Référence :322

Traduction d'un Fragment du XVIII. Livre de Polybe trouvé dans le monastère Ste Laure au Mont Athos, par le Comte d'Antraigues

ANTRAIGUES L.-A. de Launay, comte d'

in-8 couv. beige muette de l'époque, dérelié, dos manquant, petite réparation dans le blanc de la page [iii], conservé dans une boîte moderne de papier beige clair, titre en long sur pièce de maroquin noir

108 pp., plus pp. vii-viii pour l'Avis du traducteur in-fine.Monglond VI, 1391. Seconde édition, corrigée et augmentée.La première, anonyme, a paru en 1805 (in-8 de 80 pp.). Cette nouvelle édition comporte un avertissement du prétendu traducteur et un errata: ce feuillet, ch. [vii]-viii, a été placé à la fin de l'ouvrage.Violent pamphlet contre Napoléon Ier, qui se cache ici sous le nom de Nabis, ancien tyran de Sparte. "Une nation s'est élevée pour asservir l'univers ; elle a d'abord exercé ses forces sur tout ce qui l'environnait ; elle a vaincu ses voisins ; elle a donné à la servitude qu'elle leur impose le nom de paix, et depuis ce moment elle n'en connaît aucune autre" [p. 11].Personnage versatile et intrigant, le comte d'Antraigues [1753-1812] fut, de 1790 à 1812, l'un des principaux agents de renseignement de la coalition européenne contre la France et se spécialisa dans la contre-propagande. Il joua malgré lui un rôle-clef dans la dénonciation de Pichegru, qui permit à la majorité républicaine du Directoire de réaliser le coup d'ÉTAT du 18 fructidor an V (4 septembre 1797). Sous le Consulat et l'Empire, Antraigues, au service de la Russie, constitua des réseaux de renseignement depuis l'Autriche, Dresde et l'Angleterre. "Sa femme et lui moururent assassinés dans leur maison de Barnes-Terrace, près de Londres, le 22 juillet 1812. L'assassin, un Piémontais déserteur de l'armée française, se suicida. On se perd en conjecture sur celui ou ceux qui avaient armé son bras: Louis XVIII, furieux de la révélation du complot de Pichegru ? La Russie ? L'Autriche ? Ou encore Napoléon qui continuait à considérer d'Antraigues comme l'un de ses pires ennemis ? L'assassinat du comte et de la comtesse d'Antraigues reste un mystère qu'il sera difficile d'éclaircir". Cf. J. Godechot, in: Dictionnaire Napoléon, p. 100-101

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