Référence :21069

Mémoires de Billaud-Varennes, ex-conventionnel, écrits au Port-au-Prince en 1818, contenant la relation de ses voyages et aventures dans le Mexique, depuis 1805 jusqu'en 1817; avec des notes historiques et un précis de l'insurrection américaine, depuis son origine jusqu'en 1820; par M*******

BILLAUD-VARENNES

2 vol. in-8 br. couv. muettes, papier à la colle bleu et rouge, traces d'étiquettes de titre aux dos, rares et légères rouss

1) 2 ff.n.ch., 228 pp. - 2) 2 ff.n.ch., iv, 211 pp.Manque à Polak. Sabin, 5390. Édition originale.Accusé de révolte contre la Convention, Billaud-Varennes est condamné à la déportation en 1795, envoyé à Cayenne, puis amnistié. Obligé de fuir la colonie en 1816, il se réfugie à Port-au-Prince, où il devient secrétaire de Pétion, président de la république d'Haïti. Ces mémoires, que certains tiennent pour apocryphes (Quérard, France Littéraire), concernent le Mexique entre 1805 et 1817.Jacques Nicolas Billaud-Varenne, (1756-1819), dit « le Tigre » en raison d'une perruque de cette couleur qu'il aimait porter. Il fut un des principaux responsables de la Terreur et contribua à organiser le gouvernement révolutionnaire.Élu Député de Paris à la Convention par le département de la Seine, il vote la mort de Louis XVI (20 janvier 1793), et siège aux côtés des Montagnards. Il demande en juin 1793 la mise en accusation des députés girondins. Entré au Comité de salut public en septembre 1793, il est chargé de la correspondance avec les représentants en mission. Il fait voter la Loi du 4 décembre 1793.Le 27 juillet 1794 (9 thermidor an II), il participe à la chute de Maximilien de Robespierre. Il est par la suite souvent attaqué comme « terroriste ». Arrêté le 2 mars 1795, il est condamné à la déportation avec Jean-Marie Collot d'Herbois, et envoyé en Guyane. Après le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), Napoléon Bonaparte lui accorde la grâce, qu'il refuse. Sur la fin de sa vie, il s'installe à Haïti ; il meurt à Port-au-Prince

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