Référence :31220

Ensemble de 2 lettres autographes signées, l'une au docteur Roulin et l'autre à l'historien Charles Read

JULIEN Stanislas

S.l. 5 mai et "ce mercredi" [ca. 1850] 2 pp. in-8 1 adresse. On joint 1 faux-titre et un titre imprimés comportant chacun un envoi de Julien, et 1 feuillet de calligraphie chinoise accompagné de sa traduction

Auteur de nombreux ouvrages sur la Chine, Stanislas Julien (1799-1873) était titulaire de la chaire de langue et de littérature chinoises et tartare-mandchoues au Collège de France, où il avait succédé à Abel Rémusat en 1832. Il était aussi membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres depuis 1833. La première lettre, adressée au médecin, naturaliste et voyageur Désiré Roulin (1796-1874), concerne la recherche d'un mot grec : "J'ai trouvé dans le dict. grec d'Henry Estienne (édit. de Didot) la solution de votre difficulté…". Suivent deux citations grecques et la conclusion : "Ainsi le mot cherché est bien aidoion". Après son voyage en Amérique du Sud (1821-1828), Roulin se consacra aux travaux scientifiques issus de ses observations, et, bibliothécaire de l'Institut, il publia un grand nombre d'articles dans les revues de l'époque. En 1865, il fut élu membre libre de l'Académie des sciences. La seconde est destinée à l'historien et avocat Charles Read (1819-1898); elle est relative à une demande d'autorisation d'emprunter des livres : "Je regrette de vous dire que, malgré mes instances, le Conservatoire a persisté dans son refus, en se fondant sur un article du règlement qui est absolu, & exige péremptoirement que le requérant ait publié quelque ouvrage connu. Plusieurs membres ayant appris que vous aviez l'avantage d'être le gendre de M. Cordier, ont fait observer que vous pourriez emprunter sous son nom les livres dont vous avez besoin, en vous munissant pour la première fois d'une lettre où il vous autorisera à signer pour lui…". Président-fondateur de la Société de l'histoire du protestantisme français, Charles Read avait épousé, en 1844, Fanny Cordier, l'une des filles du géologue Louis Cordier (1777-1861), professeur à l'École des Mines et au Muséum d'histoire naturelle. Pièces jointes : - Blanche et bleue, ou les deux couleuvres-fées; roman chinois traduit par Stanislas Julien. Paris, Charles Gosselin, 1834, 1 p. in-8. Couverture seule du livre, sur papier jaune, comportant un envoi de l'auteur : "A Monsieur B. Duprat, témoignage d'amitié. St. Julien". - Résumé des principaux traités chinois sur la culture des mûriers et l'éducation des vers à soie. [Paris, 1837], 1 p. in-8. Faux-titre seul, comportant un envoi : "A M. Benjamin Duprat, offert par le traducteur. Stanislas Julien". - Une page manuscrite de calligraphie chinoise (24,9 x 19,6 cm) comportant 17 idéogrammes écrits à l'encre noire sur trois colonnes. Elle est accompagnée d'une note au crayon donnant la traduction du texteCurieux ensemble concernant le célèbre orientaliste

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