Référence :12389

De Sinensium ritibus politicis acta. Seu R.P. Francisci Brancati, Sociétatis Jesu, Apud Sinas per annos 34. Missionarii, responsio apologetica Ad R.P. Dominicum Navarrete Ordinis Praedicatorum

BRANCATI Le Père Francesco

Paris Nicolas Pépie 1700 2 parties en 1 vol. in-12 bas. brune, dos à nerfs rehaussés de frises dorées, caissons ornés de fleurons, pièce de titre rouge, roul. sur les coupes, tr. mouch. de rouge [Rel. de l'époque]

1) 16 ff.n.ch., 228 pp. mal ch. 328(la pag. saute sans lacune de 168 à 269). - 2) 333 pp., 1 f.n.ch. de table.Sommervogel II, 82. Pfister I, 229, n° 8. "Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques" X, 395-396. Édition originale.Ouvrage important, dans lequel le Père Brancati, jésuite, intervient à titre posthume dans la fameuse querelle des rites chinois. Dans le Testimonium de cultu sinensi datum anno 1668, il est dit que le Père Brancati avait recueilli les témoignages tirés des ouvrages chinois et les avait traduits. "Le P. Navarrete regretta de n'avoir pas connu plus tôt la manière de prêcher l'Evangile que défendait le P. Brancati (…) En tête il y a une notice biographique sur l'auteur" [Pfister].Francesco Brancati (Palerme 1607 - Canton 1671), entré dans la Compagnie le 15 août 1623, "partit pour les missions en 1635 avec le P. Marcel Mastrilli, le futur martyr de Nagasaki. Pendant toute sa vie de missionnaire au Kiang-Nan, il travailla avec fruits dans les chrétientés situées au bord de la mer. En 1639, il baptisait avec le P. Gravina 1124 idolâtres et plus de 1240 l'année suivante. La tradition conservée dans l'île Tch'ong-ming place en 1639 son premier voyage dans cette île où l'avait appelé Siu-K'-I-Yuen, fameux médecin chinois qu'il avait baptisé l'année précédente à Shangaï. On lui doit l'épitaphe latine et l'éloge funèbre du célèbre docteur Paul Siu Ko-lao, mort en 1633 et dont l'enterrement solennel à Shangaï, sa patrie, eut lieu en 1641. Il pouvait écrire au P. Goswin Nickel qu'il n'y avait pas d'année où il ne baptisât 2.000, 3.000 ou même 4.000 infidèles (Bartoli, Cina, p. 1150). Au début de la persécution, en 1665, on comptait soixante-six églises et plus de 50.000 chrétiens dans la préfecture de Song-Kiang et, à la mort du missionnaire, quatre-vingt-dix temples et quarante-cinq oratoires. Longtemps supérieur de la résidence de Shangaï, il jouissait d'un grand crédit chez les lettrés, grâce à ses rapports avec les descendants du docteur Paul Siu. Il avait organisé ses ouailles en confréries groupées en six congrégations (…) Ces groupements n'assuraient pas seulement la constance des fidèles, ils étaient en même temps un puissant moyen d'apostolat laïque. Lors de la persécution de 1665, il dut, malgré la protection des mandarins du Kiang-Nan, partir pour Pékin et fut exilé à Canton. Il mourut au moment où, une sentence de libération étant intervenue, il se préparait à regagner Shangaï. Il comoposa en chinois plusieurs petits traités pour l'instruction religieuse des fidèles". Cf. Dict. d'hist. et de géogr. ecclésiastiques, loc. cit.Très bon exemplaire en reliure d'époque

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