Référence :20302

Speculum Sacro-Medicum Octogonum. In quo Medicina octo ex Angulis, veluti totidem fontibus à primo & in primum salientibus, Sacra repraesentatur. Praefixa Appendice gemina, tanquam vitta Speculum aequilibratersuspensura

BALDIT Michel

Lugduni [À Lyon] Apud Danielem Gayet [Chez Daniel Gayet] 1666 petit in-8 (10 x 16,3 cm) maroquin rouge, dos à nerfs orné, filets et roulette dorés encadrant les plats, large rosace dorée aux petits fers et au pointillé recouvrant les plats, tranches dorées [Rel. de l'époque], très lég. rest. en pied du dos, 3 cahiers jaunis, pp. 243-45 collées

331 pp. et 1 f.n.ch.Caillet, 661. Les Livres anciens de Médecine et de pharmacie, cat. de la bibl. de Toulouse, n°124. Édition originale de cet "ouvrage de haute mystique" (Caillet). Elle est ornée, au verso du titre, des armoiries gravées du dédicataire de l'ouvrage, Hyacinthe Serroni, évêque de Mende puis archevêque d'Albi, ainsi que d'une curieuse figure gravée à pleine page représentant le Speculum Sacro-Medicum Octogonum, miroir de la médecine dont les huit faces se trouvent révélées dans l'ouvrage. Il envisage en effet la médecine dans ses rapports avec les forces occultes et sacrées. Les huit parties évoquent les mystères du corps, la signification secrète de ses différentes fonctions et maladies, les rituels magiques et les interventions du démon, le rôle de l'astrologie, etc. L'auteur cite à l'appui de ses conceptions de nombreux philosophes et médecins, notamment arabes, ainsi que des exemples souvent tirés de l'histoire des peuples étrangers. Hildegarde de Bingen, Élisabeth de Hongrie, Catherine de Sienne sont évoquées en fin de volume, dans un chapitre consacré aux femmes ayant exercé la médecine.Docteur en médecine de l'Université de Montpellier, né à Mende en Gévaudan, Michel Baldit exerça dans cette ville avec beaucoup de distinction. Il fut le premier qui fit connaître les vertus et les cures merveilleuses des eaux thermales de Bagnols, dans L'Hydrotermopotie des nymphes de Bagnols, en Gévaudan…, 1 vol. in-12, Lyon, 1651. (Dict. Mayeul Chaudon) Ex-libris manuscrit, en partie effacé, sur la page de titre.La reliure de l'époque, aux petits fers et pointillé, discrètement parsemée de petites fleurs de lys, est richement ornementée, dans le style de Le Gascon, dont l'atelier avait disparu depuis 1653. Gumuchian, dans son Catalogue de reliures (pl. LXI, n°148) reproduit une reliure présentant plusieurs fers identiques à ceux-ci, en particulier la double tête d'aigle couronnée aux angles. Cette reliure est peut-être d'un atelier lyonnais.Intéressant spécimen de reliure

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