voulu m'accorder a daigné me charger de mettre par écrit les réponses et les observations que j'avais eu l'honneur de lui faire. […] L'industrie est la base de la puissance de l'Angleterre, cette puissance a toujours été en croissant mais des circonstances accessoires l'ont aidé […]. Les voyageurs en pénétrant dans les fabriques anglaises, en examinant les produits qu'elle verse dans le commerce on reconnaît facilement que l'Angleterre pouvant vendre plus d'objet que la population lui permet de fabriquer, nous pouvons donc acquérir avec de l'argent ce que possède l'Angleterre et ce qui nous manque […]. Notre supériorité dans l'application de la chimie aux arts est le fruit d'une éducation première bien dirigée et de quinze ans de pratique, il faut à l'Angleterre la volonté et vingt ans pour arriver au point où nous sommes montés et pour créer chez elle la génération de fabricants instruits qui se trouvent maintenant répandus dans nos manufactures […]. Ce serait ici qu'il faudrait parler de la différence qui existe entre le goût des deux nations et de l'infériorité de l'Angleterre sous ce nouveau rapport, on sait combien ses fabriques d'orfèvrerie, de bijouterie, de modes, sont en arrière. Ses produits industriels y sont ce qu'ils étaient en France sous le règne de Louis XIV et de longtemps ne pourront rivaliser avec les nôtres […]. Nous n'avons rien à envier sous ces différents rapports à l'Angleterre, et les produits de nos fabriques seraient généralement préférés sans les lois prohibitives qui en gênent l'exportation. […] Pour tirer tout le parti possible de la position heureuse où se trouve la France, il faudrait, Sire, continuer à suive la marche qui nous a conduit où nous sommes, et il faudrait en outre que le gouvernement vint au secours des particuliers qui ne sont pas assez riches pour créer les grandes fabriques de mécaniques. L'École Polytechnique rendue à sa destination première fournirait tous les ans de bons manufacturiers qui entretiendraient l'impulsion donnée et qui reculeraient encore les limites que nous avons su atteindre ; ils feraient ainsi (de l'aveu même des anglais) une guerre cent fois plus terrible à l'Angleterre que ne peut l'être pour elle la guerre d'armes la plus heureusement conduite. […] Le gouvernement anglais protège les manufactures en procurant aux fabricants les matières premières aux plus bas prix possible et en leur donnant des primes souvent considérables lors de l'exportation des marchandises fabriquées. La position géographique de la France, la faiblesse des impôts de consommation qu'elle paie, le bas prix de la main d'œuvre, tout porte à croire que le mode d'encouragement au moyen des primes d'exportations serait mauvais pour elle, mais ce qui lui est nécessaire, ce que réclament tous les fabricants et ce que le gouvernement ne peut pas refuser sans perdre notre industrie, c'est de favoriser l'entrée libre des matières premières que ne produit pas notre sol […]. Dans une question aussi sérieuse, lorsqu'il s'agit d'enlever à l'Angleterre le sceptre industriel, les plus petits moyens de réussite ne doivent pas être négligés, ils sont le complément des grandes mesures administratives. C'est ainsi qu'il serait utile de faire voyager en Angleterre douze ou quinze personnes instruites qui iraient l'une après l'autre visiter ce pays. […] Ces hommes instruits nous mettraient bientôt parfaitement au courant de tout ce qui concerne l'industrie anglaise, ils nous rapporteraient une collection de tous les produits qui auraient mérité leur attention, cette collection déposée au Conservatoire des arts et métiers et exposée publiquement donnerait sans frais et sans peine à tout homme pratiquant en France les arts et métiers les moyens de comparer son industrie à celle de l'Angleterre et lui procurerait la facilité de copier ces modèles et de pouvoir ainsi ou se perfectionner ou au moins entrer plus facilement en concurrence avec l'Angleterre sur les marchés étrangers […].Le gouvernement anglais est écrasé sous le poids d'une dette publique énorme, cette dette le force à grever ses gouvernés d'une foule d'impôts de consommation qui portent tout ce qui est vendable à un prix tel que la main d'œuvre s'est élevée en Angleterre hors de proportion avec celle des autres peuples, ce qui oblige le gouvernement à donner des primes d'exportation considérables et ce qui le jette dans un cercle vicieux dont il est évident qu'il ne pourrait sortir que par une banqueroute générale si, par une cause quelconque, la marche de son industrie et de son commerce se trouvait entravée. […]L'Angleterre l'emporte sur nous par les belles applications qu'elle a su faire de la mécanique, elle possède beaucoup plus de manufactures où se fabriquent en grand les machines les plus considérables, favorisée par les grands capitaux qu'elle possède […]. Lorsque le gouvernement le voudra il donnera, il donnera à nos manufactures le moyen de faire construire de grandes mécaniques en soutenant et en encourageant les établissements du Creusot et de Chaillot qui tombent par défaut de capitaux et faute d'ouvrage […]. Le gouvernement doit soutenir ces grandes manufactures, quand bien même elles lui deviendraient momentanément onéreuses afin d'engager à en monter d'autres dans des localités plus convenables car c'est particulièrement ces usines qui nous manquent […]. En rappelant l'Ecole Polytechnique à son institution première, en créant une école pour le perfectionnement des arts et métiers qui fasse ce que Sèvres a fait pour la porcelaine mais qui ne reste pas comme le fait cette fabrique en concurrence avec celles des particuliers. [Le gouvernement] contribuera encore fortement à la prospérité de notre industrie en favorisant de toute manière la libre entrée des matières premières que ne produit pas notre sol en l'opposant à la contrebande et en faisant revoir et ensuite bien exécuter les lois protectrices de l'industrie nationale."Ce très important document, rédigé peu avant le Blocus continental et l'annonçant, est un précieux témoignage, resté inconnu jusqu'à nos jours, de l'inexpugnable rivalité qui opposait les deux pays. Aussi bien que politique et militaire, ce conflit économique fut non seulement une des grandes affaires du Premier Consul puis de l'Empereur, mais aussi une des sources chaotiques de l'histoire économique du monde. Ce n'est qu'après le traité de 1860 que naîtra un début de collaboration réelle entre la France et l'Angleterre, conforme aux intérêts nationaux des deux peuples

CASSAIGNES Victor

Les Eaux de Marseille, de Nice, de Nîmes, etc. et en général les eaux souterraines naturellement filtrées contenues dans les graviers qui bordent les rivières

Marseille E. Camoin 1865 in-8 de 64 pp. br., couv. bleue imprimée

Cachet de rangement d'une bibliothèque.Bon exemplaire

RECUEIL D'AQUARELLES DE VOYAGE - BERTRAM (M.)

"Memoranda of Costume, Character, and Customs abroad. From pocket sketch Books of 1856, 1860 and 1861 (collected in 1865)". [Titre manuscrit figurant sur le premier contreplat]

In-8 oblong (26 x 18,5 cm) demi-basane noire, dos lisse muet, filets dorés [Rel. de l'époque]

Rare recueil de dessins et aquarelles de voyage signé M. Bertram, comptant au total 40 aquarelles et 31 lavis ou dessins à l'encre de Chine, tous montés sur papier fort, parfois avec des encadrements. Les légendes sont en anglais et le plus souvent datées.Les 27 premières aquarelles concernent essentiellement Menton et ses environs (le Cap Saint-Martin, les routes de Nice et de Turin, Saint-Julien de Menton...), Menton "ville libre", à la veille de son rattachement à la France, avec ses vendeuses de citrons, son littoral et ses pêcheurs, ses ânes, etc. Les scènes de rue sont nombreuses et pittoresques, on y voit même "la grande armée en promenade" et le Palais Grimaldi.Les 6 lavis ou encre de Chine suivants montrent Toulon, Fréjus, le Rhin, le Château d'Hougomont et Waterloo en 1860, Morges...25 lavis et 13 aquarelles dépeignent ensuite le sud de l'Espagne : Alicante, Gibraltar, Malaga, Cadiz, Grenade, Xeres, avec des études de paysans, de mendiants et de pêcheurs andalous, des ânes, parfois montés par des "english ladies in search of the picturesque", des scènes de bateau où l'on croise "a Nubian slave" sur le pont, etc. Deux petites aquarelles supplémentaires ont été collées dans le premier contreplat : "The cat of the Hotel de Rivoli Paris 1863" et "Corsica at sunrise 30 dec 1860 about 120 miles of Mentone"Rare et pittoresque ensemble

TANI Antoine

Brevis enarratio eorum, quæ gesta sunt in Persia a reverendo Patre Antonio Tani magistro dominicano ex Provincia Romana post secundum ex Persia in Italiam regressum summo pontifici Bo. mem. Clemeti Nono oblata, latine ex italico sermone translata ad commodiorem usum reverendorum admodum PP. in comitiis generalibus congregatorum

Romæ, Florentiæ s.n. 1672 pet. in-4 dérelié, conservé dans un étui-chemise demi-veau marron à l'imitation, dos lisse orné, pièce de titre rouge en long, petites restaurations, tache d'encre, annotation manuscrite

4 pp.Ternaux-Compans Bibliothèque asiatique et africaine, 3114. Manque à Hage Chahine. Epitome de la Bibliotheca oriental... vol. I col. 316. Aucun exemplaire ni au CCF ni au WorldCat. Rarissime seconde édition (aussi rare qu'une première qui aurait été publiée en 1670) de cette brève relation traduite en latin de ce qu'a fait en Perse le Père Antonio Tani, Dominicain. Reçu à la cour de Perse, il tenta de négocier auprès de la puissance ottomane des conditions de vie plus favorables pour les chrétiens de la province d'Arménie

GEERTS Anton Johannes Cornelis

A Report upon the mineral waters in Ashino-Yu, Hakoke [sic]

[Japon] [1880] in-12 de 8 pp. br., couv. imprimée (défauts)

Aucun exemplaire au WorldCat. Absent aussi bien de la National Diet Library du Japon que de la Koninklijke Bibliotheek - Nationale bibliotheek van Nederland. Rare impression japonaise sur les eaux minérales de Ashinoyu, dans la région de Kanto sur l'île de Honsh . L'ouvrage est du chimiste néerlandais Anton Johannes Cornelis Geerts (1843-1883) qui travailla sur le terrain et fut l'un des premiers à proposer une description approfondie des sources thermales japonaises."In July 1875, his first report concerning Japanese hot springs had been published by a German Academic Society in Japan" (Shozo Nakagawa, "Analyses of mineral waters in Unzen by A. J. C. Geerts and his biography")

ARIOSTO Ludovico

La primera [et Segunda] parte de Orlando Furioso dirigido al principe don Philippe nuestro Senor: traduzido en Romance Castellano por don Ieronimo de Urrea Coregido segunda vez por el mismo//con el verdadero sucesso de la famosa batalla de Roncefualles, fin y muerte de los doze Pares de Francia: dirigida al muy llustre Senor Don Pedro de Centellas Conde de Oliua, &c. por Nicolas Espinosa nueuamente corregida

Anvers Martin Nucio 1557-1558 2 parties en 1 vol. grand in-8 (15,5 x 22,5 cm) vélin ivoire souple, titre manuscrit en long au dos, traces de lacets [Rel. de l'époque], pet. rest. et défauts int

260 ff. (dont le titre avec la grande marque de l'éditeur) + 2 ff. non numérotés (table), portrait et 45 bois dans le texte; 3 ff. non numérotés (titre, dédicace et sonnets), 180 ff. et 1 f. (table) et 35 bois dans le texte.Brunet I, 443. Palau 16603. Vindel I, 173.Illustré au total d'un portrait et 80 bois dans le texte.Édition revue et corrigée de la traduction estimée de Jeronimo de Urrea (Saragosse vers 1510 - Naples vers 1573), premier traducteur du Roland furieux de l'Arioste qu'il introduisit en Espagne. L'oeuvre a été clairement identifiée comme une des sources d'inspiration de Cervantes pour la composition de Don Quichotte.Le titre pourrait induire en erreur, car la seconde partie est en réalité une suite en espagnol du Roland Furieux, imaginée par Valencien Nicolas Espinosa. Elle avait été publiée pour la première fois à Saragosse en 1555.Cette seconde partie est considérée comme "assez rare" dès le XVIIIème siècle et David Clément note: "Nicolas des Espinosa, bon poëte, selon Nicolas Antoine, qui vivait du tems de l'empereur Charles Quint a composé cette seconde partie en Espagnol pour la joindre au Roland Furieux traduit dans la même langue par Jérôme de Urrea... Il est très difficile de joindre les deux parties du Roland furieux en espagnol, ce qui fait qu'il est beaucoup plus rare que l'original" (David Clément. Catalogue raisonné des livres difficiles à trouver. Göttingen, 1751. vol. II p. 69).

CORDOBA Antonio

Relacion del ultimo viage al estrecho de Magallanes de la fragata de S.M. Santa Maria de la Cabeza en los años de 1785 y 1786. Extracto de todos los anteriores desde su descubrimiento impresos y mss. y noticia de los habitantes, suelo, clima y producciones del estrecho. Trabajada de orden del Rey

Madrid Viuda de Ibarra, Hijos y Compañia 1788 in-4 veau brun, dos à nerfs orné de filets dorés [Rel. moderne, à l'imitation]

Portrait en frontispice, 3 ff.n.ch., XVI et 359 pp., 4 tableaux in texte (correspondant aux pages 71 à 74), 2 cartes et 2 plans hors texte. Sabin, 16765. Leclerc, 1971. Chadenat, 552. Édition originale, illustrée d'un portrait de Magellan et de 4 cartes et plans représentant le détroit de Magellan. Sans l'Appendice publié en 1793. "Ouvrage difficile à rencontrer avec la seconde partie" (Chadenat). Intéressante relation sur cette partie de l'Amérique du Sud. Elle contient les illustrations suivantes : Carta Esferica de la parte sur de la America Meridional, año 1788. – Carta reducida des estrecho de Magallanes, año 1788. – Primer plano de varios puertos del estrecho de Magallanes, levantados el año de 1786. – Segundo plano de varios puertos del estrecho de Magallanes, levantados el año de 1786. Précieux exemplaire ayant appartenu au capitaine de vaisseau Gaston de Rocquemaurel (1804-1878), second de Dumont d'Urville lors de l'expédition au Pôle Sud et en Océanie de 1837 à 1840, avec sa signature sur la page de titre.Beau spécimen de reliure à l'imitation du XVIIIème siècle

TABAC

Herbier réalisé avec les feuilles de plants de tabac de différentes régions du monde

Fin du XIXe - début du XXe siècle in-folio 3 vol., en feuilles, chemises de papier bleu, étiquettes de titres manuscrites sur les plats

4, 6 et 6 ff. de feuilles séchées sur papier quadrillé, encadrement et légendes à l'encre de Chine, carte manuscrite des régions concernées collées sur les chemises, pour les États-Unis et Java-Sumatra.La chemise consacrée aux États-Unis contient des feuilles de Maryland, Seed-Leaf, Kentucky et Virginie Brightness-Belt. Les deux autres sont dédiée aux tabacs des Indes Néerlandaises et aux tabacs d'Orient (Algérie, Bulgarie...).Bel ensemble en très bon état

FISCHER VON WALDHEIM Johann Gotthelf

Notice sur le Tettigopsis nouveau genre d'Orthoptères de la Russie. Programme d'invitation à la séance publique de la Société Impériale des Naturalistes, de Moscou pour la réception de son nouveau Président le Prince Dmitri Golitzin, Gouverneur général militaire de Moscou, Président de la Société Impériale d'Agriculture etc

Moscou Auguste Semen 1830 in-4 cartonnage de l'époque, dos de papier turquoise, titre manuscrit en long, lég. frotté

16 pp. et une planche hors texte en couleurs.A échappé à Nissen. Édition originale. Rare.Natif de Mayence, ami de Humboldt et élève de Cuvier, Grigori Ivanovitch Fischer von Waldheim (1771-1853) était professeur d’histoire naturelle à l’Académie de Moscou et directeur de son muséum. Il avait fondé, en 1805, la Société impériale des naturalistes de Russie. Il est enterré au cimetière allemand de Moscou

AÉROSTATION - BLANCHARD Jean-Pierre

Da habt ihr den Blanchard, den Luft-Ball und seinen Fallschirm in Versen!

S.l. 1786 4 pp. in-12 en feuilles

Curieuse ode en allemand au célèbre Blanchard.Le poète cite également Pilatre.Blanchard (1750-1809) avait acquis la célébrité dans le monde de l'aérostation en faisant pour la première fois la traversée de la Manche en ballon en janvier 1785, avec Jeffries. Audacieux mais vivant de réclame, cet aéronaute effectua au cours de son existence une soixantaine d'ascensions en ballon dont il organisait le spectacle, en vendant des billets par souscription. Rare et en parfait état de conservation

VIAS Balthasar de

Henricea Ad christianissimum Galliae et Navarrae Regem Henricum IV

Aquis Sextiis [Aix] Ex Typographia Iohanis Tholosani [Jean Tholosan] 1606 in-4 (16,5 x 23,5 cm) vélin ivoire souple, dos lisse orné de filets et de cinq lys dorés, titre manuscrit au dos, filets dorés encadrant les plats, armoiries dorées au centre, tranches dorées [Rel. de l'époque], dans une boîte moderne de maroquin bordeaux à dos lisse, doublée de moire verte, pet. travail de rongeur sur le 1er plat, mouill. marg. aux 3 premiers ff

Frontispice gravé, 2 ff.n.ch., et 176 pp.Cioranescu 66248. Ce recueil en vers, dédié à Henri IV, comprend, après un panégyrique, près de cent pages d'emblèmes, un épithalame et en fin de volume un poème astrologique (genethliacum) au Dauphin, futur Louis XIII.Seule édition, ornée, outre le frontispice avec encadrement surmonté du portrait d'Henri IV, de 4 curieuses planches gravées à l'eau-forte à pleine page dans le texte, relatives à Henri IV et à Louis XIII enfant (le roi Henri IV à cheval, le même au pied d'un arbre généalogique, celui-ci en Hercule gaulois (avant le poème nuptial) et enfin le Dauphin en pied auprès de son frère, le Duc d'Orléans au berceau, dont deux lions lèchent les mains). L'Hercule gaulois, avec la peau de bête et la massue, ses attributs traditionnels, symbolisait déjà dans les Emblèmes d'Alciat l'éloquence supérieure à la force. La bête tenue à la chaîne figure les passions domptées (celles du Vert galant) et les deux femmes assises à l'arrière-plan, la France et la Navarre.Balthazar de Vias, poète néo-latin né à Marseille en 1587, était avocat au Parlement de Provence et également féru de numismatique et d'astronomie. Il est mort en 1667, non sans avoir été nommé par Louis XIII, qu'il semble avoir connu enfant, gentilhomme de la chambre du Roi et conseiller d'État.Précieux exemplaire dans une élégante reliure de l'époque aux armes d'Henri IV (OHR 2492, fer n°2).Exemplaire cité par Olivier Hermal et de Roton. A figuré au Bulletin de la Librairie Morgand, dirigée par Édouard Rahir (janv. 1920 n° 640)

BORGNIS-DESBORDES Gustave

85 lettres autographes signées à sa famille

Versailles, Toulon, Saïgon 1868-1871 environ 550 pp., la plupart in-8 conservé dans une boîte moderne de papier gris foncé, pièce de titre noire

Dictionnaire de biographie française, VI, 1104-1105. Numa Broc, Dictionnaire illustré des explorateurs français du XIXe siècle, Afrique, pp. 40-41.Né à Provins en 1839, Gustave Borgnis-Desbordes fut admis à l'École Polytechnique en 1859, puis à l'École d'application de Metz d'où il sortit, en 1863, lieutenant d'artillerie de marine. Il fut alors affecté à Toulon. Promu capitaine en 1867, il servit à Paris avant de faire campagne en Cochinchine de février 1868 à mars 1871. Il revint ensuite à Toulon, à l'École de pyrotechnie, avant de servir à la direction de l'artillerie, puis à l'inspection générale de l'arme. Il effectua par la suite trois importantes campagnes dans le Haut-Sénégal et le Haut-Niger (1880-1883), prit part à la campagne du Tonkin (1884-1885), fut nommé, en 1890, général de division et inspecteur général de l'artillerie de marine, puis commandant supérieur des troupes françaises en Indochine en 1899. Il mourut à Hanoï en 1900. Ces lettres ont été écrites pendant la campagne de Cochinchine (1868-71) : appareillage de Toulon le 16 février 1868 à bord de la Seine, arrivée à Alexandrie le 28, visite de la ville puis du Caire, excursion aux Pyramides le 10 mars, départ pour Suez le 17 puis embarquement le lendemain sur la Sarthe, traversée de la mer Rouge, du golfe d'Aden et de l'océan Indien, arrivée à Saigon le 4 mai : installation, adaptation à la chaleur et à l'humidité, vie militaire, évocation de soulèvements en Cochinchine en juin 1868, inspection et manœuvres des troupes, rapports avec ses supérieurs, condamnation d'Annamites par un conseil de guerre, problèmes de santé (dysenterie), retour en France en septembre 1869, puis nouveau départ pour l'Indochine en décembre, avant de revenir à Saïgon le 27 février 1870. Le mois suivant, son colonel le met aux arrêts; sa maison est cambriolée, malgré la présence de six officiers, puis il est témoin, au mois de mai, d'actes d'insubordination chez les canonniers et évoque, en août, la guerre qui vient d'éclater entre la France et la Prusse. Parmi cette importante correspondance, 40 lettres sont adressées à sa mère, Louise Borgnis-Desbordes, 25 à sa sœur Claire (épouse d'Henry Lethier, ingénieur des Ponts et Chaussées), et 20 à ses frères, Ernest, Alexandre et Paul. Si la première lettre est datée de Toulon, du 19 janvier 1868, la plupart ont été écrites à Saigon entre mai 1868 et octobre 1870. Quelques-unes ont été écrites pendant la traversée, ou à Versailles, et la dernière est de Toulon, du 19 mars 1871. On joint une photographie le représentant à l'âge de 28 ans, au moment de son départ pour la Cochinchine (par Camille Rensch, photographe, 19 rue Royale à Paris), avec une carte de visite annotée, l'ensemble sous enveloppe de deuil, ainsi qu'une lettre autographe signée de son frère Ernest (Versailles, 12 décembre 1868, 2 pp. in-16). Extraits : 1868 : "J'ai été faire une excursion au Caire. J'ai parcouru les bazars célèbres de cette grande ville, j'ai visité la citadelle et sa grande mosquée, le puits de Joseph, le fossé où les Mamelouks ont été traîtreusement engagés et égorgés. J'étais accompagné d'un docteur de la Marine et du Substitut du Procureur Impérial, tous les deux aimables et joyeux compagnons... Nous quittions notre hôtel à six heures du matin et à dix heures nous étions aux pieds des Pyramides. Nous avons trouvé des Arabes qui sont là aux pieds de ces singuliers monuments, et qui vous empoignent pour vous faire monter absolument comme le feraient nos sergents de ville pour conduire un coupable récalcitrant; un Arabe vous prend la main gauche, un autre la main droite, un troisième pousse derrière, et un quatrième monte avec une gargoulette pour vous donner une goutte d'eau quand la fatigue et la sueur vous ont rendu le palais sec comme un four à plâtre. Nous avons gravi la plus haute des Pyramides, la pyramide de Chéops, qui a à peu près 152 mètres de haut... Enfin j'arrivai au sommet avec mes quatre Arabes, et après avoir aperçu gros comme des enfants mes deux compagnons qui étaient encore au 1/3 de la route, je me couchai ou plutôt je me laissai tomber par terre, épuisé par cette course fantastique faite trop rapidement…" (lettre 117-5, 14 mars, en rade d'Alexandrie). "Nous sommes au milieu de la Mer Rouge, la chaleur est étouffante, nous avons vent debout et nous remuons assez pour que la manœuvre du porte-plume soit assez difficile" (lettre 117-8, 29 mars, à bord de la Sarthe). "Le lundi 23 je vais avec un évêque, passager à bord, et un colonel d'infanterie, visiter un transport anglais, l'Euphrate. On ne peut imaginer comme les Anglais ont plus que nous le respect de la vie de leurs soldats et le sentiment du confortable… A bord de l'Euphrate on voit des infirmeries, des hôpitaux, des chambres à bains, installés avec luxe, propreté et beaucoup d'air. A bord de la Sarthe l'hôpital est dans la batterie, et les hommes malades asphyxiés par la chaleur et l'odeur de la machine et des cuisines sont dans les meilleures conditions possibles pour crever comme des chiens..." (lettre 117-9, 30 mars, Aden, à bord de la Sarthe). Saigon : "Je monte mon ménage un peu tous les jours, et j'espère arriver bientôt à être très convenablement installé. Je suis forcé d'avoir à faire aux Annamites et surtout aux Chinois qui accaparent presque tout le commerce. Les Chinois sont les Juifs de I'Asie. Le dialogue est quelquefois très amusant, le nombre de mots très limité, et par suite les nuances du langage disparaissent complètement. Ainsi, quand un Chinois veut vous faire payer un prix exagéré, pour lui dire qu'il n'est pas raisonnable, on lui parle ainsi : toi, voleur; et il répond : moi, pas voleur. Ils savent aussi le mot filou, et ils connaissent parfaitement la chose que ça veut dire..." (lettre 117-12, 11 mai, à la suite de la lettre du 12 avril). "Je me lève à 4h 1/2 ou 5 h à la lumière tous les jours, car comme adj. major je suis forcé d'assister à l'appel du matin, et d'organiser les manœuvres… Depuis lundi, c'est moi qui dirige l'éducation pratique de nos hommes; à 6 h précises une batterie attelée quitte le quartier, j'ai des mulets enragés attelés à mes voitures, et je fais faire à tout mon personnel des courses soignées jusqu'à 8 h du matin. A 8 h je rentre, je signe mon rapport de tous les jours, je signe ma comptabilité, je paye mes hommes quand c'est le jour de prêt, et je rentre me déshabiller. Je change de tout, car je n'ai pas un cheveu de sec... J'ai appris aujourd'hui la mort du fils du général Paté. Il faisait partie d'un poste qui a été massacré par les Insurgés, et le malheureux était nommé sous-lieutenant depuis 48 heures… Ce soulèvement n'aura aucune conséquence; hier le gouverneur a été informé par le cdt. de la colonne expéditionnaire que tout était entré dans l'ordre; nous n'avons à déplorer que la perte complète du personnel du poste qui a été surpris et qui se composait de 20 hommes et de 2 officiers... Nous jouissons d'ailleurs dans la Colonie d'une détestable réputation au point de vue politique. Bien des gens ne viennent pas dîner avec nous de peur d'être compromis. Il est vrai que les idées sont tellement avancées en général que moi, qui a toujours passé partout pour un révolutionnaire, je suis considéré ici comme un conservateur endurci et dangereux" (lettre 117-15, 4 au 25 juin). "Tu sais que la lutte me surexcite et produit dans tout mon être un développement momentané, mais très considérable, de ressort et d'énergie. Je me suis trouvé par la nature de mes fonctions en relations forcées avec le général d'infanterie commandant les troupes en Cochinchine. Nous nous sommes disputés de la plus belle façon au monde; j'ai mis le désordre dans toute une commission, mais j'ai réussi à être assez prudent pour en être quitte pour un magnifique sermon sur mon esprit d'opposition systématique... Tu as tort de croire mes promenades au loin dangereuses : nous sommes ordinairement cinq ou six à cheval ensemble et, sans aucune exagération, à coups de cravache nous ferions fuir au moins deux cents Annamites révoltés. Cette population n'est pas guerrière; elle a besoin d'une grande surexcitation pour arriver à se battre..." (lettre 117-22, 10 et 24 août). "J'ai été voir dernièrement un conseil de guerre jugeant des Annamites accusés d'avoir formé le complot de surprendre la citadelle, de brûler l'arsenal, de piller les magasins, etc. Ces braves gens défendaient leur pays : nous sommes ici par le droit du plus fort, et les jugements de nos conseils de guerre sont bien obligés d'avoir pour base que porter les armes contre nous, c'est se révolter contre l'autorité régulièrement établie… Bref, sur 14 accusés, onze ont été condamnés à avoir la tête tranchée. L'avocat était stupéfait; il avait défendu assez bien les accusés, mais avait cependant gardé ses arguments les plus décisifs et toute son éloquence pour la réplique. Mais le Commissaire impérial, qui était mon vieux capitaine d'artillerie de Brest, jugea inutile de lui donner l'occasion d'être aussi éloquent; et lorsqu'on lui donna la parole pour répondre à l'avocat, il déclara n'avoir rien à dire, ce qui forcément empêchait par cela même toute réplique…" (lettre 117-24, 10 septembre). 1869. Saïgon. "Il faut voir de près notre système colonial pour être bientôt convaincu que la France fait d'inutiles sacrifices pour ses colonies, tue ses hommes sous des climats affreux pour ne rien produire, diminue l'influence de notre drapeau au lieu de l'étendre... Ainsi la Cochinchine pourrait être pour la France une colonie admirable, le sol est aussi riche que celui du Bengale; le riz, le maïs, le paddy, le grahm, les fruits de toute nature, la soie, l'indigo, etc., suffisent pour faire de cette colonie française le pays le plus riche du monde. Nous sommes au milieu d'une population annamite d'un caractère timide, doux, mais peu laborieuse, peu industrieuse. Nous sommes entourés de Chinois, les Juifs de l'Asie, actifs, entreprenants, commerçants et industriels infatigables. Le peuple annamite accepte notre domination, il est abruti depuis longtemps par le despotisme, et peu lui importe quel est son maître. Il nous accepte même volontiers parce qu'avec nous il ne paye souvent l'impôt qu'une fois, et c'est plus économique qu'avec ses anciens Mandarins… Les Mandarins, les grandes familles dépossédées ne peuvent accepter et n'acceptent pas comme le peuple notre gouvernement. Ils voudraient bien susciter la révolte, recommencer la guerre. Il faut donc qu'avec les faibles forces dont nous disposons (3000 hommes au grand maximum) nous tenions en respect ces grands seigneurs, et pour cela il faut leur retirer tout pouvoir politique, nous mettre à leur place et leur montrer que là où nous sommes, ils ne sont plus rien. C'est l'inverse qu'on fait; on leur donne honneurs, dignités et fonctions, des croix d'officier de la Légion d'honneur et des commandements… Si nous voulions préparer la révolte, recommencer la guerre, y aurait-il un moyen plus infaillible d'y arriver ?" (lettre 128, 10 mars). "Une bonne dysenterie est venue troubler mon repos… J'ai maigri en huit jours d'une façon incroyable, et aujourd'hui, sous mes pantalons de I'École d'application, je mets sans me serrer une ceinture de flanelle, une chemise de flanelle, un caleçon et une immense ceinture de flanelle à la zouave. Tu vois que je suis devenu un émule de Don Quichotte. L'hôpital ici est un séjour terrible : les officiers sont dans une case en bois recouverte de feuilles sèches et la chaleur y est intolérable. Le médecin n'y entend rien; les remèdes même manquent…" (lettre 137, 5 juin). "La race chinoise est complètement rétive à toute conversion. A Cholen, près de Saïgon, il y a 80 000 Chinois, et malgré les efforts des Missionnaires, ces contrebandiers de la Religion, ces commerçants éhontés, il n'y a pas 10 Chinois convertis. Quant à l'Annamite, c'est beaucoup plus simple, ils sont tous voltairiens sans le savoir, et se moquent parfaitement de tout ce qui est culte, cérémonies et dogme. Ils sont catholiques, juifs, bouddhistes, comme on veut, ça leur est bien égal. Les conversions sont alors assez faciles avec quelques sous, mais leur valeur est minime" (lettre 143, 18 juillet). 1870. Saigon. "La nouvelle certaine de la déclaration de guerre entre la France et la Prusse est arrivée hier à Saigon. Il y a longtemps déjà que ce bruit courait en Cochinchine, et le 18 juillet on disait que la guerre était décidée. Comment pouvait-on le savoir ? Je l'ignore, et il y a vraiment quelque chose d'étrange dans la rapidité avec laquelle se propagent les funestes nouvelles… Ici notre cœur est serré, l'émotion est silencieuse, triste sans découragement. Savoir la France exposée à de tels périls et être là les bras croisés dans ce pays où l'on meurt aussi, mais sans l'émotion de la lutte, sans l'enthousiasme du succès ou la colère de la défaite… Moi, je cherche la guerre partout, et je ne puis la rencontrer..." (lettre 163, 5 août). "Les nouvelles télégraphiques se succèdent désastreuses; battue à Forbach, battue à Lunéville, battue à Nancy, l'armée française est refoulée sur Metz. Une grande bataille est imminente, fatale, nécessaire des deux côtés, elle a dû avoir lieu le 15 ou le 16 Août. Une dépêche non officielle est arrivée jusqu'ici; elle porte ces cinq mots sans ponctuation : Nancy occupé Prussiens victoire Metz. Qu'est-ce que cela veut dire ? J'ai peur de comprendre" (lettre 167, 27 août 1870). "Cette capitulation de Sedan est une infamie. Les généraux qui ont signé devraient passer en Conseil de guerre et être fusillés. On ne rencontre de pareils exemples de lâcheté que chez les peuples abrutis qui doivent bientôt disparaître. Heureusement ce n'est pas l'armée qui a fait cette infamie, mais ses généraux et notre Empereur, ce général de parade, qui a osé traîner dans la boue un nom qu'il n'a pas le droit de porter..." (lettre 169, 21 octobre)

MANUSCRIT MARINE

Marine, An 7. Etat Nominatif des Batimens de Guerre et tout rang, actuellement existants

Paris Ministère de la Marine 1799 4 ff. in-folio, dont un blanc, papier vergé

État nominatif complet manuscrit, parfaitement lisible, des bâtiments de la marine française en 1799, à la fin du Directoire, classé par vaisseaux (48), frégates (50), corvettes (42), bricks (14), lougres (10), cutters (16), avisos (12), demi-chebecs (6), goélettes (11), flûtes et gabares (14), chaloupes canonnières (25), bateaux canonniers (135) et bateaux construits pour la déserte et Angleterre (177).Le ministère de la marine est, sous le gouvernement du Directoire, particulièrement instable, notamment l’année 1799 voit se succéder trois ministres : Charles Joseph Mathieu de Lambrechts (du 4 au 7 mars), Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (par intérim du 7 mars au 2 juillet) et Marc-Antoine Bourdon de Vatry (du 2 juillet au 22 novembre). C’est à la suite du départ de l’expédition d’Egypte (19 mai 1798) que se dessine une crise maritime qui aboutira à la destruction par Nelson de la flotte française à Aboukir (1 août 1798).Les succès mitigés des Français en Orient coïncident avec le retour de Napoléon au Caire le 14 juin 1799 et son retour d’Orient à Paris le 16 octobre suivant. Le Coup d’État de Brumaire les 9-10 novembre 1799 place provisoirement Bonaparte, Sieyès et Ducos au pouvoir et, dès le 12 décembre, Bonaparte devient premier consul. C’est sous ce panorama militaro-politique que s’esquisse cet état de la Marine française, peu de jours avant la prise du pouvoir par Napoléon

MANUSCRIT - MARTI Fray Domingo

Memorias sobre [la vida y muerte de] XXVII venerables siervos de Dios, que en los años mil ochociontos [sic] treinta y ocho, treinta y nueve y cuarenta murieron por la Religion catolica en el Vicariato Apostolico, del Tun Kin Oriental

[Nam An 1841] petit in-4 de 6 ff. n. ch., 2 ff. n. ch. blancs et 117 ff.n.ch. (paginés avec erreurs) basane granitée, double filet à froid encadrant les plats, dos orné de roulettes et filets dorés, pièce de titre brune, tranches ébarbées (Victorio Arias, relieur à Madrid)

Précieuse copie manuscrite du célèbre mémoire resté inédit du père dominicain espagnol Domingo Marti (1811-1852), haut missionnaire et vicaire apostolique au Viet Nam, rédigé dans ces contrées en 1841, contenant la biographie et le récit des circonstances de la mort violente des vingt-sept martyrs catholiques victimes de la répression de l’empereur Minh-Mang, le « Néron de l’Indochine ». Ces faits constituent l’une des pages les plus sombres de l’histoire moderne du Viet Nam, et l’une des plus douloureuses de la présence occidentale dans ce pays.Ce document contient aussi des précieux renseignements sur les mœurs, les us et coutumes des vietnamiens, des détails sur leur système de justice et sur leur mentalité. Dépassant le cadre historico-religieux, ce manuscrit livre une foule de détails sur les stratégies politiques de Minh Mang face aux occidentaux et sur les luttes intestines entre le pouvoir impérial, le mandarinat, les seigneurs et la population.Notre exemplaire semble être celui cité par Palau y Dulcet, qui est décrit comme ayant « 250 pages » ; collationnement rigoureusement identique au présent manuscrit.Manuscrit établi dans les missions espagnoles du Viet Nam en 1841 et resté longtemps sur place dans la Maison des Dominicains du Tonkin Oriental. Parfaitement lisible, il a été rédigé à l’encre noire sur papier fin de Chine. L’introduction porte la signature autographe et le paraphe de l’auteur, le père Domingo Marti, ainsi que quelques corrections autographes de cet illustre prélat. Titre encadré d’un double filet gras et maigre et orné d’un fleuron allongé dessiné à la plume.Pour la rédaction de cet ouvrage le père Marti eut accès à des informations de première main livrées par des témoins oculaires et des documents originaux conservés dans les archives de son diocèse, outre les événements qu’il put constater lui-même. Dans ce vaste travail l’auteur présente tout ce qu’il a rigoureusement contrôlé et documenté, et il a soumis à des examens scrupuleux et dignes de la plus grande véracité tous les faits avancés. Il donne en guise d’introduction un précis sur l’histoire des missionnaires et des martyrs du Tonkin depuis 1627 jusqu’aux martyrs de 1837-1840.Le manuscrit contient la vie, la passion et le martyre des bienheureux, avec des renseignements biographiques très intéressants, classés comme suit : – Agustin Huy, soldat chrétien, scié par le milieu du corps le 13 juin 1839. – Nicolas Thé, soldat chrétien scié par le milieu du corps le 13 juin 1839. – Domingo Dat, soldat chrétien, étranglé le 18 juillet 1839. – Ignacio Delgado, espagnol, évêque de Mellipotamie, vicaire apostolique du Tonkin oriental, meurt en prison le 12 juillet 1838. – Domingo Henares, espagnol, évêque de Fesseite, décapité le 25 juin 1838. – Vincente Do Yen, prêtre, décapité le 30 juin 1838. – Francisco Chiêu, catéchiste, décapité le 25 juin 1838. – José Fernandez, dominicain espagnol, décapité le 24 juillet 1838. – Pedro Juan ou Thuan, prêtre, mort en prison le 15 juillet 1838. – José Uyên ou Nguyen Dinh Upen, catéchiste, mort le 4 juillet 1838. – Bernardo Duê, prêtre, décapité le 1er août 1838. – Domingo Hânh, dit Diêu, dominicain, décapité le 1er août 1838. – José Dang Dinh (Nien) Vien, prêtre, décapité le 21 août 1838.– Pedro Tu ou Thi, prêtre, et six de ses compagnons, dont François -Xavier Ha Thong Mâu, catéchiste, Domingo Bui Van Uy, catéchiste, Agustin Nguyen Van Moi, laïc, Esteban Nguyen Van Vinti, laïc, Tomas Nguyen Van Du ou Dé, tailleur, tous décapités le 19 décembre 1839. – Domingo Tuoc, prêtre, assassiné le 2 avril 1839. – Francisco Tomas Du, prêtre, décapité le 26 novembre 1839. – Domingo Nguyen Van (Doan) Xuyen, prêtre, décapité le 26 novembre 1839. – Agustin Dien, catéchiste, égorgé, en novembre (?) 1839. – José Do Quang Hien ou Haon, prêtre, décapité le 9 mai 1840, frère d’Antonio Nguyen Huu Nam Quynh, laïc, décapité le 10 juillet 1840.– Tomas Toan ou Thieu, catéchiste, mort le 27 juin 1840. – Domingo Trach Doai, prêtre, décapité le 18 septembre 1840. – Un enfant, fils d’Augustin Huy, étranglé en juin 1838.Ces bienheureux font partie d’un groupe de soixante-quatre martyrs morts entre 1798 et 1853, béatifiés le 27 mai 1900 par le pape Léon XIII. Ils constituent le groupe de cent-dix-sept martyrs du Viet Nam canonisés par le pape Jean-Paul II le 19 juin 1988.Parmi ces bienheureux, on comptait dix prêtres français des Missions étrangères de Paris, onze dominicains espagnols, quatorze religieuses, et le plus lourd tribut payé par quatre-vingt-seize vietnamiens.Le père Domingo Marti, frère de l’Ordre des Prêcheurs en 1827, est né à Morella (Castellon de la Plana), en Espagne, en 1811. Le 14 mai 1828, en compagnie de dix-sept autres frères, il part de Cadiz à bord de la frégate « Socorro » vers Manille, où il débarque le 24 octobre de la même année. Nommé prêtre en 1834, il est envoyé en 1837 à Cagayan, aux Philippines, puis la même année au Viet Nam. Le pape Grégoire XVI signa un bref pour sa nomination de vicaire apostolique en 1845, fait effectif sous le pontificat du pape Pie IX, en 1847. Monseigneur Marti est ensuite promu à la Mission du Tonkin Central, au Viet Nam, puis la même année il prend le titre d’évêque titulaire de Tricomia (Palestine). C’est en 1848, en qualité de vicaire apostolique du Tonkin Central, au Viet Nam, qu’il essuya les très violentes persécutions contre les catholiques de la part des autorités vietnamiennes. Le père Marti, dit Dua Thay Gia en tonkinois, est mort à Hong Kong dans la Maison de missionnaires français ad exteros lors de son retour vers Manille le 26 août 1852. Il est auteur de quelques ouvrages et rapports épistolaires sur les martyrs massacrés en Extrême-Orient, dont le plus important est Memorias sobre XXVII venerables siervos de Dios, que en los años mil ochociontos [sic] treinta y ocho, treinta y nueve y cuarenta murieron por la Religion catolica en el Vicariato Apostolico, del Tun Kin Oriental, rédigés en 1841 et restés manuscrits. Le père Marti rédigea aussi un Año Cristiano en langue tonkinoise, avec les vies des saints de son ordre, resté également inédit.Histoire et politique du Viet NamCet ouvrage sur les martyrs du Tonkin s’inscrit dans une longue lignée d’événements historiques et socioculturels du Viet Nam. Le Tonkin a été sous domination chinoise depuis les débuts du premier millénaire jusqu’à l’année 939, date à laquelle le général Ngô Quyên (897-944) prend le pouvoir devenant le premier roi du Viet Nam, libérant en même temps son pays de la domination chinoise et fondant la dynastie Ngô. Le pays sera gouverné par des vice-rois en permanente guerre fratricide, les Douze Seigneurs, depuis la mort de Ngô Quyên en 944, jusqu’à l’année 968, date à partir de laquelle le Viet Nam sera gouverné par Dinh Bô Linh, le premier empereur du Dai Cô Viêt, l’ancêtre du Viet Nam. Cet empereur, au trône de 968 jusqu’à son assassinat en 979, est le fondateur de la dynastie des Dinh. De 980 à 1009, le pouvoir est contrôlé par la dynastie Lê antérieure, les Nhà Tiên Lê, célèbres pour avoir mis en échec l’invasion chinoise des Song. Trois dynasties vernaculaires, la Lê antérieure, la Ly et la Tran, garderont le pouvoir jusqu’au commencement du XVe siècle. Les chinois reprirent à nouveau le pouvoir pour une période brève. Issu de la dynastie Lê postérieure, qui donnera une succession de rois de 1428 à 1788, avec quelques interruptions, Soï, chef du parti national, après une longue guerre de dix ans qui coûta la vie à 300 000 chinois, selon les sources, obtint une indépendance relative pour son pays, néanmoins il est contraint de verser un tribut en fruits payé tous les trois ans. En 1523, Lê Du détrône son beau-père, le roi Coung Hoan, et inaugure la dynastie des Mac. Les horribles exactions du fils et successeur de celui-ci permit aux partisans des Lê d’asseoir un membre de cette dynastie sur le trône. Le clan des Mac se replia avec ses roitelets sur le petit royaume de Cao Bang, dans les montagnes au nord du Tonkin. Les Lê et leur famille vont régner sur le Tonkin quasiment jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, avec une autorité relative car le pouvoir était entre les mains de la famille Trinh, qui donnait les Chua ou Seigneurs, vrais Maires du palais. Parallèlement, et dès le XVIe siècle, des déportés politiques du Tonkin en Annam prirent leur indépendance et formèrent sous la direction de la famille Nguyên le royaume de Cochinchine, qui comprenait les provinces de ce nom, le Cambodge et l’Annam à l’Est. Le pouvoir du Tonkin prit acte des faits moyennant une suzeraineté nominale. À la fin du XVIIIe siècle, la révolte des montagnards des contrées occidentales du Tonkin, sous le nom de Tay Son, déclarèrent la guerre aux Lê et aux Nguyên. Le dernier des Trinh ou Maires du palais, ne contrôlant plus la situation, se suicida, et le dernier des Lê s’enfuit en Chine où il disparut. Nguyên Phuc Anh, rejeton de Nguyen Phuc Luan, dernier roi de Cochinchine, se cacha dans les montagnes après que toute sa famille fut exterminée, où il connut la misère et la faim. Le rétablissement de cette dynastie sur le trône de la Cochinchine fut possible grâce à l’intervention providentielle de son vicaire apostolique, Monseigneur Pierre Pigneau de Behaine (1741-1799), qui prêta secours au jeune prince et qui emmena plus tard un fils de celui-ci à Versailles, Nguyên Phuc Canh, pour demander de l’argent et des hommes à la France. Le clan Tay Son fut chassé du trône et Nguyên Phuc Anh (1762-1820) reconquit son royaume et celui du Tonkin, devenant le fondateur de la dynastie impériale des Nguyên et le réunificateur du Viet Nam. Prenant le nom de Gia Long il fut proclamé empereur d’Annam le 31 mai 1802. Durant son règne, il donna de très nombreuses marques de reconnaissance à l’Église catholique et à Monseigneur Pigneau de Béhaine – grâce à qui il avait pu monter sur le trône – et le recommanda vivement à son fils Minh Mang, connu plus tard sous le nom de « Néron de l’Indochine ». C’est ce même Minh Mang, qui oubliant la gratitude paternelle, se transforme en sombre et féroce persécuteur des chrétiens jusqu’à la fin de son règne en 1841. Son successeur fut son fils aîné, Thiêu Tri, qui règne de 1841 jusqu’à sa mort en 1847 ; puis son petit-fils, Tu-Duc, au trône de 1847 à sa mort en 1883. Ils ont tous été les « adversaires ombrageux, impitoyables, de la propagande catholique » (H. Gautier). Puis vint l’empereur Duc Duc, le cinquième souverain de la dynastie des Nguyên, qui ne règne que trois jours, du 20 au 23 juillet 1883. Il fut suivi enfin par Hiêp Hoà, sixième empereur issu de la dynastie des Nguyên, qui règne de juillet à novembre 1883, assistant impuissant à la défaite de son pays face à la marine française lors de la bataille de Thuan An, le 20 août 1883. Signataire cinq jours plus tard du traité de Hué, qui faisait du Viet Nam un protectorat de la France. Hiêp Hoà acculé, se suicide le 29 novembre 1883.Évangélisation du Viet NamLa première mission des Jésuites en Cochinchine fut établie par le père Francesco Buzomi, de Naples, qui en compagnie du père portugais Diego Carvalho, mis le cap depuis Macao et arriva le 18 janvier 1615 à Da Nang, le cœur plein « de la belle espérance qu’on pouvait avoir de convertir ce royaume ». Dès leur arrivée, ils préparèrent et baptisèrent dix catéchumènes, ce qui conforta les missionnaires dans l’espoir de convertir les populations de ce grand royaume.Le premier Jésuite qui entra au Tonkin fut le père Antonio Marquez en 1626, suivi dès l’année suivante par le père Alexandre de Rhodes, d’Avignon. Le roi Vin Tho leur concéda la liberté de prêcher le christianisme dans ses États et de bâtir une église dans la capitale, qui profitait de l’acceptation des mandarins. Rapidement, les bonzes et les courtisans voyant le succès de la religion nouvelle demandèrent l’expulsion des missionnaires. Le père de Rhodes connut le même sort en Cochinchine, et alla ensuite à Rome pour soumettre à la Curie son idéal apostolique pour les peuples de l’Extrême-Orient. Il se rendit ensuite en France avec l’objet de trouver des ressources pour les missions ; il prêcha et fit des conférences à Paris auprès des étudiants en droit et en médecine communicant avec succès son zèle évangélisateur. C’est de ces conférences et de cet auditoire qu’est née la « Congrégation des Missions Etrangères ». C’est de là qu’est issu François Pallu, nommé par le pape Alexandre VII vicaire apostolique du Tonkin en 1658. Celui-ci arriva à Siam en 1664, sans jamais atteindre le Tonkin, nonobstant le père Pallu prépara plusieurs Annamites au sacerdoce. Les dominicains des Philippines, accompagnés d’autres missionnaires, commencèrent à nouveau l’évangélisation du Tonkin, encore sans succès, car au terme de trois ans ils furent arrêtés, cangue au cou et expulsés. Seul le père Juan de Santa Cruz, en se cachant, continua l’évangélisation jusqu’en 1681 où le père milanais Raimondo Lezoli vint lui prêter main forte avec sa foi et ses connaissances en médecine, ce qui s’avéra fort utile dans ces contrées. Par la suite, il sera le premier évêque dominicain au Tonkin. Durant douze ans ils furent les seuls missionnaires dominicains au Tonkin bâtissant soixante-dix chapelles et baptisant plus de 18 000 personnes. À partir de 1693, de nombreux évangélisateurs vont venir au Tonkin gagnant à la foi chrétienne plus de 20 000 fidèles en 1701 et plus de 60 000 en 1750.La Congrégation de Propaganda Fide, dans un décret du 1er août 1757, stipule que la moitié du Tonkin, à l’orient du fleuve Rouge, serait confié aux dominicains, dont le vicaire apostolique de cette Mission serait le père Santiago Hernandez. Nommé en 1758, il est arrivé au Tonkin le 12 mars 1763. À cette époque, on trouve au Tonkin des missionnaires Dominicains, Jésuites, Franciscains, Récollets et des Pères des Missions Étrangères.Contexte politique et religieux du massacre des MartyrsCe fut le zèle du mandarin Trinh Quang Khanh, surnommé le « Boucher des missionnaires », gouverneur de la province de Nam Dinh depuis 1836, qui désireux de plaire servilement à l’empereur, n’accepta pas les critiques qu’il essuya sur la pratique de la religion catholique dans sa province lors d’une visite qu’il fit au roi à Hué, siège du pouvoir impérial, en novembre 1837. Au retour dans sa province une véritable chasse à l’homme commença, on chercha partout les missionnaires, notamment les européens, avec l’aide d’espions et de soldats. Tous les lieux et les objets de culte furent saisis et confisqués, brûlés ou saccagés. Le père « indigène » Joseph Viên prit un émissaire parmi ses catéchistes locaux pour faire parvenir quelques lettres au vicaire et à cinq autres religieux. Lorsque celui-ci traversait le village de Rem Bon, en proie aux profondes rivalités entre chrétiens et païens il fut reconnu comme catholique et traduit devant un tribunal. En effet une querelle s’était élevée entre ces villageois et les chrétiens à cause d’une sorte d’impôt ou quote-part que ces derniers devaient verser pour le service du culte païen. Les chrétiens avaient obtenu gains de cause dans un procès et étaient exempts de cet impôt, selon aussi un accord avec l’ensemble des autorités locales. Malgré les démarches entreprises pour libérer le catéchiste et son compagnon, en allant même jusqu’à soudoyer la soldatesque, les catholiques avec l’aide d’intermédiaires ne purent rien obtenir. Un chantage fut opéré par les locaux : ils exigeaient que les chrétiens de leur village renonçassent à l’ancien accord les exonérant de payer le tribut au culte païen. Devant le refus des catholiques, ils remirent leurs prisonniers et les lettres ayant soulevé ce litige au mandarin principal le 19 avril 1838 de sorte à pouvoir continuer à instruire le procès. Après un interrogatoire infructueux, les mandarins conclurent qu’il fallait bruler les lettres sans en faire part au roi, car dans les rapports qu’ils adressaient à l’administration royale ils assuraient que la situation dans leurs provinces était sous contrôle, et que les missionnaires européens étaient retournés dans leurs pays. Le mandarin principal voulant sauver sa tête passa outre la volonté de ses pairs de moindre pouvoir et le 13 mai 1838 il envoya les lettres et les rapports des déclarations à l’empereur. Ces lettres, destinées a des Européens et à des Tonkinois, ne contenaient aucun mot vexatoire contre quiconque, encore moins contre le roi. Elles servirent cependant de prétexte pour aggraver la situation et Trinh Quang Khanh consacra toute son énergie à la persécution des missionnaires et à l’éradication de la religion catholique. Le 25 mai 1838 arriva un rescrit impérial menaçant les mandarins de la privation de tous leurs droits et d’encourir le sort et les châtiments réservés aux catholiques s’ils ne prenaient pas tous les pères européens et tonkinois. Pour l’exécution de ce commandement, huit mille soldats furent mis à la disposition des mandarins pour capturer en moins d’un mois tous ces malheureux religieux et les sommer de piétiner la croix et les saintes images. Un mandarin ad hoc, Lê Van Duc, fut nommé le 2 juin 1838, porteur des instructions royales dans ce sens.Sobre reliure espagnole de Victorio Arias. Le relieur madrilène Victorio Arias y Lopez Izquierdo (1856-1935) ouvrit son atelier en 1885, après avoir fait son apprentissage chez Antonio Gil, Miguel Ginesta et Carlos Garcia. Il eut plusieurs adresses successivement, dont la dernière fut celle de la rue Mayor, n° 76, où il exécuta la reliure de ce manuscrit. Arias a travaillé pour la Maison royale ainsi que pour plusieurs bibliophiles et libraires espagnols. Ex libris manuscrit de l’époque sur le titre : « Ex Libris Ordin[nis] Praed[icatoris] Tunk[inensis] Or[ienta]lis » et cachet de la « Biblioteca del Colegio de Santo Tomas de Avila » du début du XXe siècle

VIN]. BASSI Agostino

Nuova maniera di fabbricare il vino a tino coperto senza l'uso di acuna macchina

Lodi Gio. Battista Orcesi 1824 petit in-4 (14 x 21,3 cm) broché, couverture muette, papier vermiculé vert

46 pp. et 1 f.n.ch.Manquait à la collection Kilian Fritsch. Rare.Quelques annotations manuscrites marginales au crayon noir

YNIGO C. T. , de N.

Vocabulario Japonés

Tokyo Z.P. Maruya & Co, (Maruzen Kabushiki Kwaisha) 1897 in-18 percaline souple vert foncé de l'éditeur, dos lisse, titre en lettres dorées en long au dos et sur le premier plat, traces de mouillure sur le second plat, qqs rouss. en fin de vol

1 f.bl., 2 ff.n.ch., 139 et 71 pp., 3 ff.n.ch. et 1 f. bl.Avait échappé à Cordier. Palau 337960. Édition originale du premier vocabulaire espagnol-japonais, suivi de leçons de japonais qui furent également publiées à part.Très rare impression de Tokyo

BEAUHARNAIS Eugène de

Lettre signée à Cuvier

Milan 31 mai 1808 in-4, dans une chemise cartonnée noire filigrane à ses nom et titre de vice-roi d'Italie

Eugène de Beauharnais (1781-1824), fils de Joséphine et fils adoptif de Napoléon I, vice-roi d'Italie, envoie à Cuvier "l'exemplaire... d'une nouvelle édition polyglotte de l'oraison dominicale comme un témoignage particulier des sentiments d'estime que je vous porte. Cette édition a été faite par le célèbre typographe Bodoni. Elle m'a paru si belle que je l'ai acquise toute entière...".Cette célèbre édition de l'Oratio Dominica avait été publiée en 1806. Le prologue était imprimé avec les caractères Bodoni et l’ouvrage dédié au prince Eugène de Beauharnais qui en avait financé la publication. Contenant la traduction en 155 langues du Notre Père, il était alors le plus vaste catalogue de caractères typographiques jamais publié.Giambattista Bodoni (1740-1813), génial graveur, imprimeur et typographe italien, travaillait à Parme; le caractère auquel il a donné son nom, affirmant un grand contraste entre les pleins et les déliés, constituait une innovation de taille. Créant quelques 143 types de caractères et publiant près de 1.400 éditions de classiquesgrecs, italiens et français, Bodoni a porté son art au plus haut degré de la perfection. L’Empereur lui-même le gratifia en 1810 d’une pension de 3.000 francs

Relaçao

Relaçao de hum novo descobrimento

[in fine:] Lisboa 1758 in-4 cart. papier marbré moderne

8 pp.Édition originale de ce voyage imaginaire qui décrit la découverte, par un navire français de Dieppe faisant route vers le Canada, d'une île inconnue, avec des détails sur ses habitants, leur langue, leurs activités, leur gouvernement, etc. Très rare

PLINE LE JEUNE

C. Plinii Caecilii secundi novocomensis, Epistolarum Libri X. Eiusdem Panegyricus Traiano dictus. Cum Commentariis Joannis Mariae Catanaei...

[Genève] Paulus Stephanus 1601 3 parties en 1 vol. in-4 maroquin citron, dos lisse et plats entièrement ornés d'un fin décor composé de branchages, fleurs, filets et médaillons dorés, armoiries dorées au centre des plats, tranches dorées [Rel. de l'époque], rest., qqs défauts int., 1 f. taché d'encre

1 f.bl.14 ff.n.ch., 646 pp., 1 f.bl., 14 ff.n.ch. (index); 4 ff.n.ch., 168 pp.; 151 pp.Pas dans Brunet ni Schreiber The Estiennes.Rare édition de Genève, due à Paul Estienne (1566-1629) qui, établi en cette ville en 1599, y donna, à la suite de son père, Henri, d'excellentes éditions de textes grecs et latins. La marque de cette dynastie d'éditeurs figure sur la page de titre avec sa devise Noli altum sapere (Ne cède pas à l'orgueil).Les dix livres de la correspondance de Pline sont suivis du Panégyrique de Trajan et, en dernière partie, de celui de Maximien et Constantin. L'ouvrage est enrichi de précieux commentaires de l'humaniste Giovanni Maria Cattaneo (14 - 1529?).Pline le Jeune, qui en a été un témoin direct, décrit l'éruption du Vésuve de 79, près de trente ans plus tard, dans deux lettres à Tacite (pp. 368 et suivantes de la présente édition).Le premier feuillet blanc porte une inscription manuscrite signée Antoine Perrin, préfet des études, qui décerne cet ouvrage à un élève du Collège Jésuite Henri le Grand à La Flèche, comme deuxième Prix de Version latine, le 31 août 1619. Quelques annotations manuscrites dans le texte.Bel exemplaire, en reliure de l'époque, aux armes de Guillaume Fouquet de La Varenne (1560-1616), bienfaiteur et donateur, ici posthume, du célèbre Collège des Jésuites à La Flèche. Très en faveur auprès d'Henri IV, "ce fut lui qui eut la principale part au retour des Jésuites en France, et en ce magnifique établissement qu'ils ont à La Flèche, dont il partagea la seigneurerie avec eux. Il s'y retira à la mort d'Henri IV, très riche, et vieux, et y vécut fort à son aise" (Saint-Simon Mémoires)

RIVAN Antoine

La Composition et practique de la ligne geometrique. Le plus simple, facile, & commode de tous les Instruments encores inventez, pour sçavoir cognoistre la mesure de toute distance : En l’usage de laquelle est rapporté tout ce qui peut servir à l’Art Militaire par la practique de la Geometrie

Paris Denys Langlois 1619 petit in-4 demi-veau brun, dos finement orné, pièce de titre rouge [Rel. moderne], accroc au titre

8 ff.n.ch., 28 pp. Édition originale rarissime de cet opuscule et premier ouvrage d’Antoine Rivan, dévoilant un nouvel instrument de mesure de sa propre invention. Il donne l’explication et l’usage de celui-ci, un ancêtre des règles de calcul de distances, des compas à usage géométrique et de plusieurs appareils de levés topographiques comme le quart-de-cercle terrestre de l’abbé Picard.La « ligne geometrique » est un instrument formé de trois règles, dont une « fiduciale », fixées par une « pinule » transversale à la hauteur d’un tiers de leur longueur, le tout soutenu par un pied. Elle sert à la pratique des angles « couchez », et constitue un complément primitif au célèbre cercle hollandais, au graphomètre, à la planchette et à l’alidade des topographes.Médecin, mathématicien et inventeur originaire de Carpentras, Antoine Rivan (15..-16..) s’est occupé de problèmes liés à la « trisection » de l’angle ou de sa division en trois parties égales dont il affirme avoir trouvé la démonstration. Ses recherches sur la géométrie, science de la grandeur immobile, l’ont conduit à s’intéresser en particulier à la géométrie pratique et à ses applications dans l’art militaire. Rivan est auteur de quelques ouvrages, notamment De Anguli rectilinei divisione in tres aequales demonstratio geometrica (Paris, D. Langlois, 1623) ; L'art de fortifier les places regulieres & irregulieres. Ensemble la maniere de practiquer et tracer sur le terrain, les forts, forteresses, et les fortifications autour de toutes sortes de places. Oeuvre que personne n'avoit encores entrepris (Paris, P. Gaillard, 1628), dédié au cardinal de Richelieu, et à la même date, à Paris, chez Pierre Pic, réédité par ce dernier en 1636.Parfaite reliure à l'imitation des reliures du XVIIème siècle

Disegno

Disegno del vasto Stendardo Maggiore del Turco, quale si retrovava in mezzo l esercito sono Barcan nell'Ungheria a forza d'Armi levato dall' Invitissimo Gio: III Re di Polonia, e da S.M. si manda al presente in Roma all'Em° Sigr Card: Altieri, accio lo faccia appendere, ad perpetuam rei memoriam, alla Sa Casa di Loreto. Adiis Maggio 1684 si ritrova in Venetia nella Casa dell Ill.mo Signr. Baron Tassi, & è stato Spegato in Collegio Veneto

[Venise vers 1684] 1 f. manuscrit de 31 x 21,5 cm lég. traces de plis et pet. mques dus à l'action de l'encre

Rare dessin original à la plume représentant le Grand Étendard de l'armée turque, conquis en 1683 par Jean Sobizeski, roi de Pologne, au cours de la bataille de Barcan (Hongrie).Ce précieux étendard tissé d'or et d'argent, représenté ici au milieu du texte, avec son décor de soleils, d'étoiles et de croissantes de lune, fut offert par le roi de Pologne au cardinal Altieri, neveu adoptif du pape Clément X. Il fut exposé au mois de mai 1684 au Collegio Veneto, institution vénitienne pour les artistes et les médecins, fondée en 1616.Ce dessin fut vraisemblablement réalisé à l'occasion de cet événement.Bel exemplaire

LAMÉ Gabriel

Théorie de l'escompte incertain Manuscrit

[Paris ?] 1854 in-4 en feuilles, conservé dans un étui-chemise moderne demi-chagrin noir

10 pp., plus une L.A.S. de 1/2 p. in-4, datée 29 Xbre 1854.Dictionary of Scientific Biography pp. 601-602.Important manuscrit du mathématicien Gabriel Lamé (1795-1870), certainement adressé au grand probabiliste et statisticien Irénée-Jules Bienaymé (1796-1878), professeur de probabilités à la Sorbonne jusqu'en 1851.Lamé avait, à cette date, obtenu la chaire de Calcul des probabilités à la Faculté des sciences de Paris.Saint-simonien convaincu, il faisait partie de cette génération de Polytechniciens persuadés de la nécessité d'un enseignement scientifique de qualité.Ami de Clapeyron, il enseignera avec lui durant onze années à Saint-Pétersbourg (1820-1831) pour y former les élèves de l'École des voies de communications. Le tsar Alexandre Ier leur confiera plusieurs grands projets de viabilité en Russie, dont la construction de ponts suspendus.Nommé à son retour professeur à l'École Polytechnique il participera également à l'étude du tracé de la ligne de chemin de fer Paris-Le Pecq, en qualité de membre, avec beaucoup d'autres saint-simoniens, de la Compagnie de Chemin de Fer de Paris à Saint-Germain.Les 10 pages de cette "8e leçon - Théorie de l'escompte incertain" sont donc soumises à son "Camarade".... "maître en probabilités, maître en matière de finances"..., exposant "ces idées maladroites remu(a)nt un sujet neuf et mûr .... dont l'opportunité est flagrante".Sa théorie étant exposée sur près de dix pages, Lamé conclut, non sans avoir évoqué "le crime de l'usure":"Notre théorie de l'escompte incertain est donc viable; n'eut-elle pour résultat que d'appeler l'attention des contractants sur les chances qu'ils peuvent courir, en signant une transaction, et de les amener à estimer, et non mépriser, le calcul des probabilités, ce serait déjà beaucoup"...Il conclut sur l'intérêt pratique de son exposé et sur "l'influence que les probabilités ont sur l'évaluation des capitaux, sur leur échange, leur transformation, sur la sûreté de leurs placements et conséquemment sur leur accumulation".Précieux document provenant du fonds Bienaymé

MOTTEZ Adolphe-Lucien

Réflexions sur des points de météorologie

Paris-Nancy Berger-Levrault 1884 In-8 broché

15 pp.Un seul exemplaire au CCF (BnF). Très rare extrait de la Revue maritime et coloniale. Entré dans la marine en 1837, Adolphe-Lucien Mottez (1822-1892) la quitta en 1884 avec le grade de contre-amiral. Il était le frère du peintre Victor Mottez (1809-1897).Envoi autographe de l'auteur à Le Vire

SALUTIO Bartolomeo Cambi da

Minerae seraphicae Seu Inventores divini amoris

Cologne Ioannus Crithius 1619 in-12 vélin ivoire souple à recouvrements, dos lisse portant le titre manuscrit, armoiries en noir au centre des plats, tranches rouges, lacets jaunes et bleus [Rel. de l'époque], fortes rousseurs, cachets

498 pp.Édition originale (?) posthume.Bartolomeo Cambi da Salutìo (1558-1617) avait pris l'habit franciscain en 1575. Familier de la tradition théologique de l'Ordre et en particulier de la pensée de Duns Scot, il était aussi un tenant de la tradition poétique et mystique dont il irriguait ses prédications et qui marqua la riche production littéraire de ses dernières années. "I numerosi scritti che si richiamano variamente all'amore divino (Inventione d'amore...) ridondanti di immagini erotiche e sensuali" (Adriano Prosperi Dizionario Biografico degli Italiani vol. 17 1974). Exemplaire en vélin de l'époque portant, sur le premier plat, les armes des Fugger-Kirchberg-Weissenhorn (Bavière), "famille qui a fourni plusieurs bibliophiles remarquables" (Guigard II, 227). Le second plat est orné de l'emblème de l'ordre de Saint-Jacques de l'Épée (Santiago de la Espada), ordre religieux et militaire portugais.Il pourrait s'agir de l'exemplaire d'Othon Henri Fugger, comte de Kirschberg et de Wessenhorn (1592-1644), cité dans Le Mausolée de la Toison d'Or (Amsterdam, Henry Desbordes, 1689, pp. 367-368).Cachets du Grand Séminaire de Grenoble

ROMIEUX Henry Oscar

[Vue de Tahiti]

[Tahiti vers 1850] dessin au crayon noir sur papier beige (21,7 x 31,4 cm)

Dessin original à la mine de plomb réalisé sur le motif par l'orientaliste Henry Oscar Romieux (1826-1908): - Paysage de Tahiti: esquisse non signée, non datée, mais une autre version de cette vue de village est connue, signée par Romieux et portant la mention "Nouttiua" (?).Les vues originales de cette région sont rares

GIACINTA

Giacinta Marescotti S. Romana del Terz'Ordine di S. Francesco morta in Viterbo nel monastero di S. Bernardino sotto la cura e governo de' PP. Minori osservanti l'anno 1640 di sua ettà 55

[Rome] s.d. [vers 1800] in-folio (40 x 31 cm) en feuille, avec une fine bordure en dentelle de métal doré

Gravure sur soie par Salvatore de Franceschi, représentant la sainte en prières devant la Croix tenue de la main gauche, le coude posé sur un livre, avec un crâne à ses pieds, attributs traditionnels de la dévotion au sacrifice du Christ.Joint : S. Giacinta Mariscotti V[ergine], nobile Romana del Terz'Ordine di S. Francesco nata nel 1585, morta nel 1640. Canonnizzata nel 1807. Il di cui corpo si venera in S. Bernardino della città di Viterbo. Rome, Secundo Bianchi, s.d. [1807], pet. in-folio (37 x 25 cm), en feuille, avec une fine bordure dentellée de métal doré. Gravure sur soie représentant la sainte en médaillon, prenant allégoriquement son envol entourée d'angelots dodus lui présentant une croix.Née aux environs de Viterbe, Giacinta Marescotti passa du statut de jeune femme frivole contrainte de demeurer au couvent San Bernardino en conséquence d'une union manquée, à celui de moniale exemplaire, confite dans les macérations, la pénitence et la fondation d'oeuvres de charité. Elle demeure très vénérée à Viterbe, qui fêta en 2007 le bicentenaire de sa canonisation par Pie VII (fête fixée le 30 janvier, dies obitus de la sainte)

SIGNAUX D'ESCADRE

Signaux de reconnoissance pour tous les jours de la semaine

S.l. [Toulon] s.d. [1758] in-4 en feuille

[3] pp., formulaire imprimé, renseigné et signé à la main.Absent de Polak. En soi, et dans sa version seulement imprimée, ce genre de documents, d'un usage courant dans la marine de l'époque, a peu survécu ; on en trouve cependant ici ou là quelques exemplaires conservés dans des recueils de notices sur les signaux.Mais notre exemplaire a été rempli à la main pour servir de directives ; il est signé "A bord du Foudroyant le 1er février 1758. Duquesne". Il s'agit de Michel-Ange Duquesne de Menneville (1700-1778), neveu d'Abraham Duquesne, et dont le vaisseau amiral fut le Foudroyant pendant la Guerre de Sept ans. Lancé en 1750, ce vaisseau de ligne de 80 canons, porta La Galissionière à la bataille navale de Minorque en 1756. La date permet de préciser exactement le contexte de notre écrit, qui en acquiert une saveur particulière : Duquesne avait, en ce début de 1758, reçu le commandement d'une petite escadre de trois vaisseaux chargée de sortir de la rade de Toulon pour secourir la flotte de La Clue-Sabran bloquée par les Anglais dans le port de Carthagène. Mais les trois vaisseaux furent capturés par l'escadre de 10 navires sous le commandement de l'amiral Osborn, le 28 février 1758, Duquesne fut fait prisonnier, et Le Foudroyant passa au service de la Royal Navy dès 1759 (il ne fut désarmé qu'en 1787)

HARTE Francis Bret

The Heathen Chinee, illustrated by Joseph Hull

Chicago The Western News Company s.d. [vers 1870] in-8 en feuilles, chemise enveloppe imprimée

9 planches de caricatures lithographiées et légendées chacune d'un poème.Aucun exemplaire au CCF. Première version séparée de Plain language from truthful James, qui parut d'abord sous forme d'article dans The Overland monthly en septembre 1870. Il s'agit au départ d'une satire féroce contre les préjugés raciaux des travailleurs d'origine irlandaise à l'encontre des émigrants chinois très nombreux sur le territoire, et en compétition pour la construction du chemin de fer, mais l'opuscule fut interprété à rebours, comme une moquerie des dits immigrants. Pourtant l'écrivain et poète juif Francis Brett (Bret) Harte (1836-1902) était opposé depuis longtemps à toute forme de discrimination raciale et il s'était déjà fait connaître par sa violente dénonciation du massacre des Indiens Wiyot à Tuluwa en février 1860. C'est cette utilisation détournée qui fit dire à l'auteur un peu plus tard qu'il s'agissait du "worst poem I ever wrote, possibly the worst poem anyone ever wrote"

FOUQUELIN Antoine

In Auli Persii Flacci Satyras Commentarius, Ad Petrum Ramum, eloquentiae & philosophiae Regium Lutetiae professorem

Parisiis [Paris] Apud Andream Wechelum [André Wechel] 1555 in-4 vélin ivoire souple à rabats, titre manuscrit en long, traces d'attaches [Rel. de l'époque], avec pet. manques, mouillure marginale

1 f.bl., 4 ff.n.ch., 184 pp. (chiffrées par erreur 186) et 4 ff.n.ch. (index).Adams I, F 733. Edition originale de ce commentaire exhaustif des six Satires de Perse, dédié à son maître et ami, Pierre de La Ramée (1515-1572), alors lecteur en philosophie et éloquence au Collège Royal. André Wechel, imprimeur renommé qui succédait à son père, publiait d'ailleurs les deux auteurs.Ces commentaires de Fouquelin, publiés la même année que sa Rhetorique française dédiée à Marie royne d'Écosse qui en aurait été l'instigatrice, étudient l'œuvre de Perse d'un point de vue rhétorique, divisant le texte en courtes sections de quelques vers chacune, suivies de quelques pages de commentaires. Des en-têtes entre crochets éclairent les satires point par point et permettent d'expliquer les figures de style, mettant ainsi en pratique les méthodes d'analyse développées par Fouquelin et par ses pairs, Omer Talon (1510-1562) et Pierre de la Ramée. L'œuvre de Fouquelin, dont la Rhétorique était un des premiers ouvrages publiés en français, s'inscrit naturellement dans la perspective humaniste propre à la Renaissance qui verra se développer les langues vernaculaires.Nombreuses annotations manuscrites anciennes.Ex-libris manuscrits Geoffrenet de Fontblain et H. Caudan, sur la page de titre qui porte l'enseigne de Wechel, le Cheval volant

ALBUM - AQUARELLES - INDE

[Album de croquis et aquarelles réalisé en Inde]

1837-1838 petit in-folio oblong basane rouge, dos lisse orné de filets et fleurons à froid

10 pages ornées de croquis et aquarelles, certaines à pleine page. Album amateur comportant de charmantes scènes prises sur le vif et des vues de Pondichery et Karikal, datées au datées 1837 et 1838.Plusieurs sont accompagnées de légendes manuscrites:- Rade de Pondichéry (1837)- Passage des Panilles de la rivière de Cavery (1837)- Chauderie de Patchapoulé- Entrée du Gouvernement à Karikal (1838)- Tombeau de Nervy Madarsahib Marikar- Vue de la rue de la grande alvà - Prise de la porte du TanaUne branche d'arbre en fleurs à l'aquarelle et trois planches aquarellées sur papier papier fin de coquillages ou papillons ont été ajoutées à la fin de l'album.Noté au crayon sur la page de garde: Album du grand-père de Bonnemard (?)

ANGELIS Père Alexandre de

In Astrologos coniectores libri quinque. Secundo prodeunt ab Auctore multis Amanuensium erroribus liberatio, nouisq; exemplis illustrati

Romae Ex Typographia Bartholomaei Zannetti 1615 in-4 veau fauve, dos à nerfs orné, fleurdelysé, filets et roulettes dorés encadrant les plats entièrement recouverts d'un semis de grosses fleurs de lys dorées, tranches dorées [Rel. ancienne], habilement restaurée, piqûres éparses

12 ff.n.ch., 304 pp. et 12 ff.n.ch. Caillet I, 291. 3361. Rosenthal Bibliotheca Magica et Pneumatica 3361. Sommervogel I, 387. Deuxième édition, parue la même année que l'originale lyonnaise, de cet ouvrage entièrement consacré à l'astrologie et signalé par Caillet comme rare.Belle édition à deux colonnes, ornée de deux gravures dans le texte (aspects et domicile des planètes). Alexandre de Angelis (1542-1620), père Jésuite né à Spoleto en Ombrie, préfet des études au Collège romain, enseignait la philosophie et la théologie.Précieux exemplaire de la bibliothèque de Stanislas de Guaïta (1861-1897), avec son ex-libris collé sur le premier contreplat et la mention manuscrite en fin de volume : Collationné complet à Nancy 27 Xbre 1895. Guaita. Il figure sous le n° 15 du catalogue de la Bibliothèque occulte du fondateur avec Péladan de l’Ordre kabbalistique de la Rose-Croix. La richesse de sa bibliothèque, dont témoigne le catalogue préfacé par René Philipon, a été vantée par Maurice Barrès, son condisciple au lycée de Nancy (Un rénovateur de l'occultisme: Stanislas de Guaita, Chamuel, 1898)

Surtout

Surtout de Table de la Ville de Paris exécuté par Mrs Christofle et Cie d'après les dessins de Mr V. Baltard Membre de l'Institut et détruit dans l'Incendie de l'Hôtel de Ville en Mai 1871

[Paris] [1867-1872?] in-folio demi-chagrin rouge, dos à nerfs finement orné de filets, fleurons et rinceaux dorés, plats de percaline rouge encadrés de filets à froid, titre en lettres dorées sur le premier plat, entièrement monté sur onglets [Rel. de l'époque], très légers défauts à la reliure

Plan général dépliant de la table (en 3 volets avec croquis aquarellé et photo d'ensemble du surtout) et 37 photographies, le tout contrecollé sur papier fort et monté sur onglets. Les photographies sont accompagnées de légendes manuscrites.Précieux ensemble permettant de reconstituer le fastueux surtout de table de la Ville de Paris qui, sous le Second Empire, ornait les tables de la Galerie des Fêtes. Achevé dans sa totalité en 1867, il avait en effet disparu dans l'incendie qui ravagea l'Hôtel de Ville en mai 1871 au cours des combats de la Commune.L'ensemble, réalisé en métal doré et argenté, et en porcelaine pour les quatre grands vases, avait été commandé par le baron Haussmann à la Maison Christofle et à la Manufacture de Sèvres, fournisseurs de la cour impériale, la direction artistique du projet revenant à Victor Baltard, directeur du Service d'Architecture de la Ville. La plupart des artistes pressentis étaient grands prix de Rome: Jacques Maillet (auteur de l'allégorie de la Seine, du Maure et des Saisons), Georges Diéboldt (dont les cariatides, l'Industrie et le Commerce, la Science et l'Art, furent achevées par Maillet, La Science et l'Art), Charles Gumery (la Ville de Paris), Jules Thomas (l'Avenir, la Prudence), Mathurin Moreau (les Tritons), Pierre-Louis Rouillard (les chevaux marins) et le maître ornemaniste Auguste Madroux pour les jardinières, candélabres, corbeilles et les frises ornementales du socle.Cet "album", entièrement réalisé à la main, dont une variante avait été offerte en 1867, sans doute par la Maison Christofle, à la Bibliothèque du Conseil du nouvel Hôtel de Ville, semble n'exister qu'en quelques exemplaires conservés dans les archives de Christofle et à la Bibliothèque Forney (voir Claudia Kanowski Le Surtout de table de la Ville de Paris)

IMPRESSION SUR SOIE

[Christ aux outrages]

[Bavière XVIIIème siècle?] 24 x 33 cm épreuve sur taffetas de soie jaune, contrecollée sur papier fort, encadrée d'une dentelle de métal argenté

Belle gravure sur soie du XVIIIème, représentant une flagellation du Christ, prise dans un encadrement style rocaille composé de plusieurs cartouches avec réserve pour le texte, surmontant un joli paysage.Rare souvenir de pèlerinage au monastère Saint-Jean Baptiste de Steingaden (Bavière, Allemagne), représenté sur la gravure.Très bien conservé