Référence :23324

Memorias sobre [la vida y muerte de] XXVII venerables siervos de Dios, que en los años mil ochociontos [sic] treinta y ocho, treinta y nueve y cuarenta murieron por la Religion catolica en el Vicariato Apostolico, del Tun Kin Oriental

MANUSCRIT - MARTI Fray Domingo

[Nam An 1841] petit in-4 de 6 ff. n. ch., 2 ff. n. ch. blancs et 117 ff.n.ch. (paginés avec erreurs) basane granitée, double filet à froid encadrant les plats, dos orné de roulettes et filets dorés, pièce de titre brune, tranches ébarbées (Victorio Arias, relieur à Madrid)

Précieuse copie manuscrite du célèbre mémoire resté inédit du père dominicain espagnol Domingo Marti (1811-1852), haut missionnaire et vicaire apostolique au Viet Nam, rédigé dans ces contrées en 1841, contenant la biographie et le récit des circonstances de la mort violente des vingt-sept martyrs catholiques victimes de la répression de l’empereur Minh-Mang, le « Néron de l’Indochine ». Ces faits constituent l’une des pages les plus sombres de l’histoire moderne du Viet Nam, et l’une des plus douloureuses de la présence occidentale dans ce pays.Ce document contient aussi des précieux renseignements sur les mœurs, les us et coutumes des vietnamiens, des détails sur leur système de justice et sur leur mentalité. Dépassant le cadre historico-religieux, ce manuscrit livre une foule de détails sur les stratégies politiques de Minh Mang face aux occidentaux et sur les luttes intestines entre le pouvoir impérial, le mandarinat, les seigneurs et la population.Notre exemplaire semble être celui cité par Palau y Dulcet, qui est décrit comme ayant « 250 pages » ; collationnement rigoureusement identique au présent manuscrit.Manuscrit établi dans les missions espagnoles du Viet Nam en 1841 et resté longtemps sur place dans la Maison des Dominicains du Tonkin Oriental. Parfaitement lisible, il a été rédigé à l’encre noire sur papier fin de Chine. L’introduction porte la signature autographe et le paraphe de l’auteur, le père Domingo Marti, ainsi que quelques corrections autographes de cet illustre prélat. Titre encadré d’un double filet gras et maigre et orné d’un fleuron allongé dessiné à la plume.Pour la rédaction de cet ouvrage le père Marti eut accès à des informations de première main livrées par des témoins oculaires et des documents originaux conservés dans les archives de son diocèse, outre les événements qu’il put constater lui-même. Dans ce vaste travail l’auteur présente tout ce qu’il a rigoureusement contrôlé et documenté, et il a soumis à des examens scrupuleux et dignes de la plus grande véracité tous les faits avancés. Il donne en guise d’introduction un précis sur l’histoire des missionnaires et des martyrs du Tonkin depuis 1627 jusqu’aux martyrs de 1837-1840.Le manuscrit contient la vie, la passion et le martyre des bienheureux, avec des renseignements biographiques très intéressants, classés comme suit : – Agustin Huy, soldat chrétien, scié par le milieu du corps le 13 juin 1839. – Nicolas Thé, soldat chrétien scié par le milieu du corps le 13 juin 1839. – Domingo Dat, soldat chrétien, étranglé le 18 juillet 1839. – Ignacio Delgado, espagnol, évêque de Mellipotamie, vicaire apostolique du Tonkin oriental, meurt en prison le 12 juillet 1838. – Domingo Henares, espagnol, évêque de Fesseite, décapité le 25 juin 1838. – Vincente Do Yen, prêtre, décapité le 30 juin 1838. – Francisco Chiêu, catéchiste, décapité le 25 juin 1838. – José Fernandez, dominicain espagnol, décapité le 24 juillet 1838. – Pedro Juan ou Thuan, prêtre, mort en prison le 15 juillet 1838. – José Uyên ou Nguyen Dinh Upen, catéchiste, mort le 4 juillet 1838. – Bernardo Duê, prêtre, décapité le 1er août 1838. – Domingo Hânh, dit Diêu, dominicain, décapité le 1er août 1838. – José Dang Dinh (Nien) Vien, prêtre, décapité le 21 août 1838.– Pedro Tu ou Thi, prêtre, et six de ses compagnons, dont François -Xavier Ha Thong Mâu, catéchiste, Domingo Bui Van Uy, catéchiste, Agustin Nguyen Van Moi, laïc, Esteban Nguyen Van Vinti, laïc, Tomas Nguyen Van Du ou Dé, tailleur, tous décapités le 19 décembre 1839. – Domingo Tuoc, prêtre, assassiné le 2 avril 1839. – Francisco Tomas Du, prêtre, décapité le 26 novembre 1839. – Domingo Nguyen Van (Doan) Xuyen, prêtre, décapité le 26 novembre 1839. – Agustin Dien, catéchiste, égorgé, en novembre (?) 1839. – José Do Quang Hien ou Haon, prêtre, décapité le 9 mai 1840, frère d’Antonio Nguyen Huu Nam Quynh, laïc, décapité le 10 juillet 1840.– Tomas Toan ou Thieu, catéchiste, mort le 27 juin 1840. – Domingo Trach Doai, prêtre, décapité le 18 septembre 1840. – Un enfant, fils d’Augustin Huy, étranglé en juin 1838.Ces bienheureux font partie d’un groupe de soixante-quatre martyrs morts entre 1798 et 1853, béatifiés le 27 mai 1900 par le pape Léon XIII. Ils constituent le groupe de cent-dix-sept martyrs du Viet Nam canonisés par le pape Jean-Paul II le 19 juin 1988.Parmi ces bienheureux, on comptait dix prêtres français des Missions étrangères de Paris, onze dominicains espagnols, quatorze religieuses, et le plus lourd tribut payé par quatre-vingt-seize vietnamiens.Le père Domingo Marti, frère de l’Ordre des Prêcheurs en 1827, est né à Morella (Castellon de la Plana), en Espagne, en 1811. Le 14 mai 1828, en compagnie de dix-sept autres frères, il part de Cadiz à bord de la frégate « Socorro » vers Manille, où il débarque le 24 octobre de la même année. Nommé prêtre en 1834, il est envoyé en 1837 à Cagayan, aux Philippines, puis la même année au Viet Nam. Le pape Grégoire XVI signa un bref pour sa nomination de vicaire apostolique en 1845, fait effectif sous le pontificat du pape Pie IX, en 1847. Monseigneur Marti est ensuite promu à la Mission du Tonkin Central, au Viet Nam, puis la même année il prend le titre d’évêque titulaire de Tricomia (Palestine). C’est en 1848, en qualité de vicaire apostolique du Tonkin Central, au Viet Nam, qu’il essuya les très violentes persécutions contre les catholiques de la part des autorités vietnamiennes. Le père Marti, dit Dua Thay Gia en tonkinois, est mort à Hong Kong dans la Maison de missionnaires français ad exteros lors de son retour vers Manille le 26 août 1852. Il est auteur de quelques ouvrages et rapports épistolaires sur les martyrs massacrés en Extrême-Orient, dont le plus important est Memorias sobre XXVII venerables siervos de Dios, que en los años mil ochociontos [sic] treinta y ocho, treinta y nueve y cuarenta murieron por la Religion catolica en el Vicariato Apostolico, del Tun Kin Oriental, rédigés en 1841 et restés manuscrits. Le père Marti rédigea aussi un Año Cristiano en langue tonkinoise, avec les vies des saints de son ordre, resté également inédit.Histoire et politique du Viet NamCet ouvrage sur les martyrs du Tonkin s’inscrit dans une longue lignée d’événements historiques et socioculturels du Viet Nam. Le Tonkin a été sous domination chinoise depuis les débuts du premier millénaire jusqu’à l’année 939, date à laquelle le général Ngô Quyên (897-944) prend le pouvoir devenant le premier roi du Viet Nam, libérant en même temps son pays de la domination chinoise et fondant la dynastie Ngô. Le pays sera gouverné par des vice-rois en permanente guerre fratricide, les Douze Seigneurs, depuis la mort de Ngô Quyên en 944, jusqu’à l’année 968, date à partir de laquelle le Viet Nam sera gouverné par Dinh Bô Linh, le premier empereur du Dai Cô Viêt, l’ancêtre du Viet Nam. Cet empereur, au trône de 968 jusqu’à son assassinat en 979, est le fondateur de la dynastie des Dinh. De 980 à 1009, le pouvoir est contrôlé par la dynastie Lê antérieure, les Nhà Tiên Lê, célèbres pour avoir mis en échec l’invasion chinoise des Song. Trois dynasties vernaculaires, la Lê antérieure, la Ly et la Tran, garderont le pouvoir jusqu’au commencement du XVe siècle. Les chinois reprirent à nouveau le pouvoir pour une période brève. Issu de la dynastie Lê postérieure, qui donnera une succession de rois de 1428 à 1788, avec quelques interruptions, Soï, chef du parti national, après une longue guerre de dix ans qui coûta la vie à 300 000 chinois, selon les sources, obtint une indépendance relative pour son pays, néanmoins il est contraint de verser un tribut en fruits payé tous les trois ans. En 1523, Lê Du détrône son beau-père, le roi Coung Hoan, et inaugure la dynastie des Mac. Les horribles exactions du fils et successeur de celui-ci permit aux partisans des Lê d’asseoir un membre de cette dynastie sur le trône. Le clan des Mac se replia avec ses roitelets sur le petit royaume de Cao Bang, dans les montagnes au nord du Tonkin. Les Lê et leur famille vont régner sur le Tonkin quasiment jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, avec une autorité relative car le pouvoir était entre les mains de la famille Trinh, qui donnait les Chua ou Seigneurs, vrais Maires du palais. Parallèlement, et dès le XVIe siècle, des déportés politiques du Tonkin en Annam prirent leur indépendance et formèrent sous la direction de la famille Nguyên le royaume de Cochinchine, qui comprenait les provinces de ce nom, le Cambodge et l’Annam à l’Est. Le pouvoir du Tonkin prit acte des faits moyennant une suzeraineté nominale. À la fin du XVIIIe siècle, la révolte des montagnards des contrées occidentales du Tonkin, sous le nom de Tay Son, déclarèrent la guerre aux Lê et aux Nguyên. Le dernier des Trinh ou Maires du palais, ne contrôlant plus la situation, se suicida, et le dernier des Lê s’enfuit en Chine où il disparut. Nguyên Phuc Anh, rejeton de Nguyen Phuc Luan, dernier roi de Cochinchine, se cacha dans les montagnes après que toute sa famille fut exterminée, où il connut la misère et la faim. Le rétablissement de cette dynastie sur le trône de la Cochinchine fut possible grâce à l’intervention providentielle de son vicaire apostolique, Monseigneur Pierre Pigneau de Behaine (1741-1799), qui prêta secours au jeune prince et qui emmena plus tard un fils de celui-ci à Versailles, Nguyên Phuc Canh, pour demander de l’argent et des hommes à la France. Le clan Tay Son fut chassé du trône et Nguyên Phuc Anh (1762-1820) reconquit son royaume et celui du Tonkin, devenant le fondateur de la dynastie impériale des Nguyên et le réunificateur du Viet Nam. Prenant le nom de Gia Long il fut proclamé empereur d’Annam le 31 mai 1802. Durant son règne, il donna de très nombreuses marques de reconnaissance à l’Église catholique et à Monseigneur Pigneau de Béhaine – grâce à qui il avait pu monter sur le trône – et le recommanda vivement à son fils Minh Mang, connu plus tard sous le nom de « Néron de l’Indochine ». C’est ce même Minh Mang, qui oubliant la gratitude paternelle, se transforme en sombre et féroce persécuteur des chrétiens jusqu’à la fin de son règne en 1841. Son successeur fut son fils aîné, Thiêu Tri, qui règne de 1841 jusqu’à sa mort en 1847 ; puis son petit-fils, Tu-Duc, au trône de 1847 à sa mort en 1883. Ils ont tous été les « adversaires ombrageux, impitoyables, de la propagande catholique » (H. Gautier). Puis vint l’empereur Duc Duc, le cinquième souverain de la dynastie des Nguyên, qui ne règne que trois jours, du 20 au 23 juillet 1883. Il fut suivi enfin par Hiêp Hoà, sixième empereur issu de la dynastie des Nguyên, qui règne de juillet à novembre 1883, assistant impuissant à la défaite de son pays face à la marine française lors de la bataille de Thuan An, le 20 août 1883. Signataire cinq jours plus tard du traité de Hué, qui faisait du Viet Nam un protectorat de la France. Hiêp Hoà acculé, se suicide le 29 novembre 1883.Évangélisation du Viet NamLa première mission des Jésuites en Cochinchine fut établie par le père Francesco Buzomi, de Naples, qui en compagnie du père portugais Diego Carvalho, mis le cap depuis Macao et arriva le 18 janvier 1615 à Da Nang, le cœur plein « de la belle espérance qu’on pouvait avoir de convertir ce royaume ». Dès leur arrivée, ils préparèrent et baptisèrent dix catéchumènes, ce qui conforta les missionnaires dans l’espoir de convertir les populations de ce grand royaume.Le premier Jésuite qui entra au Tonkin fut le père Antonio Marquez en 1626, suivi dès l’année suivante par le père Alexandre de Rhodes, d’Avignon. Le roi Vin Tho leur concéda la liberté de prêcher le christianisme dans ses États et de bâtir une église dans la capitale, qui profitait de l’acceptation des mandarins. Rapidement, les bonzes et les courtisans voyant le succès de la religion nouvelle demandèrent l’expulsion des missionnaires. Le père de Rhodes connut le même sort en Cochinchine, et alla ensuite à Rome pour soumettre à la Curie son idéal apostolique pour les peuples de l’Extrême-Orient. Il se rendit ensuite en France avec l’objet de trouver des ressources pour les missions ; il prêcha et fit des conférences à Paris auprès des étudiants en droit et en médecine communicant avec succès son zèle évangélisateur. C’est de ces conférences et de cet auditoire qu’est née la « Congrégation des Missions Etrangères ». C’est de là qu’est issu François Pallu, nommé par le pape Alexandre VII vicaire apostolique du Tonkin en 1658. Celui-ci arriva à Siam en 1664, sans jamais atteindre le Tonkin, nonobstant le père Pallu prépara plusieurs Annamites au sacerdoce. Les dominicains des Philippines, accompagnés d’autres missionnaires, commencèrent à nouveau l’évangélisation du Tonkin, encore sans succès, car au terme de trois ans ils furent arrêtés, cangue au cou et expulsés. Seul le père Juan de Santa Cruz, en se cachant, continua l’évangélisation jusqu’en 1681 où le père milanais Raimondo Lezoli vint lui prêter main forte avec sa foi et ses connaissances en médecine, ce qui s’avéra fort utile dans ces contrées. Par la suite, il sera le premier évêque dominicain au Tonkin. Durant douze ans ils furent les seuls missionnaires dominicains au Tonkin bâtissant soixante-dix chapelles et baptisant plus de 18 000 personnes. À partir de 1693, de nombreux évangélisateurs vont venir au Tonkin gagnant à la foi chrétienne plus de 20 000 fidèles en 1701 et plus de 60 000 en 1750.La Congrégation de Propaganda Fide, dans un décret du 1er août 1757, stipule que la moitié du Tonkin, à l’orient du fleuve Rouge, serait confié aux dominicains, dont le vicaire apostolique de cette Mission serait le père Santiago Hernandez. Nommé en 1758, il est arrivé au Tonkin le 12 mars 1763. À cette époque, on trouve au Tonkin des missionnaires Dominicains, Jésuites, Franciscains, Récollets et des Pères des Missions Étrangères.Contexte politique et religieux du massacre des MartyrsCe fut le zèle du mandarin Trinh Quang Khanh, surnommé le « Boucher des missionnaires », gouverneur de la province de Nam Dinh depuis 1836, qui désireux de plaire servilement à l’empereur, n’accepta pas les critiques qu’il essuya sur la pratique de la religion catholique dans sa province lors d’une visite qu’il fit au roi à Hué, siège du pouvoir impérial, en novembre 1837. Au retour dans sa province une véritable chasse à l’homme commença, on chercha partout les missionnaires, notamment les européens, avec l’aide d’espions et de soldats. Tous les lieux et les objets de culte furent saisis et confisqués, brûlés ou saccagés. Le père « indigène » Joseph Viên prit un émissaire parmi ses catéchistes locaux pour faire parvenir quelques lettres au vicaire et à cinq autres religieux. Lorsque celui-ci traversait le village de Rem Bon, en proie aux profondes rivalités entre chrétiens et païens il fut reconnu comme catholique et traduit devant un tribunal. En effet une querelle s’était élevée entre ces villageois et les chrétiens à cause d’une sorte d’impôt ou quote-part que ces derniers devaient verser pour le service du culte païen. Les chrétiens avaient obtenu gains de cause dans un procès et étaient exempts de cet impôt, selon aussi un accord avec l’ensemble des autorités locales. Malgré les démarches entreprises pour libérer le catéchiste et son compagnon, en allant même jusqu’à soudoyer la soldatesque, les catholiques avec l’aide d’intermédiaires ne purent rien obtenir. Un chantage fut opéré par les locaux : ils exigeaient que les chrétiens de leur village renonçassent à l’ancien accord les exonérant de payer le tribut au culte païen. Devant le refus des catholiques, ils remirent leurs prisonniers et les lettres ayant soulevé ce litige au mandarin principal le 19 avril 1838 de sorte à pouvoir continuer à instruire le procès. Après un interrogatoire infructueux, les mandarins conclurent qu’il fallait bruler les lettres sans en faire part au roi, car dans les rapports qu’ils adressaient à l’administration royale ils assuraient que la situation dans leurs provinces était sous contrôle, et que les missionnaires européens étaient retournés dans leurs pays. Le mandarin principal voulant sauver sa tête passa outre la volonté de ses pairs de moindre pouvoir et le 13 mai 1838 il envoya les lettres et les rapports des déclarations à l’empereur. Ces lettres, destinées a des Européens et à des Tonkinois, ne contenaient aucun mot vexatoire contre quiconque, encore moins contre le roi. Elles servirent cependant de prétexte pour aggraver la situation et Trinh Quang Khanh consacra toute son énergie à la persécution des missionnaires et à l’éradication de la religion catholique. Le 25 mai 1838 arriva un rescrit impérial menaçant les mandarins de la privation de tous leurs droits et d’encourir le sort et les châtiments réservés aux catholiques s’ils ne prenaient pas tous les pères européens et tonkinois. Pour l’exécution de ce commandement, huit mille soldats furent mis à la disposition des mandarins pour capturer en moins d’un mois tous ces malheureux religieux et les sommer de piétiner la croix et les saintes images. Un mandarin ad hoc, Lê Van Duc, fut nommé le 2 juin 1838, porteur des instructions royales dans ce sens.Sobre reliure espagnole de Victorio Arias. Le relieur madrilène Victorio Arias y Lopez Izquierdo (1856-1935) ouvrit son atelier en 1885, après avoir fait son apprentissage chez Antonio Gil, Miguel Ginesta et Carlos Garcia. Il eut plusieurs adresses successivement, dont la dernière fut celle de la rue Mayor, n° 76, où il exécuta la reliure de ce manuscrit. Arias a travaillé pour la Maison royale ainsi que pour plusieurs bibliophiles et libraires espagnols. Ex libris manuscrit de l’époque sur le titre : « Ex Libris Ordin[nis] Praed[icatoris] Tunk[inensis] Or[ienta]lis » et cachet de la « Biblioteca del Colegio de Santo Tomas de Avila » du début du XXe siècle

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