Référence :27189

Voyage au golfe de Californie. Grands courants de la mer. Courants généraux atmosphériques. Usages de la vie maritime. Tempêtes vers le Pôle Austral. Poissons et oiseaux de la mer. Description de la Sonora et de ses richesses minérales. De la basse Californie, ses volcans, ses produits. Pêche des perles. La chaîne des cordillères, ses forêts. Nuits de la zone torride (…) Accompagné d'une carte de la Sonora, dressée par M. V.A. Malte-Brun

COMBIER Cyprien

Paris Arthus Bertrand [1864] in-8 demi-chagrin noir, dos à nerfs orné de fleurons dorés [Rel. de l'époque], lég. frottée, qqs rouss. éparses

2 ff.n.ch., pp. [v] à xvi, 544 pp., 1 carte repliée hors texte coloriée.Sabin 14925. Monaghan 461. Hill 59-60. Barrett 555. Howell, Cat. California, II, 390: "Combier touched at La Paz, Loreto, and the Isla de Carmen. He provides abundant information about the products, geology, and geography of Sonora". Numa Broc p. 85. Édition originale."Dès l'âge de vingt-deux ans, C. Combier est employé à San Luis Potosí dans une maison de commerce qui débite des produits français. En 1828, il se met à son compte, s'associe à plusieurs hommes d'affaires pour prospecter de nouveaux marchés, mais pour cela, doit se réapprovisionner en Europe". Le 31 décembre 1828, il part du Havre à bord d'un bateau chargé de marchandises. "La Félicie fait route vers la Basse-Californie par le cap Horn, Juan Fernandez et, après des escales à Acapulco, San Blas et Mazatlán, atteint Guaymas dans le golfe de Californie. Bien accueilli par les autorités et la population, Combier écoule facilement les marchandises. Laissant bientôt son magasin à son jeune frère, il parcourt le Sonora et le Sinaloa à la recherche de nouveaux clients. On le rencontre à Hermosillo, à Buenavista, à Alamos, multipliant les observations sur les richesses minières de ces régions, sur leur histoire naturelle et leurs aspects géographiques. Heureusement, au cours de cette année 1829, les Apaches et les Comanches sont en paix avec le Mexique ! Le 20 janvier 1830, Combier part pour Valparaiso afin de renouveler ses stocks. Le grand port chilien mal abrité est rempli de navires de guerre anglais et nord-américains. En avril, il retrouve la Félicie qui le ramène à Guaymas (10 juin) où l'accueillent son frère et ses amis. En juillet, il liquide ses affaires dans cette ville et s'embarque pour La Paz (presqu'île de Californie) qu'enrichissent les mines, la pêche et les perles. A Mazatlán, il prend le chemin de terre qui, par Durango, Zacatecas et San Luis Potosí, le conduit à Mexico (5 octobre 1830). La capitale, depuis le dernier passage de Combier, a beaucoup changé. On y rencontre beaucoup plus d'étrangers, une plus grande activité commerciale, de véritables hôtels à l'européenne et on remarque une moindre influence de la religion. De bonnes diligences conduisent le voyageur à Vera Cruz en passant par Cholula, Puebla, Orizaba et Jalapa. Le port de Vera Cruz connaît une animation considérable malgré son climat détestable et ses fièvres (le terrible vomito…) Les Espagnols viennent à peine d'évacuer la forteresse de San Juan de Ulloa, reconnaissant ainsi l'indépendance mexicaine. Après un bref séjour à New York où la nouvelle de la révolution parisienne de jullet 1830 a été accueillie avec enthousiasme, Combier retrouve les quais du Havre le 30 décembre 1830. Il a parcouru en trois ans quelque douze mille lieues". Cf. Numa Broc

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